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Motorhead - Zenith à Toulouse (05-05-2007)
par Olga

Venu défendre son 23ème album, "Kiss Of Death", l'indétrônable Motörhead a entamé depuis quelques jours une tournée française qui s'annonce comme une véritable petite bombe à tous points de vue.
"We're Motörhead and we're playing fuckin' rock n' roll !", ça faisait bien une bonne dizaine d'années que Lemmy et sa bande n'avait pas posé leurs amplis du côté de Toulouse (le dernier concert du groupe dans la ville rose doit remonter vers 1994/1995, c'était au Confluent, je crois…). Mais en ce 25 mai 2007, la légende du rock n' roll est belle bien là pour sa 4ème date française au Zénith de Toulouse et visiblement en grande forme…


…mais pour l'heure ce sont les allemands de Skew Siskin qui investissent les planches. Mené de main de maître par la délicieuse rock n' roll woman, Nina C. Alice, le groupe va vite prendre ses marques sur la scène toulousaine et conquérir rapidement un public chauffé à blanc par le son de nos amis teutons. Et pour cause ! Skew Siskin semble avoir été bercé dès ses débuts par les douces mélodies du père Lemmy (le bassiste de Motörhead a même pris sous son aile le quatuor allemand - comme il l'avait fait pour Girlschool dans les 80's - et a participé à quelques uns de leurs titres comme sur la compilation "St Valentine's Day Massacre" sorti sur le label français Bad Reputation). Evoluant dans un métal teinté de rock n' roll rentre dedans, Skew Siskin brille avant tout par le talent vocal de Nina C. Alice qui n'est pas sans rappeler le timbre de voix éraillé et gouailleur de feu Bon Scott. C'est sûr, la recette du groupe n'est pas taillée dans la finesse : gros riffs, grosses rythmiques et une énergie incroyable. Un son qui ne mange pas de pain mais qui est d'une efficacité redoutable pour la plus grande joie de l'assemblée venue en masse ce soir. Après environ 45 minutes d'un rock crasseux aux accents "Motörheadiens", Skew Siskin terminera en beauté par le morceau qui l'a rendu populaire, "If The Walls Could Talk" durant lequel la délicieuse frontwoman (aux rondeurs charmantes soit dit en passant…) invitera le public à chanter avec elle et délivrera une prestation vocale de haute volée. Une chose est sûre : les allemands ont réussi à mettre le public toulousains dans leurs poches et c'est bien mérité !

Après un rapide changement de plateau et quelques essais de lumière, le Mythe foule enfin la scène. A peine le (saint) père Lemmy et ses anges du rock n' roll arrivent sur les planches du Zénith que la foule se presse sur le devant de l'autel du soir. Et les ouailles ne s'y sont pas trompées, le triumvirat anglais va distiller pendant une heure et demie son rock n' roll primaire et brut de décoffrage. Ça fait plus de 30 ans que le groupe arpente les scènes internationales mais le modus operandi reste toujours le même : du gros son et de l'énergie. Et ça fait 30 ans que ça marche ! D'entrée de jeu, le groupe attaque avec un "Snaggletooth" puissant qui va donner le rythme de ce que sera le reste de la soirée, à savoir une déferlante sonore ! Du haut de ses 60 ans (voire même un peu plus…), Lemmy Kilmister se pose comme le véritable horloger la machine Motörhead. Bien qu'il ne bouge pas énormément sur scène, l'homme possède une véritable présence scénique et une personnalité acérée. Qui plus est, sa voix rauque (rock ?) et son aura naturelle ont vite fait de classer ce musicien dans le panthéon du rock. A ses côtés, le virevoltant guitariste Phil Campbell va prendre un malin à plaisir à distiller des riffs redoutables ("Stay Clean", "Iron Fist", "Killed By Death"…) et placer des soli devenus maintenant mythiques. Derrière les fûts de son impressionnante batterie, Mikkey Dee réalisera quant à lui, une véritable entreprise de démolition. En effet, le batteur n'aura pas son pareil pour cogner ses peaux et mettre en place des rythmiques endiablées. Il exécutera ensuite un solo sur "Sacrifice" avec un jonglage de baguette qui en laissera plus d'un pantois (la demie seconde de silence de la part public après le dernier coup de baguette en dira long sur la prestation solo de Mikkey Dee…).
Dans le public, l'ambiance est énorme et il n'est pas rare de voir des hommes et des femmes très jeunes, des ados, des trentenaires, des quadragénaires, des quinquagénaires (et plus…) headbanguer furieusement, chanter et même de pratiquer du "air guitar" ! La bande à Lemmy a donc réussi à unir comme un seul homme plusieurs générations…chapeau les gars.
Malgré son air renfrogné et bourru, l'homme aux deux verrues sur la joue n'hésitera pas à communiquer avec le public avec beaucoup d'humour. Quoiqu'il en soit, on sent que l'homme crache toutes ses tripes dans sa musique et qu'il y raconte sa vie. L'homme sait d'où il vient et où il va. C'est pourquoi il dédicacera "Rosalee" à Thin Lizzy et en particulier à son ami Phil Lynott, décédé d'une overdose il y a 20 ans ("He was a friend of mine and he's dead. I'm Not."). Durant le show, Motörhead puisera allègrement dans son énorme discographie et mettra à l'honneur de très nombreux hits comme "Stay Clean", "Killers", "Going To Brazil", "Sacrifice" etc. Il n' y aura seulement que 3 titres issus du dernier effort en date, "Kiss Of Death" ("Be My Baby", "One Night Stand" et "Sword Of Glory" sur lequel Lemmy égratigne la guerre en Irak) mais tous d'une effraoybale intensité.
Devant tant de mythiques morceaux, on ne peut s'empêcher d'avoir une pensée pour les formations précédentes et l'apport des musiciens comme Fast Eddie Clarke ou Phil "Philthy Animal" Taylor. Même s'ils ont apporté leurs (énormes) pierres à l'édifice Motörhead, il faut avouer que les places de Mikkey Dee et de Phil Campbell sont elles, loin d'être usurpées. En effet, le gratteux possède lui aussi une véritable personnalité dans son jeu et son apport est essentiel à la musique du groupe. Sa présence scénique et sa prestation technique sont des machines bien huilées qui tournent à plein régime durant tout le show.
Après un "Iron Fist" terriblement rock n' roll qui marquera le début de la fin du concert, le power trio reviendra sur scène pour attaquer 3 rappels. On aura droit au morceau blues acoustique, "Whore House Blues" avec Phil et Mikkey aux guitares. Si Lemmy est l'icône du rock incarné, il va prouver à l'audience qu'il peut être aussi celle du blues grâce à son chant éraillé qui suinte le vécu et à sa prestation à l'harmonica. Le Zénith de Toulouse est conquis…
Ensuite, malgré un petit problème de retour (géré avec humour par les musiciens), Motörhead va enchaîner avec son hit planétaire "The Ace Of Spade"…énorme ! Comme pour enfoncer le clou, la bande à Lemmy terminera par le classique "Overkill" non sans avoir demandé à l'assemblée de se lever. Exécutant avec plaisir "les ordres" du saint père Lemmy, le public va se lever comme un seul homme pour terminer à genoux devant le groupe. Du grand art !

En fin de compte, si les diamants sont éternels, le groupe l'est aussi. Un concert de Motörhead ne peut se raconter, il se vit véritablement. Depuis 30 ans, la bande à Lemmy taille la route et distille sa musique à qui veut bien l'entendre ("everything louder than everything else" comme ils disent…) et au vu de la prestation de ce soir, ce n'est pas prêt de s'arrêter !
Qui n'a pas vu Motörhead en concert, n'a jamais vu le rock n' roll incarné. Amen.


Un grand Merci à Gérard Drouot Productions, Roger Weissier et à toute l'organisation du Zénith de Toulouse


Set list Motörhead

Snaggletooth
Stay Clean
Be My Baby
Killers
Metropolis
Over The Top
One Night Stand
I Got Mine
Tradegy
Sword of Glory
Chase Is Better Than The Catch
Rosalee
Sacrifice (+ solo Mikkey)
Just Cos You Got The Power
Going To Brazil
Killed By Death (+ solo Phil)
Iron Fist
----------
Whorehouse Blues
The Ace Of Spades
Overkill

Set List Skew Sisikin

Shake Me
B4
Shoot Out Your Lights
Ridin`With The Devil
Jesus Of Cool
Living On The Redline
We`re An Institution
Hit You Harder
If The Walls Could Talk

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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