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YEZZI Live Reports
Toulouse Metal Fest - Le Phare à Toulouse (04-06-2010)
avec SOULFLY + Epica + Paradise Lost + Cynic + Genitorturers + Loudblast + Eyeless + Gorod
par Olga et JL

Une fois n'est pas coutume, Toulouse va enfin avoir droit à son premier gros festival métal : le Toulouse Metal Fest, grâce à Base Prod en partenariat avec Première Pression. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les deux structures n'ont pas fait les choses à moitié, puisque l'affiche, répartie sur deux scènes est des plus alléchantes avec Soulfly, Epica, Paradise Lost, Genitorturers, Cynic, Loudblast, Eyeless et Gorod (même si Meshuggah était initialement annoncé). Bref, il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les oreilles…
Arrivés sur les lieux bien avant l'ouverture des portes, nous avons le temps de voir s'activer l'orga et les groupes pour des concerts qui s'annoncent sous les meilleurs auspices et ce, même si le public n'est pour l'instant pas encore au rendez-vous (il n'est que 16h30 et on est vendredi…).

Peu après l'interview dans les loges de la salle de Phare nous arrivons dans l'arène pour le dernier morceau d'un groupe dont j'ai complètement zappé le nom (l'ai-je même su ?) (NDJL : One Without). Evoluant dans un métal à chanteuse particulièrement plat, le groupe rassemblera que de maigres applaudissements de la part du public toulousains même si ce dernier semble assez en forme. Apparemment, on n'a rien raté de flamboyant... (Mr Zède)

Quelques seconds après la fin du concert du groupe-dont-j'ai-complètement-zappé-le-nom ce sont les bordelais / toulousains (les bordousains ?) de Gorod (ex Gorgasm) qui entrent en scène pour défendre leur troisième album "Process Of A New Decline" chez Listenable Records. Fraîchement rentré d'une tournée au USA avec notamment une participation très remarquée lors du Maryland Deathfest en compagnie d'Obituary, Converge, Autopsy, Entombed etc., Gorod semble monté sur ressort et va nous prouver qu'il n'est pas un p'tit nouveau sur la scène métal. Et ça, on va vite en avoir la preuve par le live…
Ainsi, dès les premières minutes de son set, Gorod va vite prendre toute la mesure de la scène (et de l'assemblée) et nous envoyer un bon gros death technique des familles très impressionnant dans la mesure où le groupe réussit le parfait équilibre entre puissance sonore et redoutable maîtrise technique.
Et autant vous dire qu'on va en prendre plein les yeux et plein les oreilles avec une musique particulièrement agressive (le growleur Guillaume y est pour beaucoup) mais d'une remarquable fluidité dans l'enchaînement des plans et dans la construction des morceaux.
Et à ce petit jeu là, le "nouveau" batteur Sam (Zubrowska, Next On The List…), va faire des merveilles en intégrant énormément de plans (pas forcément typés "métal" mais qui s'y collent bien) au travers des morceaux, et ainsi faire gagner à l'ensemble pas mal de relief.
Du côté des riffs et des soli, la paire Arnaud / Matt va s'en donner à cœur-joie et dérouler "tranquillement" des passages assassins qui n'auront pas de mal à mettre à genoux un public du Phare, venu de plus en plus nombreux se presser devant la scène.
Après une petite demie heure de boucherie sonore mise en œuvre de manière quasi chirurgicale, Gorod quittera la scène aussi vite qu'il est venu. On s'est tous pris une belle salade de phalanges à travers la gueule !
Vivement le Hellfest, les gars… (Mr Zède)

En effet, une interprétation précise (c'est pas tous les jours qu'on voit un bassiste faire du tapping ! ) et une belle motivation de la part de Gorod qui n'aura par contre pas jouie d'un très bon son. Une bien belle claque en tout cas ! A suivre. (JL)

Même pas le temps de se boire une bière que les montpelliérains d'Eyeless foulent les planches de la deuxième et principale scène du Phare. Changement de style : le groupe évolue dans un métal plus actuel teinté d'un hardcore brut de décoffrage. Violent changement par rapport au death agressif de Gorod, mais c'est cet éclectisme qui va faire la force de l'affiche du Toulouse Metal Fest.
D'entrée de jeu, Eyeless va faire monter la pression avec sa musique accrocheuse qui n'aura pas de mal à faire bouger l'audience avec ses refrains et ses mélodies immédiats. Porté par un frontman, Fred, visiblement en grande forme, qui n'aura de cesse de sauter partout – tout comme le gratteux d'ailleurs – pour maintenir une dynamique tendue du string. Et même si la frange du public des métalleux les plus extrêmes ne va pas forcément se retrouver dans la musique d'Eyeless, le groupe va faire en sorte de tirer son épingle du jeu en alternant gros deathcore qui tâche et parties un peu plus légères, afin de toujours se renouveler. La machine va vite prendre ses marques et tourner à plein régime.
Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, puisque la formation a du faire appel à un bassiste de remplacement suite au désistement de dernière minute de son quatre cordiste habituel… L'homme providentiel assurera crânement ses lignes de basse et n'aura pas à rougir de sa prestation !
Enchaînant comme un seul homme ses brûlots rentre dedans, Eyeless distillera avec classe quelques titres essentiellement tiré de "The Diary" comme "We Live" ou "Fuck You" qui mettront une sacrée patate au set…(Mr Zède)

Tandis que JL le boss de Metal Sickness se presse à la buvette (renversant sur son passage de soiffard femmes enceintes, enfants et handicapés en fauteuil roulant…), je me presse vers l'autre scène pour assister au concert de Loudblast. Paré pour le headfuck avec sa boule à zéro, l'indéboulonnable Stéphane Buriez va nous (dé)montrer que ce vieux briscard en a encore sous le pied. Fort d'un line up remanié avec Alex Lenormand (Locus, Code, Sic…) à la basse suite au départ de François Jamin et de Drakhian (Fornication, Black Dementia…) à la gratte pour pallier au vide laissé par Alex Colin-Tocquaine, le Loudblast nouvelle mouture n'en reste pas moins très acéré.
Et pour cause ! En l'espace de quelques accords, Stéphane Buriez va rameuter tous les metalheads et les convertir à sa cause. Peu importe que le line up soit encore "neuf" et que Stéphane soit maintenant l'unique catalyseur de la musique de Loudblast, l'alchimie tourne bien et le quatuor va nous le prouver en nous sortant de sa besace des morceaux de thrash / death toujours pas piqué des vers pour le plus grand bonheur de tous.
Même si Loudblast, n'a pas beaucoup de temps imparti, Stéphane Buriez va beaucoup s'adresser au public (qui le lui rend bien, d'ailleurs) et nous dégoter quelques bons vieux morceaux de la belle époque…
Loin de se reposer sur ses lauriers ou de baigner dans un hypothétique revival, Loudblast va démontrer qu'il a encore le feu sacré et qu'il tient toujours bien sa place au sein du métal français. Véritable pilier de la scène qui fait du bruit, Stéphane Buriez va montrer aux plus jeunes ce qu'est Loudblast et rappeler les plus vieux à son bon souvenir !
Après, la sortie de "Loud, Live & Heavy" pour tâter le terrain auprès du public (toujours fidèle), Loudblast peut se préparer à nous gratifier d'une nouvelle offrande. Le concert de ce soir a montré que le groupe est toujours en terrain conquis.
Les légendes ont la peau dure dit-on. C'est bien vrai, ça…(Mr Zède)

Enfin ! Ma première bière de la soirée ! On a quelques minutes de répit avant l'arrivée de Genitorturers sur scène et on entend bien en profiter pour voir les potes (Pete de French Metal, Trashercorpse de Planet Metal etc.)…
Quelques minutes plus tard, voilà les amerloques qui foulent les planches du Phare. Changement radical d'ambiance(s) avec les français de Loudblast, Genitorturers est là pour nous en mettre plein la vue et il ne va pas se gêner. Véritable mix visuel entre Alice Cooper, Lita Ford et Rob Halford, la terrible Gen va vite s'en donner à cœur joie au côté de ses compères Eric Griffin (au look directement issu de la scène glam des 90's) et Filip "Abbey Nex" avec un aspect androgyne qui n'a rien à envier à Marilyn Manson…
Le décorum étant planté, Genitorturers va directement tailler dans le vif du sujet avec son métal coloré mais malgré tout, accrocheur. Accrocheur, car Genitorturers possède ce sens de la mélodie qui fait toujours mouche avec ses refrains fédérateurs, ses riffs simples (mais efficaces), ses chœurs rentre-dedans mais surtout un jeu de scène haut en couleur qui retient l'attention du quidam.
En effet, même si le groupe est aux antipodes du métal plus brutal de Gorod, Loudblast et dans une moindre mesure d'Eyeless, la formation va dérouler son univers complètement déjanté tout au long du set et mettre en place une dynamique qui tient bien la route.
Jouant intelligemment avec le côté visuel et le côté musical, le groupe va faire son véritable show et faire en sorte de marquer les esprits. C'est pourquoi la bande rivalisera de grimaces, de poses subjectives et abusera de son jeu de scène (arrivée du diable sur "Devil In The Bottle") pour partir dans le grand guignolesque. La formation joue assez rarement dans l'hexagone et ce Toulouse Metal Fest va donc être l'occasion idéale pour le groupe de se faire remarquer. C'est plutôt réussi.
Dans l'audience, les avis sont partagés quant à la musique de Genitoturers mais force est de constater que le groupe ne rend pas indifférent. Bien joué…(Mr Zède)

Pour ma part, j'ai trouvé la prestation de Genitorturers vraiment cliché. L'utilisation de ces nombreux artifices n'ont fait que conforter mon idée comme quoi ce groupe a tellement peu à proposer de neuf musicalement qu'il est obligé de se cacher derrière ces artifices ridicules (l'apparition effrayante du "diable" ou la mise en avant exagérée d'une bouteille de Jack Daniels). Le hard-indus distillé par le combo est véritablement sans prétention et m'en touchera une sans faire bouger l'autre. La prestation des américains ne vaut que par sa frontwoman qui se démène tant qu'elle peut au risque d'en faire parfois un peu trop. Enfin, cela semble être le créneau du groupe qui joue sur les excès en tous genres, j'en veux pour preuve ce bassiste véritable sosie de Twiggy Ramirez époque Manson. Et dire que Loudblast jouait sur la seconde scène juste avant… Bizarre comme ordre de passage… (JL)

Nouveau changement d'ambiance pour l'arrivée de Cynic sur scène. Ici, point de jeu de scène extraverti ou coloré : on va avoir droit à une musique ultra technique toute en introspection, véritable invitation au voyage. Comme à son habitude, le groupe va faire pleurer tous les photographes en plantant des lumières "sombres" rouges et bleues…bref, les photos vont être dégueulasses !
Venu défendre son p'tit dernier "Re-Traced", le quatuor ricain va se poser sur scène et délivrer une musique recherchée, gorgée d'émotion et assez intense. Pourtant, après quelques morceaux une bonne partie du public désertera les lieux pour aller boire, s'acheter à manger et fumer des clopes… Non pas que Cynic soit mauvais ce soir, mais après les tornades Gorod, Eyeless, Loudblast et Genitorturers, il est assez difficile de se mettre dans l'ambiance torturée et mélancolique de Paul Masvidal et de sa bande.
Je dois avouer que de mon côté aussi, j'ai un peu décroché (la fatigue commence déjà à se faire sentir pour mes vieilles jambes et mon ventre vide) pour au final me laisser tenter par une autre bière !
De retour vers le devant de la scène, les gars de Cynic n'ont pas bougé d'un poil, les lumières sont les même, le temps aussi, si bien que j'ai l'impression de ne pas avoir quitté la salle. Etrange sensation…
Bref, Cynic ne m'a pas du tout convaincu ce soir à cause du contexte du festival et du fait que tout le monde n'en disait que du bien. Peut-être en attendais-je trop ?
Quoiqu'il en soit, je ne manquerai pas de revoir le groupe s'il est de passage dans nos contrées. Ce n'est que partie remise ! (Mr Zède)

On ne va pas vous la faire et vous dire que Paradise Lost est le groupe ultime en concert. Ca, tout le monde le sait. Pour autant, les anglais avaient une bonne carte à jouer ce soir car placés idéalement entre Cynic et Epica à un horaire parfait (aux alentours de 22h). Et bien force est de reconnaitre que les Mancuniens ont relevé le pari en délivrant un set d'une heure très solide. Le groupe m'a semblé en forme et nous a concocté une set list équilibrée articulée autour de son très bon dernier album "Faith Divides Us - Death Unites Us". "The Rise Of Denial" est d'ailleurs une excellente entrée en matière bien percutante. Une fois de plus le son n'est pas d'une limpidité effarante mais suffisante pour apprécier les joyaux que sont "Erased", "As I Die" ou "The Enemy". Et même si "One Second" sera assez décevante, on se réjouira de la bonne tenue des nouveaux morceaux en live ("I Remain", "First Light") notamment grâce à leur côté plus metal.
Evidemment, les musiciens ne souffrent pas de crises d'épilepsie et resteront tout le concert à leur place pour tenir leur rang de musiciens chevronnés. L'exécution est donc sans faille à tel point que même Nick Holmes serait presque exempt de tout reproche. Du moins, les quelques pains du chanteur ont été rattrapé par son envie de bien faire qui n'est pas toujours au rendez-vous.
Paradise Lost a été assez malin pour ne pas obstruer sa set list de chansons trop lentes ("Forever Failure" par exemple) pour coller à l'esprit du festival et bien lui en a pris puisque la réaction du public fût encourageante. Le terrible "Say Just Words" aura fini de me convaincre que les anglais ont donné l'une des meilleures prestations de ce festival dès lors qu'on daignait se plonger dans l'univers inimitable du combo. (JL)

C'est devant une horde de fans (et des mâles en rut) qu'Epica et la belle Simone font leur apparition sur la grande scène du Toulouse Metal Fest. Ayant pris une sacrée claque l'année dernière après une prestation de haut niveau, il me tardait donc de revoir le groupe sur les planches. Or, dès l'intro du set, on s'aperçoit que le son n'est pas bon en façade, juste devant la scène… c'est mal parti !
Qui plus est, Epica va enchaîner pas mal de titres dès le début du set, si bien que ce problème de son ne sera pas vite réglé. C'est bien dommage car Epica semblait avoir la pêche et être content d'être là, mais on n'aura pas eu l'occasion d'en appréhender toute la teneur.
De plus, je dois avouer que je n'ai pas été tellement surpris de la part de la formation qui nous a sorti là, une setlist très conventionnelle (le minimum syndical ?) et une prestation de haut niveau certes, mais pas fracassante comme l'année dernière. Une fin de tournée usante pour Simone et sa bande ? Peut-être bien…
Ceci étant dit, Epica a quand même réussi à nous sortir une prestation des plus honorables (mention spéciale au chanteur/gratteux Mark Jansen) et régaler tous ses fans… même s'il est clair que le groupe était déjà devant un public conquis d'avance qui reprenait à l'unisson les couplets et les refrains !
Il n'en fallait pas moins à Epica pour se remettre dans les bons rails en milieu de set (en même temps que les lumières et le son…) et se refaire une santé en nous sortant des brûlots un peu plus énergiques et plus fluides dans leur rendu et terminer son set sur une note plus accrocheuse que le départ du show ! Ouf, on a eu chaud…(Mr Zède)

A quelques secondes du dernier concert de la soirée, celui de Soulfly, je confessais à une vieille connaissance (Godzilla, une figure importante du metal toulousain au début de la décennie qu'on retrouvait avec joie après des années d'absence. Big up!) à quel point les albums de Max Cavalera manquaient de me convaincre depuis le très bon "Dark Ages" que ce soit avec Soulfly ou avec Cavalera Conspiracy. Vous dire que le concert de ce soir a conforté ma position est un doux euphémisme…
Ce soir, j'ai assisté à la mort d'un mythe, d'une idole, d'une de MES idoles. L'homme qui menait d'une main de maitre son navire de par son charisme s'est présenté à nous bouffi et vraiment diminué. Jamais auparavant Max n'avait paru aussi à la peine et peu concerné. On savait déjà que le brésilien jouait de moins en moins de la guitare depuis que le talentueux Marc Rizzo est à ses côtés mais ce soir on a carrément l'impression que son pieds de micro lui sert de canne tant il s'y accroche fermement. C'est bien simple, même lorsqu'il headbangue timidement on n'y croie pas, tant il semble lutter pour sauver le peu d'énergie qui lui reste. Le frontman semble complètement ailleurs et cela s'en ressent même un peu sur ces vocaux parfois moins tranchants. Alors c'est sûr Max arrive toujours à faire un minimum illusion en haranguant la foule, elle bien motivée, mais à ce stade ce sont plus les morceaux qui font le boulot que le leader de la bande ("faites moi un wall of death"… tu parles d'une idée originale !) .
La set list fait en effet la part belle aux morceaux brutaux tels que l'opener "Blood, Fire, Hate", "Frontlines" ou "Rise Of The Fallen" du dernier album. Le groupe nous a même déterré de l'ère Sepultura un "Troops Of Doom" toujours jouissif auprès des classiques "Refuse/Resist" et "Roots Bloody Roots" alors que les morceaux jumpisants eux non plus ne manquent pas à l'appel ("Back To The Primitive", "Seek N' Strike", "Prophecy"…). Le souci ne se trouve donc pas au niveau des titres joués mais de ce qu'il se passe sur scène. Les musiciens entourant le brésilien font leur part du boulot très correctement, même si Rizzo semble avoir perdu un peu de son énergie des débuts.
Peu importe me direz-vous, Max Cavalera est toujours celui qui attire le plus l'attention à un concert de Soulfly. C'est toujours le cas mais ce soir ce n'est pas son charisme qui nous captive mais plutôt la tristesse de la prestation du dreadlocké dont les yeux se ferment souvent comme pour s'évader. Le frontman a aujourd'hui donné l'impression qu'il ne croie plus en son Soulfly et qu'il n'attend qu'une chose : la reformation du line up originel de Sepultura. La question est de savoir qui veut de cette reformation avec un Max aussi poussif. Pas moi en tout cas !
(JL)

Dommage que cette première édition du Toulouse Metal Festival se termine sur un concert aussi pathétique car l'organisation méritait mieux que cette parodie de tête d'affiche. On regrette également que le public toulousain ne se soit pas déplacé en plus grand nombre dans cette grande salle du Phare (ahhh si Meshuggah avait été maintenu et que le fest avait eu lieu un samedi…). Car au final le bilan de cette journée est des plus positifs alors on croise les doigts pour assister à un TMF2 !

Un grand merci à Base Prod (Phil, Laurent et Pascal…), Emilie de Première Pression et tout le staff du Phare ainsi qu'à Florian de Roadrunner Records, Loudblast (Stéphanie et Stéphane Buriez pour leur disponibilité), Eyeless (Fred) et Salvatore, Pascal et Matt de Gorod…
Et un p'tit coucou à tous les potes présents ce soir (le Godz en tête !)

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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