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The Horrors - Le Phare à Tournefeuille (23-11-2009)
par Olga

Sacrés The Horrors ! Après avoir joué la fine bouche en annulant au dernier moment sa prestation lors du festival la Route Du Rock pour faire la première partie de NIN aux states, le groupe était attendu au tournant par le public français – et moi-même – dès le mois d'août lors du Rock En Seine. Or, je dois avouer que The Horrors ne m'a pas fait grande impression – ainsi qu'au public parigot – dans le cadre de ce festival sans doute à cause d'un public trop nombreux, trop jeune, trop éclectique et un passage en plein milieu d'après midi…
Bref, quand on connaît l'immense popularité du groupe outre manche après le superbe "Primary Colours"– mais aussi en partie due à ses frasques – on reste sur notre faim.
Or, The Horrors est de retour en France pour trois dates dont une à Toulouse. L'occasion idéale pour se rendre dans la salle du Phare pour essayer de se faire une opinion bien tranchée sur ces anglais-là…

De retour dans la ville rose après son passage dans la salle des Vents Du Sud, il y a quelques années, The Horrors possède maintenant une envergure internationale et une fashion attitude qui fait partie de son identité. Fini donc le garage rock sauvage des vertes années où ce bon vieux Faris Badwan partait dans un grand n'importe quoi pseudo satanistes et d'automutilation sur scène, The Horrors a pris un virage dans un style shoegaze / krautrock parfaitement assumé (puéril, diront certain) même si les fans sont un peu perdus car "Strange House" et "Primary Colours" sont deux albums aux antipodes l'un de l'autre.
Arrivé sur les lieux un peu à la bourre, j'ai juste le temps de rentrer dans la salle que les anglais mettent le pied sur les planches du Phare (le timing parfait, quoi !).
C'est "Mirror's Image" qui se charge de lancer les hostilités et de permettre à The Horrors de faire montrer la pression grâce à se basse primaire de Tomethy Furse et d'une batterie froide.
Voilà, la machine est lancée et les anglais peuvent se lancer dans une grand-messe qui va captiver leurs ouailles et déchaîner les passions.
Comme on pouvait s'y attendre, The Horrors va mettre son "Primary Colours" à l'honneur avec des titres comme "Mirror's Image", "Three Decades", "New Age Ice", "Scarlet Fields"... qui hérisseront les poils des nombreux fans présents.
Véritable maître d'œuvre complètement halluciné et hallucinant Faris Badwan va nous gratifier d'une prestation habitée et focaliser toutes les attentions ("I Can't Control Myself"). Pourtant, derrière, la machine tourne à plein régime avec ses lignes de basses syncopées, ses sonorités new-wave et ses rythmiques métronomiques qui n'ont pas de mal à ravir le parterre de fans.

Alors oui, The Horrors possède une personnalité assez singulière et des titres avec pas mal de cachet ("Who Can Say ?", "New Ice Age"), mais on sent qu'à force de trop vouloir partir dans le shoegaze / krautrock, le groupe se perd un peu dans ses propres oripeaux si bien qu'on ne sait plus où il veut en venir. Il y a parfois un flottement entre le public et une The Horrors qui communique très peu, une sorte d'incompréhension qui fait qu'on a du mal à rentrer dans ce concert…mais aussi à en sortir. Paradoxal, hein ?
En effet, The Horrors énerve, intrigue, fascine et au final parvient à capter l'attention de l'auditoire sans jamais se donner complètement le moyen de le faire totalement ("Primary Color", "Do You Remember ?"). Un peu comme au Rock En Seine au mois d'août sur certains aspects.
Cependant, à la différence du festival parisien, le cadre de la salle du Phare va permettre à The Horrors de mener à bien son sujet et de mettre en place ses ambiances froides mais toujours pleinement maîtrisées et l'ombre de ses illustres aînés, Suicide en tête avec des incartades du côté de Joy Division, Nick Cave, The Sonics, My Bloody Valentine, Jesus And Mary Chain et même The Smiths.
Au fil du set, les anglais vont se laisser porter par leur dynamique et nous gratifier d'une prestation solide mais qui ne convaincra pas la totalité du public puisqu'une bonne partie de l'assemblée réclamera les brûlots de l'époque garage/gothique/punk d'antan. En effet, seuls les titres "Count In Five" et "Gloves" seront issus de "Strage House"...c'est assez peu à se mettre sous la dent !
Un rendez-vous manqué entre The Horrors et son public ? Non, pas vraiment car les anglais restent cohérents dans leurs démarches artistiques qui cherche à "connecter les gens" et même s'ils ne tiennent pas compte de l'avis du public, les musiciens maîtrisent leur sujet de bout en bout. C'est un peu la théorie du "qui m'aime me suive", quoi…

Et bien en fin de compte, je dois avouer que je ne sais toujours pas si j'ai aimé The Horrors ou pas. Tiraillé entre l'excellence de nombreux morceaux des anglais et les nombreuses influences du groupe, j'ai du mal à dire si The Horrors est une entité hors des normes ou un vulgaire plagiat piochant à droite à gauche sous des airs très (trop ?) hype.
Je reste donc sur ma faim, le cul entre deux chaises. C'est assez curieux.
Espérons que la prochaine fois, je puisse me faire un avis digne de ce nom sur The Horrors…


Un grand merci à Emilie de Première Pression, Sébastien Bollet ainsi qu'à tout le staff du Phare.


Set list

Mirror's Image
Three Decades
Primary Colours
Who Can Say ?
Do You Remember ?
New Ice Age
Scarlet Fields
I Only Think Of You
I Can't Control Myself
Whole New Way
Sea Within A Sea
----------
Ghost Rider
Count In Five
Sheena Is Parasite
Gloves


Plus d'infos sur: www.myspace.com/thehorrors

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