yezzi.net - webzine musical et culturel du collectif antistatic - musique - culture - lecture - theatre - chroniques - live reports - interviews - news - concerts - photos - liens - salles

Lundi 11 décembre 2017

Groupe du moment:
Rag'n'Bone Man
Soul Pop Blues
Rag'n'Bone Man est la révélation du moment avec la sortie de son premier album "Human"
:Site web ici:


Les nouveaux articles de Yezzi
Interviews récentes:
Ugly Kid Joe
Tang
Wonderbar
Therapy?
Le Dead Projet

Chroniques récentes:
Aqme - Dévisager Dieu
Exodus - Blood In Blood Out
Lordi - Scare Force One
Billy Idol - Kings and Queens Of The Underground
Alice Cooper - Raise The Dead - Live From Wacken

Live reports récents:
Saxon - Skid Row
Accept
Steve Harris British Lion
Nine Inch Nails
Suicidal Tendencies - The Inspector Cluzo

Infos
Concerts
Salles de concert


Les Partenaires de Yezzi

MySpace.com
My Space Webzine Yezzi

Voltadikt.com
VOLTADIKT.com - Plateforme de téléchargement pour groupes indépendants & DIY

Première Pression
Premiere Pression - Concerts à Toulouse et en Midi Pyrénées

Popcorn
Popcorn -Magazine mensuel sur les musiques amplifiées - supplément de Flash Hebdo et disponibles dans les shops, music shops, stands concerts,...

Bikini/Bleu Citron
Le Bikini et Bleu Citron - Concerts à Toulouse et en Midi Pyrénées

Jerkov Musiques
Jerkov Musiques - Label - Booking - Promo - Tourneur - Manimal - Agora Fidelio - Psykup - ... - Toulouse

Sidilarsen
Sidilarsen - Boom Boom Metal - Punk Electro Ragga Dance Metal - Toulouse

Tezla Booking Promo
Tezla booking et promo













Yezzi Radio
metal - pop - rock - hardcore - emo - neo - trip hop - hip hop - jazz - electronique - techno - dance - rock n' roll - death - trash - speed - heavy
YEZZI Live Reports
Soulfly - Defdump - Salle des fêtes de Ramonville à Ramonville (Toulouse) (27-03-2003)
avec Soulfly + Defdump
par L’autruche hystérique et le Marcassin

Comment parler de pile sans parler de face, comment parler de biture sans parler d’alcool, et comment parler de métal sans parler de Soulfly. Ce fut un jeudi 27 Mars que le groupe brésilien a choisi de faire du bruit (ceci n’étant pas péjoratif) dans la modeste salle des fêtes de Ramonville St.Agne qui sert de salle de concert sur l’agglomération toulousaine après la fermeture du Bikini suite aux dommages causés par AZF. La file d’attente s’allongeait tel un gigantesque boa trépignant d’impatience devant un repas appétissant.
La première partie à été assumée par Defdump, sans intérêt : son non soigné, chanteur muni d’une pauvre voie, hardcore métal insipide, peu original. Bref un set qui ne restera pas gravé dans les mémoires. Heureusement l’atmosphère s’égaye grâce à la consommation de bière et de cigarettes magiques.
Après 45 minutes de supplice sonore, la tension est montée d’un échelon, le public est sous pression comme cocotte-minute prête à exploser à la première note jouée par la tribe. Tout le monde sautille d’impatience attendant l’avènement d’un déluge d’ondes sonores transcendantes venues droit du Brésil.
Voila que la légende vivante Max Cavalera accompagné de ses sbires monte sur scène sous les cris de la foule. Le concert commence par les morceaux du dernier album (Downstroy, Seek n’ strike, Enterfaith) et tout le monde jusqu’à la console se met à sauter tels des kangourous dans la steppe australienne. Après cette entrée en matière, le groupe revient aux sources pour jouer des anciens morceaux dont entre autres : No hope no fear, Quilombo, Primitive, Umbabarauma, la reprise de Head up des Deftones, l’intro de Jumpdafucka enchaînée avec Bring it, Pain avec le chanteur de Defdump en invité. Derrière ses fûts, Roy Mayorga tambourine tel le lapin Duracel qui aurait du 220v dans le cul. Par contre Mickey Doling qui a pris quelques kilos et arborant une tignasse digne de celle de Chewbaca paraît nettement moins fringuant, se contentant d’assurer l’essentiel.
Le point fort du concert fut la large place accordée aux morceaux de Sepultura (4 à la suite comme chez Julien Leperse), montrant que le deuil du passé doré n’est toujours pas fait pour Max. Ceci dit personne se s’en plaint : Inner self, Refuse/Resist, Territory, et Roots Bloody roots s’enchaînent à un rythme démoniaque, le pogo s’agite, les poings se lèvent, les voix s’écorchent, et les fans hurlent comme un seul homme leurs hymnes préférés. Max fait sa star, change de guitare quasiment à tous les morceaux, joue du tambour avec ses acolytes, revêt le maillot du TFC (la honte !), marmonne quelques mots en français. Il est en forme, il semble heureux de jouer ici. Tant mieux pour nous. Le concert s’achève avec une reprise de Stay away de Nirvana, suivie de la célèbre chanson des Soulfly : Eye for an eye.
Comme souvent pour des groupes ricains, le set est un peu trop court. Mais le son et les lights étaient énormes, ce qui a fait plaisir à nos yeux ébahis et à nos pauvres tympans. Un autre regret, c’est de ne pas avoir eu droit au son du berimbau et donc à l’énorme morceau qu’est Tribe, ni au morceau Bleed, alors que ce sont à nos yeux des chansons que devraient jouer Soulfly en live car ce sont de grosses tueries. Il est temps, sieur Cavalera, de couper le cordon ombilical qui vous relie encore à Sepultura 7 ans après votre départ du groupe, pour donner une réelle âme à Soulfly. Mais Soulfly, cela ne veut-il pas dire « envol de l’âme » (lol) ?

Yezzi.net - Qui sommes nous? - E-mail