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Solidays 2008 - Hippodrome de Longchamps à Paris (07-2008)
avec Patrice + Cocoon + Micky Green + Alpha Blondy + Moriarty + nneka + The Hoosiers + Girls in Hawai + Xavier Rudd + Deportivo + Empyr + Aaron + Beat Assaillant + Hocus Pocus + Kery James + ....
par Djinax

Le festival Solidays fête cette année ses 10 ans et pour que cette édition soit mémorable ils nous proposent une programmation plus qu’alléchante, c’est même pour moi le festival français qui propose la meilleure affiche de l’été. L’événement se déroule à l’hippodrome de Longchamps à partir du vendredi 4 juillet et pendant 3 jours ! C’est le vendredi vers 16H que débutent les hostilités.

J’arrive un peu en avance donc j’en profite pour me balader sur le site. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le festival profite bien de l’espace qu’offre l’hippodrome. Il y a 5 scènes en tout dont les 2 plus grandes en plein air, elles sont bien espacées mais peut-être un peu trop quand on doit aller voir deux groupes qui jouent consécutivement à l’opposé. Un gros village longe le parcours avec tout le nécessaire et même plus pour combler les festivaliers. Au programme, stands de bouffe et de boissons bien sur mais aussi un gros village associatif, un espace forums et débats axés sur le SIDA. Il y a également tout un tas d’activités comme du saut à l’élastique, de l’escalade, un manège, des parcours thématiques, un stand Guitar Hero, un stand de tatoos éphémères et les différents sponsors sont également venus animer le site avec des stands et chapiteaux plus fous les uns que les autres.

Mais place à la musique, le festival débute par EMPYR, pour rappel, c’est le nouveau groupe du chanteur et du guitariste de Kyo, du bassiste de Pleymo, d’un guitariste de Watcha et de l’ex batteur de Végastar. Le peu de chansons que j’ai écouté sur cd sont dans l’ensemble inspirées par Deftones et A Perfect Circle donc j’attend de voir ce que ça donne en live. Et bien le gros son est de la partie, ils assurent bien leurs morceaux mais rien d’extraordinaire ne retient mon attention tout au long du show.

Un passage furtif devant DEPORTIVO qui inaugure la grande scène pour aller voir les belges de GIRLS IN HAWAII. Leur pop rock est bien sentie, ça joue bien, un univers assez personnel, plutôt sombre et lancinant, mais au bout de 20 minutes de set, il faut déjà partir pour aller voir un des artistes que j’attends le plus aujourd’hui.

Je veux parler de XAVIER RUDD, nous arrivons devant la scène pour voir une trentaine de minutes de son show et quel show! Ils sont 2 sur scène, parlons tout d’abord du batteur percussionniste qui est bien présent, un jeu rythmique mais avec beaucoup de finesse, on sent vraiment une grande complicité avec son collègue. Xavier Rudd, lui c’est tout simplement l’homme orchestre, il est assis devant un amoncellement d’instruments, des percussions, des didjeridoos, des cymbales et possède même un kick au pied pour la rythmique. Mais Xavier Rudd est surtout réputé dans le monde entier pour son jeu de guitare, ce jeu australien si reconnaissable et si bon à la manière d’un John Butler ou d’un Jeff Lang. Le seul inconvénient d’avoir autant d’instruments devant lui est que justement son jeu de guitare est assez camouflé, heureusement les écrans vidéos de chaque côté de la scène sont là. Mais le principal, c’est le son, et on l’entend très bien. Sa musique est tout simplement envoûtante, son chant accompagne très bien le reste, et le final me donne des frissons tellement l’émotion est présente. Très bon show mais déçu de n’avoir vu que 30 minutes.

Après cette grosse claque, c’est au tour de THE HOOSIERS de passer sur la grande scène. Je ne connais que leur single « Worried About Ray » qui tourne en boucle sur les ondes, je le trouve sympathique dans l’ensemble donc je suis curieux de voir ce que ça va donner sur scène. Et bien leur musique est dans l’ensemble bien faite, c’est assez frais et fun pour du rock et c’est plaisant à voir. Le clavier à un costume de Spiderman, les cuivres sont déguisés en squelettes, et le chanteur développe un coté très scénique et théâtral (son faux air de Ben Stiller confirme encore plus la chose). Les 20 minutes que je vois me plaisent bien mais il est déjà tant de partir car la charmante NNEKA joue au même moment et je ne veux surtout pas la rater.

Et j’ai bien fait car en seulement une moitié de set, je suis complètement conquis. Sa voix et sa prestance arrivent à nous communiquer beaucoup d’émotions à tel point que j’en ai des frissons. NNEKA pousse vraiment sa voix tout en la maîtrisant parfaitement, c’est assez impressionnant. De plus elle vit vraiment ses chansons et elle prend souvent le temps d’expliquer au public ses paroles, on sent que c’est important pour elle. La belle d’origine Nigériane y parle notamment de son pays et des problèmes qu’il rencontre. Sa musique est à base reggae mais elle comporte beaucoup d’autres influences comme le hip hop, le funk et la soul voire même un côté rock sur certains morceaux. Le mix de tout ça est vraiment bien senti et les musiciens sont à l’aise. Nneka m’aura vraiment fait vibrer, à tel point que quelques larmes me sont venues, je regrette de ne pas avoir vu tout son set mais ce sera pour moi, la révélation de la soirée.

Après un petit tour aux loges, qui ressemblent soit dit en passant plus à des magnifiques salons lounges extrêmement classes, ce qui est assez rares sur les sites de festivals, je vais voir la fin de concert de la belle MICKY GREEN. L’australienne, ancienne top modèle, c’est fait connaître avec son single qui lui aussi tourne en boucle sur les ondes (bizarre). Là aussi, je trouve que sa chanson « Oh » passe bien, donc j’attend de voir la suite et contrairement à The Hoosiers, là rien (ou presque) ne se produit, c’est plat, son album nommé «White T-Shirt » passe mais rien ne retient mon attention (à part sa plastique bien sur, mais aucune chanson) donc j’en profite pour faire des photos. Je passe devant le folk atypique de MORIARTY, sa chanteuse est assez charismatique mais c’est pour moi, le seul temps mort de la journée donc j’en profite pour aller me restaurer devant un bon vieux ALPHA BLONDY, toujours là, un des piliers du reggae qui sait y faire et développe sa vibe devant un public conquis.

C’est déjà au tour de COCOON de passer sur le Cesar Circus, la 5ème et plus petite scène du festival. Cocoon, c’est pour moi la révélation pop française de l’année avec Aaron. J’ai déjà eu le plaisir de les voir au Bikini et leur concert m’avait déjà bien plu. Là, c’est la même, leur pop intimiste nous plonge dans leur univers et dans leur concert. Cocoon, c'est Morgane Imbeaud (chant, claviers, arrangements) et Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox). Ils nous présentent leur dernier album nommé « My friends all died in a plane crash ». Leur single « On my way » est très bien exécuté, et tout au long du concert on sent vraiment une complicité s’installer enter eux et le public, ainsi que beaucoup d’émotions forcément amené par des chansons à tendances mélancoliques avec une touche de cynisme dans les textes. Un des plus gros espoirs français de l’année qui aura réussi le pari de s’imposer sur la scène française en chantant en anglais dans un style folk minimaliste qu’ils maîtrisent à la perfection. Chapeau bas !

On finira la journée avec PATRICE sur la grande scène qui vient nous présenter « Free Patri-ation » son 4ème album. Son album est un peu plus calme que les autres, il y à la vibe mais je trouve qu’en live tout ça manque un peu de patate, surtout après l’avoir vu 2 fois et en ayant pris autant de claques par le passé. Son set passe bien quand même, l’émotion est là et c’est toujours un artiste à voir sur scène. Il invitera pour le rappel et par surprise sa compagne AYO qui l’a regardé jouer sur le coté de la scène. Elle est toute intimidée et ne sait pas trop quoi faire car après quelques mots dans le micro, on comprend vite qu’elle à la voix complètement cassée. Elle s’en excuse mais essaiera quand même de chantonner un peu puis elle se mettra finalement à danser avec Patrice, un moment assez sympathique qui laisse le public sur une note positive !

L’after (à partir de 00h) est placée sous le signe de l’électro, ce qui n’est pas ma tasse de thé donc ce sera fini pour cette première journée bien chargée. Les 2 grosses claques de la journée m’auront été infligées par Xavier Rudd, l’homme orchestre et par la charmante Nneka qui m’aura tout simplement envoûtée. Un peu de repos ne fera pas de mal avant la grosse journée du samedi qui s’annonce plus que chargée !



Le Samedi commence par Cali mais l’envie de le voir ne se fait pas du tout ressentir donc j’arrive sur le festival pour 16H30. Une journée chargée s’annonce et dès le début, un gros dilemme s’impose, Beat Assailant et Kery James jouent en même temps. Il faut obligatoirement voir les 2 donc je commence par aller vers ces premiers qui jouent sur la grande scène. BEAT ASAILLANT c’est un peu pour moi la révélation de l’année dans cette grosse fusion de hip hop, soul, funk et jazz. Je les ai vu pour la première fois au Garorock et ça avait été la découverte du festival. Sur scène, ça groove et ils communiquent en même temps une sacrée énergie. Ce combo atypique est composé de musiciens français et d’un rappeur américain nommé Adam Turner. Il y a tout ce qu’il faut pour vous satisfaire, des cuivres, un dj, un clavier, une section rythmique bien en place, un guitariste qu apporte ses jolies mélodies, une choriste avec une superbe voix soul aux chœurs et un mc avec un bon débit et de bons textes. L’alliance est parfaite et le public ne s’y trompe pas, tout le monde à l’air séduit et se trémousse tranquillement en cet après-midi. Ils viennent nous présenter leur 2ème album nommé « Imperial Pressure » qui comporte des très bons titres comme « The good news » avec son rythme hip hop ou encore « Better than us » avec son énergie rock. Ils n'oublient pas non plus d’aller faire un tour du coté de « Harde twelve », leur premier album avec des titres très dansant comme le très bon « I like cash ».

C’est hélas sur ce titre que je dois déjà partir mais c’est pour rejoindre KERY JAMES, l’un des meilleurs rappeurs français à mon goût. Depuis le temps que j’attends de le voir sur scène. Il vient de sortir son nouvel album nommé « A l’ombre du show business » et j’attendais son retour avec impatience. J’arrive au milieu de « L’impasse », très belle chanson émouvante avec le jeune Béné en featuring. Puis Kery nous dit qu’il n’a plus que 20 minutes de show donc tout le coté chansons émouvantes avec du piano, c’est une partie de son show et que pour finir ça va envoyer! Il invite donc sur scène Demon One, Dry et un acolyte, ses collègues de la Mafia K’1 Fry. Ils nous jouent des morceaux comme «Vrai Peura » ou « Egotripes », ils apportent bien scéniquement ça envoie et ça bouge vraiment, mais je les trouve assez palots au niveau de leur flow comparé au grand Kery, même Demon One que je trouve assez bon et innovant sur certaines chansons ; en live, c’est autre chose, c’est assez à l’arrach, mais la foule n’a pas besoin de ça, elle est à fond, ça saute de partout à tel point qu’un énorme nuage de poussière envahit le chapiteau. Le bout de show que j’ai vu était bien même si j’aurais préféré largement voir toute la facette émouvante de Kery. J’espère que ce se ne sera que partie remise.

Je me dirige pour aller voir ASA mais il y a déjà une énorme affluence en cette fin d’après-midi. Je suis donc contraint de rester assez loin de la chanteuse. Son univers navigue de la soul au funk en passant par le reggae, des bonnes influences donc mais je n’arrive pas vraiment à rentrer dans ses chansons, ce n’est peut-être pas le moment après s’être pris 2 bonnes claques de 30 minutes d’affilé.

On se dirige donc vers la grande scène car c’est au tour d’HOCUS POCUS d’enchaîner. La bande à 20syl font une tournée impressionnante et celle des festivals par la même occasion. Je les ai déjà vu 2 fois sans que ce soit le même concert, tout en prenant à chaque fois une bonne gifle. Ils investissent la scène pour une heure et nous concoctent un joli set surfant sur leurs 2 premiers albums. Leur répertoire est à base hip hop mais regroupe également plusieurs courants musicaux comme la soul, le jazz et le funk. Ils nous interprèteront notamment le très bon « J’attends » qui fera son effet sur le public avec ses paroles tellement vraies. Ils piocheront même dans les débuts solo de 20syl avec le très bon « Malade » qui était bien orchestrés. Les musiciens ont tous un très bons niveaux et on sent qu’ils se font vraiment plaisir sur scène, ils s’organisent notamment des petits pass pass entre eux comme entre David le guitariste et le très bon Dj Greem, ou encore entre le batteur et ce même dj, (membre avec 20Syl de C2C, triple champion du monde DMC par équipe). Les titres médiatisés comme « Mr tout le monde » et « Smile » sont très bien exécutés et font bien bougés la foule en cette fin d’après-midi. 1H de set qui une fois de plus sera bien vite passée.

Maintenant un autre dilemme se pose à moi, puisque GRAND CORPS MALADE et MC SOLAAR jouent en même temps tout en étant à l’opposé l’un de l’autre. Je commence donc par le slameur qui s’est fait connaître au grand public, avec son premier album « Midi 20 » et notamment avec sa chanson « les voyages en train ». Là, il revient pour nous présenter « Enfant de la ville », son 2ème album. Son concert est assez atypique surtout au niveau du public car les spectateurs sont vraiment là pour écouter les paroles. Ça se passe donc dans un silence presque religieux, entrecoupés de pas mal de rires car l’humour est souvent présent dans ses paroles. Le slam, à la base se fait sans musique, c’est pour cela qu’il chante certaines de ses chansons en a capella, où l’attention et l’émotion se font encore plus ressentir. Les musiciens (un pianiste, un batteur et un guitariste) sont vraiment là pour mettre en musique les paroles et le réalisent de manières remarquables. La réalité de ses paroles et l’émotion qui s’en dégage me touche vraiment mais le temps passe vite et il faut déjà tracer pour rejoindre la scène de MC SOLAAR. Ça faisait longtemps que je voulais voir en live l’un des piliers du rap français, il a bercé une partie de mon adolescence et j’ai toujours apprécié dans l’ensemble ses albums. Là, il vient nous présenter « Chapitre 7 », son 7ème album, comme son nom l’indique. Il est accompagné sur scène par Bambi Cruz, son vieil acolyte. Ils nous ferons notamment les chansons « Si on t’demande » en featuring avec Bambi et « Carpe Diem » issues de ce nouvel album mais je trouve que ça manque cruellement d’énergie. Juste avant la fin de son set (vu que le mot « show » n’est vraiment pas de rigueur), l’instru de « Solaar pleure » se fait entendre. C’est une très bonne chanson de « Cinquième as » qui envoie bien mais même là, l’énergie lui fait défaut, je suis vraiment déçu de sa prestation. Il n’aurait ptêtre pas dû prendre de somnifères ou alors il se fait trop vieux pour la scène….

C’est au tour d’AARON d’enchaîner sous le chapiteau étoilé du Domino. Aaron, c’est le projet d’Olivier Coursier, musicien et compositeur du groupe et de Simon Buret, le chanteur. Ils ont sorti, l’année dernière « Artificial Animals Riding On Neverland », leur premier album et se sont fait connaître du grand public avec le single U-turn (Lili), chanson extraite de la B.O du film « Je vais bien ne t’en fais pas ». Cet album a été pour moi, la révélation de l’année en matière de pop mélancolique, il est vraiment bien aboutie et coule tout seul. On arrive pile au début du show et en entendant parler Simon entre les chansons, on se rend compte qu’il n’a pas le même timbre de voix qu’à l’accoutumée. Il avait dû annuler il y a quelques semaines, sa venue au Furia sound festival alors qu’il jouait pour la première fois avec un orchestre et la raison était une extinction de voix. Là, il nous explique que finalement il a choppé une maladie assez rare, que sa voix à un peu changée et qu’il ne sait pas s’il pourra la retrouver. En effet, quand il chante, ce n’est plus exactement la même chose, on sent un grain un peu plus grave que d’habitude. Mais ce n’est pas ça qui pourra vraiment fausser le concert. En live, Simon est accompagné d’Oliver au piano, d’une violoncelliste et chose nouvelle d’un batteur. C’est une bonne chose qu’il soit là pour le live, car cela leur permet de beaucoup plus nuancer la musique. Il apporte réellement cette touche par rapport aux machines, qui accompagnent maintenant le batteur. Le public est très réceptif et le fait entendre en chantant souvent sur les refrains. On sent Simon très touché par cet accueil car comme il le dit, il ne vit pas vraiment de jours heureux en ce moment. Avant de commencer une chanson, il demande même au public de faire le refrain car il ne peut plus tenir la note aigue comme avant. Il le montre une fois, et le public s’exécute tout au long de la chanson, ce qui sera un des gros moments forts du concert. Il a du mal à en revenir car c’est la première fois que le public lui fait ce genre de cadeau, on le sent très ému. Aaron jouera un peu moins que prévu mais ils nous auront fait une belle prestation, remplie d’émotions, malgré ce petit problème vocal.

C’est la charmante YAEL NAIM qui prend le relais pour nous présenter son 2ème album qui l’a révélée aux yeux du grand public. En effet, après avoir fait partie de la troupe de la comédie musicale des 10 commandements, elle fait la rencontre de David Donatien. Ils travaillent ensemble sur le nouvel album et le sorte sous le nom « Yael Naim & David Donatien ». L’album rencontre un gros succès et il gagne même le « prix du meilleur album » dans la catégorie « Musique du monde » aux Victoires de la Musique. En live, l’univers du cd se retranscrit très bien, tout est doux, poétique et charmant. Elle est accompagnée de David Donatien à la batterie et aux percussions, d’un bassiste et d’un clavier qui gère également les machines. Elle nous jouera bien sur ses tubes comme « New Soul » et « Too long » qui ont été bien adaptés pour le live. Elle reprend également au piano et à sa manière le tube « Toxic » de Britney Spears, et on redécouvre cette chanson avec toute l’émotion qu’elle arrive à nous faire passer. Un concert intimiste et assez envoûtant, bravo Yael mais les Bumcello jouaient en même temps donc je me dépêche d’aller voir la fin de leur set.

BUMCELLO, c’est un groupe atypique formé par Cyril Atef à la batterie, percussions et chant et de Vincent Ségal au violoncelle électrique. Ils viennent de sortir « Lychee Queen », leur nouvel album et nous le présente donc en partie sur scène. Leur musique électroacoustique n’a pas de limite, que ce soit au niveau de l’inspiration ou des influences. Elle vous fait voyager en étant teintée de trip hop, de pop, de dub, de ragga, de jungle, de hip hop, de rock… bref ils se font plaisir, ça se voit et ça s’entend. Scéniquement c’est sympa à voir, Vincent Ségal est impressionnant de dextérité et il maîtrise ses effets comme jamais, il nous balance des sons atypiques à tel point qu’on ne pense pas qu’ils sortent d’un violoncelle. Cyril Atef, lui c’est les rythmiques, le groove et le showman incarné. Ses percussions n’ont plus de mystère pour lui, et on le sent vraiment dans son élément. Son chant ressemble plus dans l’ensemble à des exclamations mais le public suit bien. Didier Wampas viendra même les rejoindre sur scène pour mettre une fois de plus le feu. Mais avec le monde qu’il y a, il est déjà temps de prendre place devant la grande scène car le concert des 10 ans va commencer.

Au programme de ce concert évènement, des reprises en duo ou en trio avec Renan Luce, Raphaël, Yael Naim et Asa, Grand Corps Malade, la Grande Sophie, Tété, Thomas Dutronc, Louis Bertignac, Didier Wampas, Jeanne Cherhal, Dj Zebra…..
Yael Naim et Asa reprendront notamment « Stand by Me » en version « nu soul », pour un joli petit moment intimiste. Louis Bertignac et Raphaël débarqueront avec leur guitare pour 3 chansons un peu longue. Très bonne prestation de C2C, 4 dj triple champion du monde DMC par équipe composé de 20syl et Dj Greem d’Hocus Pocus ainsi que de Dj Pfel et Dj Atom de Beatorrent. Une bonne grosse leçon de djing, et en plus en tâtant différents courant musicaux…Comment faire ce que l’on veut avec 8 platines ? Demande à C2C. Mais pour clôturer ce concert, tout le monde attend le retour des patrons du hip hop français, je veux bien sur parler de NTM. Un énorme cri aigu de Joey surgit des enceintes, ça y’est, ils débarquent pour mettre le feu à la scène pour 2 chansons. Ils commencent bien sur par « Qu’est-ce qu’on attend » tiré de « Paris Sous les bombes ». Scéniquement, fidèle à leur réputation, ils sont impressionnant, ça bouge et ça court partout comme des bêtes enragées, surtout Joey d’ailleurs. Cette chanson, fait exploser la foule, soit un peu près 60000 personnes, donc je vous laisse imaginer la cohue. Ils enchaîneront bien sur avec « On est encore là » de « Supreme NTM » qui prend encore plus son sens depuis l’annonce de leur retour. Bref un grand moment pour finir cette soirée.

Puis ce sont les Dub Pistols qui débutent la nuit electro. Les anglais fusionnent à tout va, ils mélangent aussi bien le hip-hop, la dub, la techno, le ska et même le punk pour en faire une musique futuriste, cosmopolite et rebelle. L’énergie est bien présente, ça bouge et ça assure bien. Ils nous auront fait une belle prestation mais j’ai trop pris de bons sons et de claques en 2 jours, il est temps pour moi de quitter le festival, la tête dans les étoiles.

Merci Solidays.


Plus d'infos sur: www.solidays.org

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Djinax

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