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Skabazac - Jour 2 - Festival en plein air à Sébazac (03-06-2006)
avec Seeed + Gentleman + Puppetmastaz + Fun Lovin Criminals + The herbalizer + Fishbone + Birdy Nam Nam + Dionysos + Saïan Supa Crew + ....
par Sligs

Ce sont les Berlinois de SEEED qui ouvre la grande scène avec leur reggae dance-hall qui dès le début enflamme le public. Tout simplement impressionnant, d’abord scéniquement car ils sont 12 sur scène (basse, batterie, dj, percus, sax, trombone, 3 charmantes danseuses et 3 chanteurs, rien que ça) puis par leurs présences : tout le groupe quadrillé par des tenues en rouge et blanc ponctuent leur show de petites chorégraphies, le tout ensoleillé par leurs sourires. Musicalement, le ton est donné par leur éclectisme. Une base reggae à laquelle se mêlent des arrangements hip hop, ragga, rock voir ska. Bref on sent vraiment beaucoup d’influences aussi bien au niveau des instruments que dans les chants. Un groupe à ne surtout pas manquer.

Puis arrive le grand Gentleman et son Far East Band. Décidément les allemands ont vraiment un don pour le reggae. Le style de se grand bonhomme du néo-roots est beaucoup plus porté sur des rythmes lents et une vibe lancinante. Le Far East Band commence tout seul et Gentleman reste caché pendant le premier morceau, comme à son habitude, laissant monter la foule dans l’incertitude. Et quand le monsieur pointe le bout de son nez, le public devient hystérique. Oui, Gentleman connaît la scène et sait jouer avec la foule. N’hésitant pas à réamorcer les montées quand il sent que la vibe n’y est pas par des pull-up’s, le dandy blanc du ragga, à su transporter ses fans dans une transe qui a fini par exploser avec son dernier morceau au consonance plutôt rock. Un concert fabuleux pour les amateurs du genre.

Il est maintenant l’heure de courir voir les Puppetmastaz et leur hip-hop bien loufoque aux allures de muppet show. Et comme d’habitude un son impeccable, une ambiance d’hystérique et des sons aussi fous que les artistes cachés derrière leurs marionnettes. Si leur dernier album a une consonance plus abordable que le premier, sur scène, ces rappeurs allemands (tient encore) nous font rentrer dans un délire complètement psyché à coup de discours engagé d’un Yoda révolté; ou encore de clone de leur plus célèbre figure du gansta-hip-hop of the wood. Ce n’est pas la première fois que l’on voit les puppets sur scène et en gros on peut dire : jamais déçu, toujours surpris, un public plus que bouillant et jamais 2 fois le même show. Que demande le peuple…

Et c’est le cœur meurtri, que l’on s’échappe voir ces vieux loups de Fun Lovin Criminal’s. Alors là attention, une ambiance de piano bar, malgré le fait qu’ils soient sur la grande scène et un groove qui fait perdre tous ses moyens. Ces new-yorkais au style jazzy hip-hop nous interprètent magistralement leur répertoire, passant d’une ambiance dansante à de suaves mélodies rappelant le grand Barry. Les gens deviennent tous fous quand le trio entame leur célèbre tube « scooby snack » mais malgré notre grande admiration pour ces racailles de l’amour on s’arrache vite fait pour mater The herbalizer.

On continu donc sur la lancée avec ce groupe Londonien, fan des sixties, qui nous transporte dans leur délire jazzy-groovy funk soul et bien d’autre style. Un délire porté par des cuivres hallucinants, des samples tirés de B.O. venus tout droit de Mars, le tout mixé à la perfection,une claque de plus.

Un peu plus loin, les Fishbone, viennent de commencer leur spectacle. On pensait être rassasié de notre appétit vorace de mélomane, mais là alors que l’on se demandait s’ils nous restaient encore des dents via toutes les baffes que l’on avait prisent, voila que de véritables fous furieux nous attirent dans leur ska-funk multicolores. On nous avait prévenu que sur scène, la bande à Angelo Moore, était de véritable furie mais quand on voit le leader dans une transe à la James Brown et un charisme façon Ray Charles, le tout alternant saxo et chant gospelo-soul, on ne sait plus vraiment comment on s’appelle. Du rock’n’roll, du vrai, de la sueur à grosses goûtes, de l’énergie comme on voudrait en voir plus souvent et tout çà joué par des musiciens qui enchaîne la scène depuis plus de 20ans, oui nous le clamont haut et fort, les Fishbone mérite bel et bien leur statut de groupe live, l’un des meilleur de la planète.

Il est temps maintenant, de passer dans un style de plus en plus bâtard en rejoignant les allumés de Birdy Nam Nam. Quatre platines, quatre virtuoses et rien que 2 oreilles pour apprécier cette folie musicale. Des rythmes cassés composés à la force du poignet, des instruments fabriqués sur mesure, oui les BNN arpentent les sillons de leurs galettes noires avec une pêche qui fait plaisir à voir. Leur style n’a pas de nom car c’est tout simplement avant-gardiste : un vaste mélange de hip-hop et d’éléctro, le tout relié par des prouesses techniques qui demande une maîtrise parfaite de leurs tourne-disques et une culture musicale sans précèdent. Si vous ne connaissez rien au deejaying laissez vous séduire par leurs musiques enivrantes et variées pour passer plus d’une heure de pur bonheur.

Finit la transe et les rêveries, avec un petit détour du coté de Monique la mouche; c’est une sorte de festi-concept où le principe n’est autre qu’un camion-toilettes exclusivement réservé aux filles avec un décor à la Flash Gordon, le tout avec un dj et un bar à thé: C’est génial !!! Comme dirait ce bon vieux Patrice S…

La folie est au rdv quand on perçoit dans le fond, les déjantés de Dionysos. Groupe de rock à la française, aussi original qu’euphorique, les dieux du vin nous font parcourir leurs contrées poétiques avec leurs histoires de monstres aimables portés par leur ambiance digne du cinéma de Terry Gilliam. Avec son énergie débordante, le chanteur et ses sauts de puces a donné avec ses acolytes un concert, une fois de plus, époustouflant.

Voila bientôt la fin de ce formidable festival, mais avant de laisser couler les larmes de la mélancolie du dur retour au quotidien, un dernier moment de joie envahit nos oreilles quand retentit les premières notes d’un Saïan Supa Crew énergique. Leur dernier opus étant plus dansant et mélodique que les précédents, le collectif de rap hors catégorie, nous embarque directement dans son monde avec des petites corés des jeux interactifs avec le public et surtout avec leur rythme qui fait étrangement bouger le bassin sans que l’on s’en rende compte. Mais le clou du spectacle est l’incroyable démonstration de human beat box par Sly the mic Buddha. Maîtrise, finesse, prouesse époustouflante; voila le résumé de la demi heure passé avec un homme et son micro face à une foule abasourdie.

Et voilu, merci à l’organisation qui a était, pour nous, sans faille, gros big up à la prog qui nous à fait rêver pendant 2 jours consécutifs sans un moment de répit, et un fat fuck off aux babyloniens qui au lieu de faire de la prévention ne savent que faire chier les festivaliers.

Plus d'infos sur: www.skabazac.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Djiax & Sligs

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