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Marilyn Manson - Zénith à Toulouse (29-11-2009)
avec Esoterika
par Olga

En 2009, que peut-on attendre de Marilyn Manson ? Après un "The Hgh End Of Low" qui n'a pas transcendé le grand public et quelques sets assez moyens dont celui au Hellfest cette année, on pouvait légitimement se demander comment le Révérend allait appréhender cette date toulousaine.
Arrivé sur les lieux un petit peu en avance, un rapide constat s'impose : le public est présent (même si ce n'est pas sold-out) puis le simple fait de l'évocation de Manson avive la flamme des ados en mal de "sensaaaations troooop foooortes" et terrorise toujours les parents venus amener leurs progénitures ce soir, au Zénith de Toulouse ("tu fais bien attention, hein ma chérie ?")
A l'entrée les "rabatteuses" du groupe distribuent des pass backstage aux groupies les mieux foutues pour une party d'after show…
Bref, rien de nouveau sous le soleil noir de Marilyn Manson.

Pour l'heure se sont les anglais d'Esoterika qui foulent les premiers la scène du Zénith sous les acclamations d'un parterre pressé d'en découdre.
Porté par un chanteur survolté qui arpentera en long, en large et en travers la scène, Esoterika va se jeter à corps perdu dans la bataille avec son rock métal peu original mais qui fait mouche auprès du jeune public. Il faut dire aussi que la belle bassiste amène pas mal de charme comme le noteront avec classe quelques mâles en rut…
Esoterika est conscient d'être totalement inconnu du public toulousain mais va mettre un point d'honneur à mettre sur pied un set assez court mais très compact dans lequel le quintet va s'employer à mettre une dynamique énergique. Le combo se donne à fond sur des brûlots accrocheurs mais trop mainstream pour retenir véritablement mon attention.
En définitive, même si Esoterika n'est pas ma tasse de thé, il faut avouer que les anglais ont su nous concocter un set sympathique qui a convaincu une large partie de l'audience… en attendant Marilyn Manson.

"Tiens, c'est marrant, je n'ai pas trouvé de photos convenables de cette nouvelle tournée de Manson sur le net…" notera l'inénarrable photographe Chazik.
Et pour cause ! Le Révérend va nous réserver un chien de sa chienne : une autorisation de prendre des photos du groupe seulement que sur le premier titre "Cruci-Fiction In Space"… dans lequel on aura droit à des lumières rouges et un énorme écran de fumée dans lequel on ne voit pas à un mètre. Qui plus est, la diva qui a des gants qui projettent des lasers, va prendre un malin plaisir à éviter les photographes et diriger ses trais lumineux vers les objectifs ! Enfin bon, passons…
Miraculeusement, le brouillard s'évaporera, les lights reviendront à la normale dès le second titre "Disposable Teens" et le groupe apparaîtra enfin au grand jour sous les yeux des fans survoltés et au téléphone portable en main. Le show peut enfin commencer. "Pretty As A Swastika", "Devour", "Coma White / Coma Black", Marilyn Manson et sa bande vont faire un rapide tour de leur carrière et donner au public toulousain une setlist assez classique afin de ravir les fans. Et ça marche plutôt bien même si le public reste assez sage durant une bonne partie du show avant que le Révérend ne se décide à communiquer avec lui pour lancer la machine. On a beau dire : l'homme a le sens du spectacle.
Cependant, telle une diva capricieuse Manson s'amusera à jeter son micro au sol, son pied de micro et tous ses accessoires puis demandera à ses roadies de lui amener des serviettes… qu'il jettera négligemment au sol afin qu'on vienne les ramasser. C'est aussi un côté de son personnage mais à la longue c'est assez chiant de voir des roadies courir partout sur la scène pour ramasser tout ce qu'il jette…
Qui plus est, le chanteur ne nous laissera pas un souvenir impérissable car il va se déchirer vocalement sur quelques morceaux et même chanter faux ! De leur côté, les monolithiques Andy Gerold à la basse (qui ne bougera que de quelques centimètres durant tout le show) et le revenant Twiggy Ramirez vont nous gratifier de quelques parties bien sympas qui font taper du pied (la reprise de Patti Smith "Rock N' Roll Nigger" ou "Dried Up, Tied And Dead To The World").

Mais il faut se rendre à l'évidence : ce show de Manson est très moyen par rapports aux shows grandiloquents et dégénérés d'avant. C'est sûr, l'homme sait toujours tenir un concert et focaliser l'attention sur lui, mais force est de constater que ce concert n'a pas d'âme véritable ni de spontanéité. Marilyn Manson et sa bande se contente du minimum syndical pour un public jeune et peu regardant qu'ils savent tout acquis à leur cause.
Visuellement parlant, rien à redire : les lights, les costumes et les backdrops s'enchaînent de manière quasi théâtrale et servent parfaitement l'univers de Marilyn Manson. Une manière de masquer un set bande mou ? Non pas spécialement car l'imagerie a toujours fait partie intégrante de la musique de MM mais il faut bien avouer que c'est un bon artifice pour faire passer la pilule… Seuls petits soubresauts sur cet électrocardiogramme désespérément plat, les terribles "Irresponsible Hate Anthem", "Sweet Dreams (Are Made Of This)", "The Dope Show" et "Disposable Teens" qui nous rappellent les heures de gloire passées du Révérend. C'est assez peu à se mettre sous la dent mais il faudra s'en contenter.
Marilyn Manson serait-il devenu l'ombre de lui-même ? Non, c'est juste que la magie n'opère plus trop (c'est un peu comme le père noël quand on sait qu'en fait c'est les parents…) et que l'homme n'a plus l'apanage du shocking depuis que son fond de commerce a été pillé par toute une ribambelle de groupes auxquels il a ouvert la voie, Slipknot en tête. De plus, la formation n'a plus rien à prouver depuis belle lurette. CQFD.
Après une petite heure et demie d'un show visuellement maîtrisé de bout en bout, Marilyn Manson terminera en trombe sur l'excellent "The Beautiful People" avant de disparaître de scène. Rideau. Les ados en transe cherchent à apercevoir le maître et à s'incruster backstage. Que nenni ! Seules les groupies les mieux foutues qui ont eu leur précieux sésame auront l'immense honneur d'y être conviées. Les autres – les gros(ses), les moches, les "pas assez lookés pour aller dans les loges avec le groupe", etc. – regagneront leurs pénates en faisant la gueule dans la voiture de papa/maman… Et oui, demain c'est l'école !

Au final, il est clair que Marilyn Manson surfe maintenant sur la vague de son succès et sur ses frasques passées. Fini le bon temps où le Révérend choquait le bourgeois, fini le bon temps où l’homme s’automutilait sur scène (sans trop se blesser, hein ?), fini le bon temps où l’on avait droit à un show complètement déjanté, maintenant Marilyn Manson se contente de faire du Marilyn Manson presque classieux et mou du genou afin de continuer son petit bout de chemin sans faire trop de vague, à l’image de son passage au Hellfest. On sent que le groupe n’est qu’une grosse machine qui fait son job. Rien de plus.
Les héros sont-ils fatigués ? Non, Brian Warner a vieilli, tout simplement… et nous aussi !


Un grand merci à Marie-Ange & Eva de Bleu Citron ainsi qu'à tout le staff du Zénith et bien sûr aux collègues photographes Chazik et Moocher.


Plus d'infos sur: www.marilynmanson.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Chazo et Moocher

Marilyn Manson - cliquez pour agrandirMarilyn Manson - cliquez pour agrandirMarilyn Manson - cliquez pour agrandir

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