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YEZZI Live Reports
Lofofora - Dagoba - Le Ramier à Toulouse (05-12-2008)
par Olga

Il est en ce moment de bon ton de descendre en flamme Dagoba. Après par mal de critiques lues à droite à gauche sur les forums et autres médias presse, il est clair que "Face The Colossus" ne fait pas l'unanimité auprès de certains metalheads qui reprochent au groupe d'en faire trop. L'occasion de pouvoir en juger par moi-même sur scène.
Qui plus est, les excellentissimes Lofofora seront aussi de la partie pour nous en mettre plein les oreilles presqu'un an après la sortie de son dernier disque "Mémoire De Singes".
Direction donc le Ramier (dans lequel Lofofora avait déjà joué il y a quelques années avec…Enhancer !) et les embouteillages à cause du salon de l'érotisme….Naaaaaan j'y suis pas allé, naaaaaan ! J'ai rien à me reprocher ! Pourquoi vous me regarder comme ça ?

Arrivé sur les lieux à 20h, Dagoba vient à peine de rentrer sur scène et lance d'entrée de jeu un "Abyssal" qui fait figure de fil directeur du set du point de vue de l'énergie. En effet, les marseillais vont faire monter l'ambiance et ne jamais lâcher la pression pendant toute la durée du concert. Quand je les avais vu la première fois sur scène à Toulouse lors de la première partie de Loudblast en 2004, Dagoba avait fait une super bonne impression scénique. Le moins que l'on puisse dire, c'est que 4 ans plus tard, nous avons à faire à une véritable machine de guerre, professionnelle jusqu'au bout des ongles !
Ainsi, sans jamais relâcher son étreinte sur la salle du Ramier, Dagoba va à la fois défendre son p'tit dernier controversé "Face The Colossus" de la meilleure des manières ("Back From Life", "Somebody Died Tonight", "Sudden Death"…) mais aussi rallier à sa cause un public vite happé par la puissance du groupe.
A ce titre, il faut avouer que les musiciens maîtrisent à merveille leur art ! Comme on pouvait s'y attendre, le batteur Franky Constanza va nous en mettre plein les oreilles en nous présentant un jeu de batterie tout bonnement hallucinant de technique et de feeling. C'est sûr, certains lui reprocheront d'en faire des (grosses) caisses (aha !) mais force est de constater que le batteur est au top niveau et qu'il peut se le permettre.
Devant, le frontman Shawter va aussi être à la fête et nous balancer des lignes de chant qu'il va moduler à loisir entre growls et chant clair comme il nous l'avait fait déjà entendre sur "Face The Colossus". Le chanteur prendra même la guitare sur "The Things Within" pour donner pas mal de relief au morceau même s'il est beaucoup plus à l'aise avec un micro dans les mains qu'une six cordes…
Quoiqu’on puisse en dire, ce soir-là moi j’ai vu sur scène un groupe très professionnel, sûr de lui, menant de main de maître un set carré de bout en bout. Certes, certains éléments peuvent paraître "clichesques" dans le petit monde du métal (demander au public de faire un circle pit ou un braveheart) mais force est de constater que l’audience s’y est pliée avec un engouement hors norme et que les marseillais ont su mettre en branle une dynamique…inébranlable !
Ce soir Dagoba a fait des émules, ce soir Dagoba a fermé la gueule de tous ceux qui leur ont craché dessus, ce soir Dagoba a prouvé à tout le monde qu’il avait une carrure internationale et ce soir Dagoba a été irréprochable sur tous les points. La France peut s’enorgueillir d’avoir un groupe d’un tel calibre qui possède toutes le cartes en main pour s’imposer parmi l’élite européenne et ricaine. Et dire qu’une partie des fans ne soutient pas le groupe en lui reprochant d’en faire trop…c’est à n’y rien comprendre !
En ce qui me concerne, si "Face The Colossus" ne m’a pas laissé un souvenir impérissable notamment par sa production "too much", je dois avouer que Dagoba m’a convaincu sur les planches. C’est ça l’apanage d’un grand groupe…

Après un rapide changement de plateau, les vétérans de Lofofora rentrent en scène avec le sourire aux lèvres. Reuno et sa bande sont en terrain conquis d’avance mais le groupe compte bien se donner à fond pour nous faire saigner les cages à miel.
Cependant, la dynamique énergique de Lofo va connaître un premier temps d’arrêt suite à quelques problèmes de la tête d’ampli de gratte obligeant les roadies à s’activer sur la scène entre deux morceaux. Ce vieux briscard de Reuno – en grand professionnel qu’il est – va transformer ce coup du sort en une belle partie de rigolade en improvisant une petite java de comptoir façon prolo de PMU et en nous racontant quelques blagues ("quelle est la différence entre un 69 et un chalet suisse en pleine montagne ? La vue…").
Quelques minutes plus tard, la machine Lofofora se relance comme si de rein n’était pour envoyer la sauce. Reuno et sa bande ne sont pas là pour faire de la figuration ou se reposer sur leurs lauriers. Mais derechef, les problèmes techniques refont surface et le morceau est arrêté net. Là où d’autres se seraient pris un véritable coup de colère, Reuno continuera son one man show en attendant que le staff de Dagoba n’installe sa propre tête d’ampli de guitare. Pendant que les réglages n’en terminent plus, le frontman nous sortira une nouvelle salve de blagues, de nouvelles improvisations chantées à capella (de la java, toujours) et se demandera même s’il ne serait pas mieux de monter une chorale de Lofofora pour pallier à tous ces problèmes techniques…
Bref, après ce long interlude, le quatuor reprendra son set avec une énergie incroyable. Le professionnalisme du combo et le charisme de Reuno auront vite fait oublier les désagréments au profit d’une musique toujours aussi attractive et brute de décoffrage. Même si une place prépondérante est laissée au p’tit dernier "Mémoires De Singe" et "Aux Choses Qui Nous Dérangent", le groupe n’hésitera pas à faire un petit retour sur sa carrière discographique pour nous ressortir de derrière les fagots les hymnes qui nous ont bercés comme "L’Oeuf " sur lequel le public chantera en chœur avec Reuno. Certains fans viendront même pousser la chansonnette avec le maître entre deux slams.
Avec une bonne dose de second degré et de cynisme, Lofofora égratinera le gouvernement en place avec des titres intenses comme "Tricolore", "Envie De Tuer" ou "Amnes' History"… Malgré le poids des années, le quatuor a toujours faim et semble toujours aussi enragé. Prenez-en de la graine les djeun's !
Ambiance, convivialité, sourires, communication, bonne musique…une recette simple pour un Lofofora toujours aussi fédérateur, mais qui a toujours fait ses preuves. C’est encore le cas ce soir.

Une p'tite blague de Reuno pour terminer ce live report en franche rigolade :
C'est un gars qui rentrent dans un bar et il commande au patron du troquer 3 bières.
- Des pressions ? lui dit le barman
- Non, alcoolisme !

Merci à Emilie de Première Pression, Rose Vignat de Season Of Mist et tout le staff du Ramier

Set list Lofofora
Mémoire De Singes
Nous Autres
Dernier Jugement
Au Secours
Psaume
L'Oeuf
Envie De Tuer
Amnes' History
Les Choses Qui Nous Dérangent
Tous Les Mêmes
Tricolore
Enfant Du Chaos
Nuit Blanche
Autopilote
Nobody's Perfect
Le Fond Et La Forme
Trop


Set List Dagoba

Abyssal
Face The Colossus
The Man You're Not
Back From Life
The Nightfall And All It's Mistake
Somebody Died Tonight
The Fall Of Men
It's All About Time
Sudden Death
The Crash
The Things Within
The White Guy 1


Plus d'infos sur: www.lofofora.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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