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Deep Purple - Zénith à Toulouse (03-12-2009)
avec Gotthard
par Olga

"Smoooooke on the waaaaaater"…qui n'a jamais chanté ce refrain et tenter de reproduire les accords de guitare devant sa glace ? Personne.
Depuis maintenant des décennies, les anglais de Deep Purple, véritables rescapés parmi les dinosaures du rock trépassés comme Led Zeppelin ou Black Sabbath, continuent de faire vibrer les foules au son de son délicieux hard rock à la sauce 70's.
Et même si le groupe est maintenant vu comme une "machine à tourner dans les Zénith" plutôt qu'un groupe à part entière qui sort des albums à tour de bras, il faut bien avouer que Deep Purple possède encore une aura digne de ce nom dans le monde du hard rock et du rock en général.
Après avoir influencé des milliers de groupes et fait headbanguer des millions de têtes chevelues (et maintenant sans plus aucun cheveux pour certaines), les papis du rock sont toujours dans la course et viennent de poser leurs amplis dans le sud de la France (l'air est plus doux pour leurs grands âges ?) au Zénith de Toulouse, avec les suisses de Gotthard.

C'est à 20 heures précises que les helvètes rentrent en scène. Leur mission de ce soir et de cette tournée est de défendre le dernier – très bon – album "Need To Believe" chez AFM Records mais aussi de se faire connaître par le public français.
D'entrée de jeu, "Unspoken Words" va lancer les hostilités et permettre à Gotthard d'appâter le chaland avec sa musique rock parfaitement dosée et une bonne dose d'énergie qui fait taper du pied et fait s'envoler le sébum capillaire. L'excellent chanteur Steve Lee va faire des merveilles avec ses lignes de chant haut perchées, son sens du spectacle et de la communication.
On sent que Gotthard est heureux d'être là et que chaque note jouée est un véritable plaisir pour les suisses qui vont arpenter la scène dans tous les sens. Ça fait énormément plaisir de voir qu'un groupe de cette envergure continue de s'attaquer aux marchés voisins de la Suisse et de l'Allemagne avec autant d'aplomb et de savoir faire ("Gone Too Far", "Lift You Up"). Et même avec toutes ses années d'expérience et de concerts, Gotthard se donne à fond sans tromper son public. Prenez-en de la graine les jeunes !
En plein milieu du set, le groupe va calmer un petit peu le jeu pour que le public reprenne son souffle le temps de quelques morceaux en acoustique. On retrouvera donc Steeve Lee et Leo Leoni avec une guitare sèche pour quelques petites minutes mélodieuses. On sent que les deux musiciens sont en parfaite harmonie et ils vont faire en sorte de partager ce petit moment de complicité avec l'audience. Et ça marche ! Il ne sera pas rare d'entendre des fans chanter en chœurs les morceaux avec Steeve et Leo. Quelques grammes de finesse dans ce monde de brutes…
Cette aparté passée, Gotthard va revenir aux choses sérieuses avec "Shangri La", "I Don't Mind" et "Oskar" qui vont reprendre la même dynamique du début de ce set pour ne pas relâcher la pression. On est en face d'un groupe sûr de lui et avec une personnalité bien affirmée ("Gone Too Far"). En ce sens, Steve Lee va se révéler être la pièce maîtresse de Gotthard puisqu'il va, à lui seul, focaliser toutes les attentions au fil d'une prestation de haut niveau. "Il y a du Steven Tyler en lui", diront certains… et force de constater que c'est plutôt vrai !
Au bout de quelques titres, les suisses termineront sur le terrible "Anything Anywhere" afin de mettre tout le monde d'accord. Après 50 minutes d'un show maîtrisé de bout en bout, Gotthard se sera mis le public toulousain dans la poche avec l'art mais aussi la manière. Steve Lee et sa bande peuvent repartir avec la satisfaction du devoir accompli : Gotthard a toutes les cartes en main pour s'imposer auprès du public français comme il l'a déjà fait en Suisse et en Allemagne. Nul doute que cette tournée avec Deep Purple ne lui ouvre de nouvelles portes…

Après un très rapide changement de plateau, le dinosaure va se mettre en place pour un "Highway Star" endiablé. La scène est dépouillée et large mais Deep Purple va en prendre toute la mesure dès les premières minutes à partir du moment où Ian Gillan va venir pousser la chansonnette sous les ovations d'un zénith déjà en transe. L'homme est énormément marqué par toutes ses années passées dans le monde du rock n' roll là où chaque ridule compte pour 20 ans de plus que celle d'un employé de bureau, mais sa voix n'a rien perdu de sa superbe !
C'est sûr, les musiciens ne sont pas de toute première jeunesse et la prestation de Deep Purple n'est pas comparable avec l'énergie déployée dans les 70's mais force est de constater que les papis possèdent encore de solides restes (mention spécial à Ian Paice) et prennent vraiment plaisir à jouer ce soir. Mieux encore, on sent parfois que Deep Purple retrouve le feu sacré de la belle époque ("Rapture Of The Deep", "Wring That Neck", "Fireball", "Contact Lost"). Plus de 60 ans dans les artères mais toujours 20 ans de cœur !

Certes, Deep Purple est une machine bien huilée qui ne laisse que très peu de place à l'improvisation mais la dynamique mise en place ainsi que l'enchaînement des trames du spectacle sont tout simplement imparables. C'est pourquoi chaque morceau sera savamment amené avant de littéralement exploser dans un climax des plus jouissif qui ravira un public aux anges ("Strange Kind Of Woman", "The Well Dressed Guitar"). Ajoutez à cela un son excellent et un jeu de lumière qui met parfaitement en valeur les musiciens et la musique elle-même et vous obtenez un chaud à l'américaine…la froideur en moins ! D'ailleurs, les angliches le savent : ils sont ici en terrain conquis. Cependant, ils vont mettre un point d'honneur à nous envoyer un set bien rôdé qui ne souffre d'aucun temps mort ni baisse de régime ("Sometimes I Feel Like Screaming"). Et même les sempiternels soli de guitare, de basse et de clavier passeront extrêmement bien ! C'est dire…
Car le moins qu'on puisse dire c'est que Deep Purple connaît son affaire depuis plus de 40 ans ! C'est pourquoi Ian Gillan et sa bande vont dérouler tranquillement des brûlots piochés dans l'immense carrière du groupe et ainsi ravir tous les fans, toutes générations confondues ("Space Truckin", "Hush", "Maybe I'm A Leo"). Le groupe ne surprend pas dans sa setlist mais surprend dans son envie d'en découdre. Et à ce petit jeu-là, le virevoltant bassiste Roger Glover va nous en mettre plein la vue avec un jeu très nerveux et haut en couleur. L'homme fait véritablement corps avec sa basse et apporte énormément de relief et de groove à l'ensemble ("Highway Star", "Wasted Sunsets", "No One Came"). Derrière, le discret claviériste/organiste Don Airey va s'avérer être un maillon essentiel de la chaîne Deep Purple, puisque il y apportera une solide base très harmonique et accrocheuse.
On sent bien qu'on a à faire à un groupe qui surfe sur sa fantastique notoriété depuis pas mal de temps maintenant mais que les musiciens se font plaisir. Et c'est ça qui fait la différence. Voir un Ian Gillan tout sourire ou un Roger Glover bouger dans tous les sens, c'est quelque chose qui prend aux tripes. Le public va en avoir pour son argent et terminera lui aussi le sourire aux lèvres. Deep Purple fait mouche et il le sait.
Inutile donc de trop forcer son talent et d'aller au bout de soi-même pour ravir l'audience du Zénith, les titres parlent d'eux-mêmes : "Things I Never Said", "Fireball", "The Battle Rages On", "Strange Kind Of Woman" et bien sûr l'immense "Smoke On The Water" qui fait hérisser les poils. Que demande le peuple ? Il voulait du rock…il en a eu !
Deep Purple terminera en trombe par un rappel digne de ce nom avec le mythique "Black Night" en point d'orgue.
Une affaire rondement menée.

Au final, même si Deep Purple n'aura surpris personne avec son (hard) rock et sa setlist composé exclusivement de titres mythiques, le groupe a réussi à toucher le cœur d'un public venu en masse pour voir cette légende vivante. Et le tour de force des anglais ce soir, c'est d'avoir réussi à fédérer plusieurs générations de fans : du papi fan du groupe de la première époque, au petit fils venu découvrir le groupe tout en passant par le père entre deux âges bercé au son de Ian Gillan et de sa bande. La grande classe.
Ce véritable Dinosaure vivant (ou artistiquement mort diront certain) continue de défier le temps et rassembler les foules autour de lui et de sa musique. Oui, ce soir Deep Purple vient de prouver qu'il est intemporel.




Set list

Highway Star
Things I Never Said
Maybe I'm A Leo
Wring That Neck
Strange Kind Of Woman
Rapture Of The Deep
The Well Dressed Guitar
Wasted Sunsets
Fireball
Bass Solo
The Battle Rages On
Contact Lost
Guitar Solo
Keyboard Solo
Sometimes I Feel Like Screaming
No One Came
Smoke On The Water
----------
Speed King
Space Truckin'
Hush
Black Night


Setlist Gotthard

Unspoken Words
Gone Too Far
Top Of The World
Need To Believe
Acoustic Juke Box
Shangri La
I Don't Mind
Oskar
Lift You Up
Anything Anywhere

Plus d'infos sur: www.deeppurple.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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