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YEZZI Live Reports
Asfixia - Fatal Nunchaku - Pavillon sauvage à Toulouse (05-08-2007)
par Olga

J'en avais entendu parler mais je n' y étais jamais allé au Pavillon
Sauvage. Le Pavillon Sauvage est un squat sympatoche qui organise
quelques concerts libres et indépendants, affranchis de toute contrainte.
Suivant une ligne directrice ouvertement libertaire et artistique, le squat
accueille en son sein plein de personnes différentes de tous âges et
de toutes conditions sociales et bien sûr les activistes de la scène
underground de France et de Navarre…Ce sont les catalans d'Asfixia et les
locaux de Fatal Nunchaku qui seront à l'honneur ce soir pour un set
(d)étonnant, énergique et parfois tendu comme un string. Retour sur une
soirée mémorable…

Contexte : Arrivé sur les lieux à 19h, aucun groupe n'est encore en
place. Je me pose donc pour boire des bières (à prix libre) sur les tables
dans le jardin du squat en attendant bien tranquillement un habitué
des lieux, le sieur Vi(n)ce, éminent membre des TLP et bassiste émérite
de la très célèbre formation Jet Set les MochesPoppies…Après quelques
bières, il arrive sur les lieux. On boit des bières. Plein. Et on n'est
pas les seuls !

Après environ une bonne heure et demie de "buvage" de bière (soit
environ 52 chacun), Fatal Nunchaku se prépare à rentrer dans l'arène (le
salon du squat, en fait). Distillant avec subtilité et délicatesse le
grind à tendance punk, le trio toulousain va nous balancer 23 titres bruts
de décoffrage en une petite demie heure assez intense. Armé d'un
batteur au jeu épileptique et d'un chanteur/guitariste efficace, le combo va
faire monter la température en un rien de temps grâce à ses
compositions qui fleurent bon le cadavre en putréfaction plutôt que la belle rose
du matin (c'est du grind qui défouraille sévère, quoi). Bien que le
style ne soit pas ma tasse de thé (qui plus est, je bois de la bière ce
soir, mouhahahahahahaaaaaarrrggghhh), je dois avouer que les Fatal
Nunchaku m'ont fait une très bonne impression. Il y a un an et demi, le trio
avait ouvert pour Rotten Sound et Sayyadina et malgré une apparente
jeunesse, ils avaient posé les bases de leur musique. Aujourd'hui, ces
bases ont évolué et la prestation s'en ressent. A la fois énergique et
bien mené grâce à beaucoup de communication et un évident plaisir à jouer,
le set va rapidement faire bouger le public dans un furieux pogo qui
aura raison du lustre du salon et de quelques tapis de sol. La chaleur
et la bière aidant, l'ambiance commence à être surchauffée (dans les
deux sens du termes) et nous promet que du bon pour la suite…D'autant plus
que l'audience afflue de plus en plus dans le petit salon et que le
groupe est de plus en plus à l'étroit.
Quoiqu'il en soit, le trio gère bien sa musique et continue de délivrer
sa puissance sonore avec beaucoup d'aplomb et de maîtrise (les plans
de batterie sont à tomber parterre…ce qui doit expliquer les chutes des
personnes les plus bourrées du public).
Après un dernier morceau où certains viendront pousser la chansonnette
dans le micro, Fatal Nunchaku va nous gratifier d'un intense rappel
dont mon épaule s'en souvient encore. Très bon.

Re-contexte : Après cette folie d'une demie heure, tout le monde se
jette à la cuisine/buvette pour se désaltérer avec de la bièèèèère.
Quelques esprits s'échauffent dans la maison et dans le jardin. Il fait
chaud, on sue, on picole, on a mal aux oreilles…on est bien, quoi !

Après des bières dans le jardin (c'est à peu près la 78ème de la
soirée), les catalans d'Asfixia s'installent dans les lieux. Un pogo
commence, alors que le groupe fait une petite balance. L'ambiance monte, la
chaleur aussi…
Le set des espagnols commence sur les chapeaux de roue et la musique
crust punk hxc du quatuor va faire mouche d'entrée de jeu car le public
de plus en plus nombreux est au taquet. Public éclectique puisqu'on y
trouvera des punks, des fous, des pas fous et même un peintre en bâtiment
des pays de l'est qui fêtent son 33ème printemps (j'y reviendrai plus
tard…). Avec sa ligne directrice ouvertement vegan et révoltée, Asfixia
nous assène une musique tonitruante jouée avec les tripes. La
frontwoman – louant les vertus de la nature à tous les points de vues et sous
toutes les coutures – crache ses tripes dans le micro nous gratifie de
lignes de chant hurlées qui témoignent de toute sa sincérité dans son
approche musicale. Au fur et à mesure que le set se déroule, le monde
afflue de plus en plus (et de plus en plus bourré) au travers d'intenses
pogos. Asfixia se retrouve vite asphyxié (c'est le cas de le dire) et
acculé vers la batterie, elle-même acculée contre le mur du petit salon.
L'ambiance devient électrique et le bassiste s'évertuera à bousculer
pour la énième fois mon nouvel ami des pays de l'est (oui, celui qui a 33
ans…) qui me tiendra la grappe pendant quelques bonnes minutes pour au
final s'écrouler lamentablement du côté des amplis du groupe (non sans
m'avoir fièrement montré ses deux téléphones portables pour prendre
des photos…mais j'ai pas compris pourquoi…).
A partir de ce moment-là "c'est comme si le scénariste de la soirée
était parti en vacance" (comprenne qui pourra…) car tout va partir en
live.
Visiblement énervés, les musiciens continuent leur implacable set de
sauvage jusqu'au moment où quelqu'un touche les toms de la batterie.
Premier arrêt au milieu du morceau. Après avoir viré l'intriguant, Asfixia
se remet en selle et enchaîne ses brûlots crust redoutablement
interprétées par une vocalise qui vit son trip à fond…jusqu'à un second arrêt
suite à quelques personnes dans le public qui deviennent de plus en plus
ingérables puisqu'ils touchent les instruments.
Après de longues minutes de palabres et de grand n'importe quoi qui va
dans tous les sens :
- Des gens bourrés qui parlent en français à des catalans qui ne
parlent qu'espagnol en leur expliquant qu'il
faut-continuer-à-jouer-sinon-c'est-pas-cool-et-que-la-vie-il-faut-se-donner-à-fond-pour-y-arriver…
- Des mecs qui s'embrouillent…
- Un mec des pays de l'est qui me dit : "tu veux faire bagarre avec moi?" (avec l'accent roumain ou bulgare)…
Devant ce grand cirque burlesque digne des Marx Brothers, on va boire
des bières.
Une dizaine de minutes plus tard, Asfixia repart de plus belle dans une
prestation énervée et finira par mettre tout le Pavillon Sauvage à
genoux (les autres sont couchés, imbibés et raide morts…).
Du grand art et un grand professionnalisme devant l'irrespect assez con
de certaines personnes !

En définitive, c'est ce que j'appelle une soirée mémorable dans un
endroit assez fou. L'esprit libertaire du lieu et des personnes qui le font
vivre trouve ici un fort écho au vu du grand nombre de personnes
présentes sur les lieux. Même s'il y a eu quelques petits dérapages ici et
là, suite à l'alcool et la chaleur, la soirée s'est déroulée dans une
ambiance délicieusement chaotique et somme toute excellente avec un petit
peu de recul et d'humour second degré. En plus la bière elle est pas
chère et ils font de bonnes crêpes.

Epilogue : Après le concert, le jardin du Pavillon Sauvage fait office
de buvette géante où les personnes encore présentes refont le monde
mais mon nouvel ami roumain/bulgare/d'un autre pays de l'est est parti
fêter ailleurs ses 33 ans avec ses deux portables. Après un rapide passage
à l'épicerie de nuit (pour ne pas faire la queue dans la cuisine), la
bière recoule à flot. Il est 1h du mat', demain je bosse à 7h et je
suis imbibé de bière.
D'ailleurs j'écris cette chronique du bureau, j'ai mal à la tête, la
gueule enfarinée et j'ai envie de dormir…ça doit pouvoir se lire dans mes
lignes tout ça, non ?


Plus d'infos sur: www.myspace.com/asfixiavegan

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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