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YEZZI Live Reports
Alice Cooper - Le Zénith à Toulouse
avec The Treatment
par Olga

Alors que d'autres étaient élevés au Banania et à Chantal Goya, moi j'avais de la bière dans mon biberon et mes berceuses étaient rythmées par Alice Cooper... Oui, mes parents m'ont fait grandir au doux son de la musique du sieur Vincent Furnier, et autant vous dire que l'homme a eu une grande place dans mes futurs choix musicaux d'adolescent prépubère et boutonneux (la (re)découverte du monsieur au fil des "Constrictor", "Raise Your Fist And Yell", "Trash" ou "Hey Stoopid" m'a fait l'effet d'un éléctrochoc).
Après avoir eu le poil hérissé et les larmes aux yeux telle une groupie décérébrée (pléonasme ?) lors du concert d'Alice Cooper dans le cadre du Hellfest 2010, j'attendais avec impatience le retour du prince des ténèbre dans notre hexagone. Et quelle ne fût pas ma surprise quand j'ai appris que la tournée "No More Mr Nice Guy" passerait par Toulouse (dans mon chez moi) en cette fin d'année ! J'en aurais presque pleuré de joie, tiens...

Bref, c'est donc en jour sacré du 5 novembre de l'an de grâce 2011 qu'Alice Cooper vient fouler les planches du Zénith toulousain...pour notre plus grand plaisir. Pour MON plus grand plaisir, oui ! (oh...j'ai souillé ma culotte...). Me voilà donc apprêté à (re)voir l'idole de ma jeunesse, mon papa, ma maman, ma nounou : Alice Cooper.
Joli pantalon, jolie chemise, chaussures cirées, raie sur le côté. Je suis paré...

Après plusieurs incertitudes quant à la présence d'une première partie pour la date toulousaine, The Treatment foule les planches devant un zénith très clairsemé. Pour les heureux qui ne connaissent pas ce groupe, il s'agit ni plus ni moins qu'une énième formation à mèches-jeans moulants officiant dans un Rock/Glam très mais alors très classique. Tout n'est que cliché dans la prestation et la musique des Anglais: postures, riffs, chant, franges, short moulant bleu ciel ras la fève, batteur expressif mais uniquement dans le lancement de baguettes, refrains bariolés et agaçants,… bref, du bon gros caca fluo tout ça.

Néanmoins, The Treatment m'a séduit malgré eux car j'ai pris d'interminables fou-rires en voyant le frontman demander désespérément au public de chanter des refrains inconnus pour la majorité des gens présents ce soir tout en prenant des postures de modèles de magazines (cela m'a fait penser à un sketch de Kad et Olivier pour "La Compilation des Chanteurs Inconnus" avec Jean-Michel Avou). Après 30 minutes de franche rigolade, The Treatment cède sa place à du vrai Rock N'Roll. (Kdy)

L'immense backdrop de la tournée monté sur le devant de la scène (un frontdrop donc), il ne reste plus qu'à patienter jusqu'à l'arrivée du maître. En attendant, le zénith est bercé par le dernier bébé en date du sieur Cooper : "Welcome 2 My Nightmare". Une habile manière de nous mettre dans le bain avant le début du show…

L'arrivée d'Alice Cooper (c) Metal Sickness 2011

Les lumières s'éteignent. En intro, la grosse voix de Vincent Price détonne avant qu'Alice Cooper n'entre en scène sur une immense chaire avec "The Black Widow" : le set est bel et bien lancé ! Et pour une fois, on ne se plaindra pas du son du Zénith qui fait bien honneur à la musique d'Alice Cooper : l'homme est bien en voix et les musiciens au top ! Il faut dire aussi que le sieur Furnier a toujours su s'entourer de fines gâchettes avec Chuck Garric à la basse, Glen Sobel à la batterie, le nerveux Tommy Henriksen à la guitare, le vieux briscard Steve Hunter à la rythmique (l'homme a un CV long comme mon bras. Il a joué avec Lou Reed, Peter Gabriel et bien d'autres. Il a même participé au terrible "Billion Dollar Babies" de 1973) et bien sûr la charmante Orianthi Panagaris qui va remporter tous les suffrages ce soir. En effet, du haut de ses 26 ans, la bougresses va tenir des soli et des rythmiques implacables et donner le change à ses partenaires.
Une recrue de choix pour Alice Cooper. On est loin du physique musculeux de Kane Roberts mais c'est plus agréable à regarder, quand même !

Alice Cooper et Orianthi Panagaris (c) Metal Sickness 2011

Contre toute attente, cette tournée "No More Mr Nice Guy" ne va pas mettre en avant le dernier album en date "Welcome 2 My Nightmare" et faire le lien avec le show mythique du "Welcome To My Nightmare" de 1975 mais nous replonger dans une ribambelle de classiques d'Alice Cooper qu'on n'imaginait plus réentendre. Ainsi, au fil d'un set théâtralisé et millimétré, on va avoir droit à quelques perles comme "Under My Wheels", "Billion Dollar Babies", "Is It My Body", "I'm Eighteen" et l'immense "Halo Of Flies" ! Mine de rien, ces titres là ont 40 ans (!), et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils tiennent toujours autant le haut du pavé avec des arrangements qui collent bien aux sonorités actuelles.
Mais loin de rester figé dans le lointain passé, Alice Cooper va aussi nous réserver un extrait de son dernier album (en annonçant un "new song" écrit sur le dos de sa veste), "I'll Bite Your Face Off" assez rentre dedans. De même, on aura droit à un costaud "Brutal Planet" qui mettra vite les pendules à l'heure et qui feront taire les mauvaises langues : Alice Cooper a toujours la pêche !

Chuck Garric / Orianthi Panagaris / Tommy Henriksen / Steve Hunter (c) Metal Sickness 2011

Comme à son habitude, l'homme ne communiquera pas avec le public, préférant se concentrer sur les enchaînements des différents tableaux de sa "pièce de théâtre" qui verront s'enchaîner des hits comme "Muscle Of Love" et la ballade "Only Women Bleed" (avec une valse entre Alice et un mannequin), ou bien "No More Mr Nice Guy" et un "Hey Stoopid" repris en chœur par un public déjà tout acquis à la cause du prince des ténèbres… Revisitant une large partie de sa carrière, Alice Cooper va surprendre ses fans en nous sortant de derrière les fagots un "Clones (We're All)" issu du "Flush The Fashion" de 1980, un album mélangeant rock et new wave, qu'on croyait relégué aux oubliettes depuis 30 ans (même si les Smashing Pumpkins avait repris ce titre en 1996 dans le coffret "The Aeroplane Flies High…). Loin de l'ambiance froide et épuré de "Flush The Fashion", cette version live va s'avérer être un véritable brûlot. Quelle claque !
De même, on aura droit à un immense Frankenstein sur scène (un peu comme le Eddie d'Iron Maiden) sur "Feed My Frankenstein" du plus bel effet avant de passer au gros hit de 1990, "Poison".

Frankenstein et Chuck Garric (c) Metal Sickness 2011

C'est "I Love The Dead" qui se chargera d'annoncer (le début de) la fin du set avec la décapitation d'Alice Cooper toujours aussi impressionnante. Pour clore, le morceau c'est le bassiste Chuck Garric qui se chargera de chanter la fin du morceau, et le moins que l'on puisse dire c'est que l'homme tient bien sa place. On sent qu'Alice Cooper possède un line up du feu de dieu qui n'est pas sans rappeler les Kip Winger et autres Al Pitreli…
Dès les premières notes de "School's Out", le public explose et reprendra à plein poumon le refrain du morceau comme un seul homme. Alice et sa bande se permettront même d'intégrer dans le titre des parties d'"Another Brick In The Wall" de Pink Floyd. Putain !
En guise de rappel, Alice Cooper va porter l'estocade avec un bon vieux "Elected" surpuissant... Alice président !

A l'arrivée Alice Cooper a su mettre tout le monde d'accord en l'espace d'une petite heure et demie: c'est bien lui le patron ! Du haut de ses 63 ans, l'homme possède encore un solide charisme et un chant qui tient bien la route tout au long d'un show plus que bien huilé.
C'est sûr, on aurait aimé que ça dure un peu plus longtemps pour pouvoir entendre d'autres classiques comme "Welcome To My Nightmare", "Killer" ou "Trash" ou bien qu'Alice Cooper aille encore piocher dans sa discographie du début 80's comme il l'a fait avec ce très bon "Clones (We're All") qui nous a mis l'eau à la bouche... mais ce ne sera (malheureusement) pas le cas ! Rââââh ! Dommage, car j'aurais bien aimé entendre quelques morceaux issus de disques comme "Special Forces" ("Who Do You Think We Are ?", "Seven & Seven Is"…), "Zipper Catches Skin" (le terrible "(I Am) The Future" - la B.O. du mythique "Class 1984" -, ou même "DaDa" ("Former Lee Warmer")...
Au lieu de ça, l'homme a préféré nous servir une prestation intense et maîtrisée d'une heure et demie plutôt que de jouer plus de deux heures avec le risque de se fatiguer et de baisser de régime. Frustrant pour nous certes, mais hautement compréhensible...

En fin de compte, Alice Cooper a prouvé que le monde du metal actuel pouvait encore compter sur lui. L'homme a su enterrer le rock psychédélique des 60's, développer son style dans les 70's pour devenir une icône, survivre aux 80's, ressuciter dans les 90's, survoler les 2000's et ne pas lâcher la barre de cette nouvelle décennie. Increvable, j'vous dis...
Setlist Alice Cooper

Vincent Price intro
The Black Widow
Brutal Planet
I'm Eighteen
Under My Wheels
Billion Dollar Babies
No More Mr. Nice Guy
Hey Stoopid
Is It My Body
Halo Of Flies
I'll Bite Your Face Off
Muscle Of Love
Only Women Bleed
Cold Ethyl
Feed My Frankenstein
Clones (We're All)
Poison
Wicked Young Man
I Love The Dead
School's Out (Another Brick In The Wall Part. II)
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Elected

Plus d'infos sur: alicecooper.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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