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Tal K Mas
par Djinax le 25-01-2008

Il aura fallu six ans pour que Tal K Mas sorte "Le fils des cendres", son 1er album. Digne succésseur de l'EP "2050", le groupe a su recentrer ses envies et produire un disque à son image. Rencontre avec la bande au complet...

On commence par une petite présentation du groupe

Plux : Eh bien, ça fait 6 ans que Tal K Mas existe. Il y a eu quelques changements de line-up mais l’effectif est fixe depuis 4 ans. Nous avons sorti « 2050 » il y a quelques années, un EP 4 titres que nous avons bien défendu sur scène avec une bonne petite tournée de 50 dates un peu partout en France. Puis nous nous sommes mis à composer notre premier album : « Le fils des cendres ».


Un petit mot sur vos influences pour essayer de vous cerner

Plux : On a tous des influences différentes, on fait un peu un mélange de tout ce qu’on écoute. Moi c’est beaucoup de reggae, ragga, et de hip-hop. Mais le métal, c’est ce qui nous relie tous. Chacun a plus ou moins son style, pour un ça va être le death, l’autre le hardcore, le rock… bref, beaucoup de choses.
Koogar : Au final, nous sommes assez éclectiques. Chacun essaie de faire des compromis artistiques pour que tous les membres y trouvent leur compte. C’est ce qui fait aussi un peu notre « style » du coup.


Là, vous sortez votre 1er album, selon vous, quels sont les changements par rapport à l’EP ?

Plux : Je pense que l’on s’est affirmé dans notre style. Je dirais que dans l’ensemble, cet album plus cohérent et homogène tout en continuant à fusionner les styles. L’album est plus rock avec un peu plus de violence.
Ben : Oui, c’est plus hardcore. Avant, c’était plus de la fusion avec de longues chansons très fournies. Maintenant, c’est plus direct et énergique.
Koogar : C’est également un peu plus sombre. Mais on aime aussi les mélodies donc c’est un peu emo-kiss parfois (rires) et le chanteur guitariste est fan de Patrick Fiori donc ça se ressent aussi (rires).


Comment s’est passé l’enregistrement de l’album ?

Niko : Rapide et efficace. (rires ironiques)
Plux : On a effectivement pris le temps et mis du temps, ça a été un mélange des deux. On a chacun des vies professionnelles assez chargées à côté de ça… Ce qui n’aide pas. Mais on voulait réussir à trouver ce qui nous correspond, une sorte d’osmose… Par exemple, il m’est arrivé plusieurs fois de réécrire mes textes pour que ça corresponde à ce que je voulais. Et puis, au fur et à mesure, comprendre la couleur que l’on voulait donner à l’album.


C’est donc vous qui avez enregistré l’album

Plux : On a effectivement enregistré l’album tout seul, c’est de la home édition, comme le EP d’ailleurs. En revanche là, on a été aidé par Baptiste B qui a été notre ingé son sur l’album, il l’a mixé et en partie masterisé. Là aussi, ça a pris de temps. En studio, ça aurait été impossible. C’est notre façon plus ou moins indépendante de construire notre musique.


Et au final, vous en êtes content de cet album ?

Plux : On est toujours perfectionnistes donc finalement, on n’est jamais trop contents de ce qu’on fait. Pour pleins de raisons, parce qu’on évolue au fur et à mesure des choses… Je pense qu’avec toutes les batailles qu’il y a eu, on arrive globalement à en être content.
Niko : Par rapport aux moyens et à l’investissement qu’on y a mis, je pense que cela correspond à ce qu’on pouvait faire de mieux.


Il y a des featurings sur l’album, un petit mot sur les invités.

Plux : Il y a d’abord « Carrie » qui est une adaptation d'un morceau d’Ipecacuana, un groupe de Béziers avec qui nous avons tourné. On a énormément sympathisé et on en a profité pour inviter Guillaume, le chanteur. Il y a ensuite « Bachyd », une chanson où les featurings ont été fait avec des personnes qui nous ont entouré tout au long de cette tournée ou de notre vie quotidienne. Il y a donc Yann, le chanteur de Satyriasis, un groupe de fusion de Frontignan, de nouveau Guillaume d’Ipecacuana, mais aussi Stef, le chanteur guitariste de Spaghettis Overdrive et ex Comodor 64, et enfin son fils Melvil, âgé de 9 ans.
Koogar : Et aussi quelques créatures insolites.


On va parler des textes, écris en français. Ils sont très importants pour Tal K Mas, ce qui se différencie des groupes de metal « habituels ».

Plux : Différencie, je ne sais pas mais en effet, comme je suis influencé par le hip-hop, les textes ont une valeur importante pour moi et j’essaie d’y donner un sens. Après, ça reste une vision assez personnelle mais où tous les membres du groupe arrivent à s’y retrouver. On partage tous le même fond. J’ai essayé de faire quelque chose qui est assez tourné vers l’habituelle critique de quelque chose qu’on a du mal à cerner.
Koogar : Mais il y a de nombreux groupes de rock avec des paroles profondes tu sais...


Ça reste assez pessimiste dans l’ensemble, non ?

Plux : Ça reste plutôt réaliste. Je trouve qu’il n’y a pas vraiment de pessimisme, surtout par rapport à ma vision actuelle. Finalement, j’estime que mes textes sont plutôt positifs, il y a quand même à chaque fois une petite lueur d’espoir pour que les choses changent…


Donc des textes assez noirs quand même mais tout de même positifs...

Plux : Hey ! Je ne prône pas la tecktonik (rires)
Niko : Via les textes de Plux, c’est important pour nous de faire passer un message.
Plux : C’est important qu’il y ait un fond, une forme et une thématique que l’on ressent avec la pochette de l’album.
Koogar : Après on est pas là pour faire la moral ou quoi que ce soit… ça reste de la musique et du partage.


Pourquoi le « Fils des cendres » ?

Plux : C’est simplement une métaphore sur notre génération. Finalement, chacun à sa vision de sa génération, tu peux l’interpréter de plusieurs façons.


Et quelle est la votre ?

Plux : Pour moi, les cendres représentent deux choses : elles ont tout d’abord une vision de reste, dans le sens où nous sommes une génération qui ne récolte que les restes d’une euphorie de société. Mais les cendres sont en même temps liées à la renaissance, comme le Phœnix par exemple. Après c’est très personnel et je ne sais pas si les autres membres du groupe ont cet avis.


Cet album sort quand et comment ?

Plux : Comme nous avons plus ou moins opté pour l’indépendance, il sortira fin Février et sera disponible en VPC sur Internet, notamment sur notre site. Il sera également présent sur notre stand lors de nos concerts et dans certains magasins en fonction des contrats de distributions qu'ils nous seront proposés.


Quand vous dites que vous le sortez vous-même, est-ce un choix ou par la force des choses ? Avez-vous démarchez ou est-ce que ça ne vous intéresse pas ?

Plux : Cela ne nous intéresse pas et cela ne nous correspond pas. Nous n’avons même pas cherché à démarcher car nous ne voulons aucune pression pour aller dans un sens ou dans un autre donc du coup, on reste indépendants. On s’est posé la question : qu’est ce qu’un label va nous apporter, est-ce qu’on n’a pas plus à y apprendre à le faire nous-même…
Niko : Si label il y a, il faut que le label nous corresponde à 100 % et qu’il soit prêt à nous supporter…
Plux : Pour l’instant, on préfère avoir l’objet pour démarcher seul et ensuite voir si effectivement, on peut se rapprocher d’un label ou pas.


Vous avez déjà quelques dates de prévues, un petit mot sur celle de la région toulousaine.

Plux : Oui, le samedi 28 février, il y a le festival Intercollectifs au Hall Comminges de Colomiers qui est le rassemblement de plusieurs collectifs sur la région. C’est une belle affiche variée car nous jouerons notamment avec Alea Jacta Est, Montreal on Fire et Openightmare. C’est seulement 5€, il y aura également des stands associatifs et des expositions, ça commence dans l’après-midi donc venez nombreux pour soutenir la scène locale, nous en avons besoin.


Justement le live, c’est la chose essentielle pour Tal K Mas…

Plux : C’est effectivement ça. Là, on a passé 2 ans à faire cet album, entrecoupés de quelques concerts mais c’est avant tout le live qui nous plait, faire de la scène et partir tous ensemble en tournée pour nous couper de notre quotidien. Partir entre potes parce que c’est avant tout une histoire humaine et vivre de bons moments.
Ben : Rencontrer des groupes qui tuent...ou des gros cons… (rires)
Plux : Et surtout manger des sandwichs triangles car on adore ça (rires)
Koogar : C’est un peu le résumé de Tal K Mas, c’est une association de gens qui au départ se sont connus par la musique, puis qui sont devenus des amis et qui maintenant maintiennent ce projet pour rester ensemble tout simplement. Pour apprendre des choses de chacun, continuer à développer ce mélange des genres et prendre du plaisir en tournée. C’est pareil pour les textes de Paul, on les partage plus ou moins en fonction de certaines idées, mais chacun a sa place. On essaie de trouver ce socle commun, de défendre des idées communes et de continuer à partager du temps et de nouvelles aventures.


Un petit mot sur Tezla

Plux : Tezla c’est l’association que l’on a crée pour pouvoir faire toutes les démarches administratives. Nous en avons besoin en tant qu’indépendant. C’est autant lié au fonctionnement des groupes qu’à l’organisation de concerts. On fait des échanges avec des groupes d’autres régions à l’échelle nationale et peut-être en Europe bientôt. En gros, c’est l’organisation qui va donner un coté structuré à notre passion.
Koogar : C’est une association très familiale dans le sens où finalement il y a de moins en moins de bénévoles et que l’on se retrouve entre membres fondateurs (qui sont les Tal K Mas). Du coup, on se concentre essentiellement sur le groupe et les sides projects de chaque membre comme Fumulubudu et Palace Inopia. Après on essaie de donner de modestes coups de mains à des amis, comme Yuz, Aeria Microcosme, BOB, Satyriasis, Khemeïa… mais ça reste malheureusement assez restreint.


Et cela a aussi une vocation de booking pour d’autres groupes?

Koogar : Ce n’est pas la priorité et c’est actuellement limité.
Boo : Cela à éventuellement une vocation de mise en valeur d’artistes lors de la promotion et de l’aide au booking pour certains groupes en leur faisant passer des propositions de concerts par exemple.
Koogar : Après, ce qui pèche là-dedans c’est le fait que chaque membre de l’asso soit déjà très occupé ailleurs…
Plux : Et le fait qu’il n’y ait aucun « professionnel », personne ne fait ça à temps plein donc forcément le « travailler plus, pour gagner plus », ne permet pas d’avoir plus de temps pour sa passion.
Ben : Il n’y a personne… pas d’aide extérieure qui travaille sérieusement pour nous, pas de manager, pas de tourneur….
Plux : C’est l’indépendance totale donc c’est du free lance (rires).


Quels sont vos projets ?

Plux : On va se concentrer sur la tournée, essayer de faire un maximum de concerts en fonction du temps qu’on peut y consacrer pour défendre cet album sur scène. Et faire également de la promotion indépendante, sur Internet et notamment Myspace.


Après plus de 2 ans passés sur cet album, est-ce selon vous déjà l’album de la maturité ?

Koogar : Non, le prochain (rires)


Vous écoutez quoi en ce moment?

Plux : Dub War, Jazon Mrza, Sizzla, Médine, (Hed)pe et les Puppetmastaz
Boo : Thrice, Thursday, The Used, Gojira et Sneaker Pimps
Ben : En ce moment je me suis callé sur le Gojira et je tourne sur du Primus, Suicidal Tendencies et Botch
Koogar : Le dernier Lack, Genghis Tron, Parween, Erik Truffaz, Dysrhythmia, Esbjorn Svensson trio…


Des découvertes à faire connaître ?

Plux : Tech N9ne et MOTTA
Koogar : Ultra Dolphins, The Death set et Down to earth pour citer du français


Quelles sont les claques que vous avez prises en live?

Boo : Sigur Ros, Radiohead et The mars volta
Plux : Kery james et Karimouche.
Koogar : En 2008, Theses arms are snakes, Converge et Amen Ra.


Plus d'infos sur: www.myspace.com/talkmas

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Tal K Mas - cliquez pour agrandirTal K Mas - cliquez pour agrandir


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