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Subcity Stories
par Olga le 08-06-2011

Généralement, quand on parle de Tarbes (Hautes Pyrénées, 65), on pense surtout aux deux régiments de parachutistes qui la quadrillent, à une ville qui sert de base arrière aux pèlerinages à Lourdes, et, pour les amateurs de sport, aux basketteuses du Tarbes-Gespe-Bigorre. Mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg...

Salut ! Originalité oblige, est ce que tu peux présenter le groupe, pour ceux qui ne connaissent pas encore Subcity Stories ?

Alors y’a Julien à la batterie, Jan (prononcer Yann) à la basse, et Steve à la guitare et au chant. On est tous originaires de Tarbes, même si maintenant les 2/3 du groupe sont sur Toulouse. On est formés depuis février 2007, et on est sous cette formation depuis juin 2009, notre premier bassiste ayant quitté le groupe pour poursuivre ses études à Reims. On tape dans l’indie rock et le post-hardcore avec une touche mélo.


"Behind The Memory Tree" est sorti il n’y a pas si longtemps. Dans l’état actuel des choses, avez-vous eu des retours des ventes ? Du public ? Des chroniques ?

Il est sorti en mars, on tapé pas mal de dates sur mars et avril pour défendre tout ça. C’est pas mal parti le premier soir à Tarbes, à la maison ! On en vend en concert surtout. C’est assez bien accueilli en général. Les chroniques commencent à sortir, c’est assez positif pour le moment ! Tant mieux, on est contents !


Pourquoi ce nom de groupe, Subcity Stories ?

C’est l’idée d’une ville sous la ville. C’est à la base un truc que j’avais imaginé quand j’étais plus jeune, des sortes de petites histoires sur ce qui se passe dans cette ville souterraine. Ça avait pas mal d’importance dans les textes au début du groupe. Maintenant ça s’en détache un peu. Mais ça reste dans un coin de ma tête, y’aura toujours de ces histoires par ci par là !


Comment définirais-tu votre musique ? Quelles sont vos influences… ?

Le premier truc qui ressort la plupart du temps c’est l’affiliation avec At-the Drive-in ! C’est vrai que c’est notre principale influence, mais y’en a pas mal d’autre comme Fugazi, Nirvana, les débuts de Biffy Clyro, Sunny Day Real Estate, Shellac, Deftones aussi, beaucoup de truc 90’s, du punk... On a des influences diverses tous les trois. Julien est un fan de hardcore, Jan est plus shoegaze, post rock et ce genre de trucs, moi j’écoute des trucs très variés, principalement 90’s, beaucoup de Beatles mais des trucs beaucoup plus barrés aussi. Je pense que tout ça s’entend dans ce qu’on fait.


L'alchimie de Subcity Stories fonctionne plutôt bien. Comment vous êtes vous tous rencontrés ? Quels sont vos parcours musicaux ?

Tant mieux si tu trouves que l’alchimie fonctionne ! On ressent assez le truc comme ça pour notre part ! Avant Subcity, Julien et moi on jouait dans un groupe de punk/hardcore qui s’appelait Post-Control. On a eu envie d’autre chose au bout d’un moment, mais on tenait à continuer ensemble, c’est comme ça qu’est né le groupe. On a vite été rejoints par Bastien, notre premier bassiste, qui officiait dans un groupe de garage/rock’n’roll à Tarbes, The Underground Children. Quand il est parti, c’est Jan qui l’a remplacé. Il était jusque là guitariste dans Ugly Town, groupe de rock revival, avec une touche psyché, qui s’est arrêté pas longtemps après.
On est tous plus ou moins autodidactes à la base.


Comment s'est passé l'enregistrement de ce disque ? Où est ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ?

On l’a enregistré à Toulouse, au Studio de la Trappe. C’est un studio à l’ancienne, avec prises live et analogiques. On a tenu à enregistrer ça dans ces conditions pour conserver l’énergie du live. C’était en septembre 2010, juste après l’enregistrement du split qu’on a sorti avec Pegazio. On a fait cinq jours de prises, doublages, voix…


Un mot sur l’enregistrement ? Qui s’en est chargé ?

On est contents du rendu ! La dynamique est là, c’était le but. C’est Triboulet, le propriétaire du studio qui s’est chargé des prises, il a fait un super boulot ! Il est assez influencé par Steve Albini, qui est un peu notre idole en tant que producteur ! Pour le mixage, on a fait appel à Stéphane Elkine, déjà responsable de nos morceaux sur le split avec Pegazio. Les deux gars ont bien travaillé !!


Est-ce que toutes les compositions étaient déjà terminées avant de rentrer en studio ou est ce que vous vous êtes laisser une marge de manœuvre pour improviser quelques trucs ?

Tout était plus ou moins terminé… Il manquait quelques paroles, écrites au dernier moment au studio. On avait que 5 jours pour plier toutes les prises, en comptant que nous n’avons rien enregistré le premier jour, installation oblige. C’est long pour certains, mais pas pour Subcity !! On est victimes du Red Light Syndrome ! C’est pour ça qu’il fallait qu’on soit prêts avant d’entrer en studio. Le morceau Lost/Adrift à été composé en urgence une semaine avant, vu qu’on a pris un morceau destiné à l’album pour le split. Il nous fallait donc un morceau de plus pour arriver à 10 titres. C’était assez drôle de composer dans l’urgence, je trouve d’ailleurs qu’on s’en est bien sortis, le titre ne dépareille pas trop du reste.


Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe ? Une (r)évolution ? Une étape… ? Une continuation…? Un début…?

Une évolution c’est certain ! On peut totalement parler d’étape aussi. C’est notre premier album, il me semble que c’est une étape très importante dans la vie d’un groupe. On a appris pas mal de trucs en réalisant cet album, et il nous apprend encore d’autres choses en l’écoutant avec du recul. Avec le split et l’album, on a enfin eu des supports vraiment représentatifs de l’esprit du groupe. Particulièrement l’esprit live. Le premier Ep qu’on avait sorti relève plus de la démo, il n’était pas assez représentatif à notre goût…


Tu es totalement satisfait de "Behind The Memory Tree" où tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont selon toi les points forts mais aussi les points faibles de ce disque ?

Il faut savoir que je ne suis jamais totalement satisfait de mon travail, dans n’importe quel domaine ! Même si je suis très content du résultat, y’a quelques trucs que j’aurais peut-être pas fait comme ça si j’avais eu un peu plus de recul et de temps. Au niveau des textes et du chant particulièrement. J’ai absolument voulu chanter comme en live, je ne sais pas si je re-procèderai comme ça à l’avenir… J’aurai aimé poser pas mal de doublages et me prendre un peu plus la tête sur la hauteur et la justesse. Enfin, ça va, c’est juste ce que je me dis avec un peu de recul ! Y’a deux trois petites pignes au niveau des instrumentaux aussi, je peux pas m’empêcher de bloquer dessus à chaque fois que je les entends !
Je pense qu’on a quand même réussi à faire l’album qu’on voulait, dynamique, mélodique avec un son brut. Y’a des compos accrocheuses, et des trucs plus obscurs, ça montre bien toutes les facettes de nos personnalités, aussi bien en tant que musiciens qu’en tant que personnes.


Quels sont les sujets de vos textes dans "Behind The Memory Tree" ?

C’est souvent assez personnel, de plus en plus d’ailleurs. Des chansons comme Thirteen ou Imaginary Complex sont de vieilles chansons, elles reflètent vraiment la période de ma vie à laquelle je les ai écrites. Pour le reste, ça relève plus des questions qu’on se pose à l’âge que j’ai maintenant, beaucoup de vécu, de choses qui marquent. Il y a le fait qu’on puisse commencer à regretter ces années qui passent, ou de découvrir des facettes de soi qu’on ne connaissait pas… Le titre de l’album vient un peu de ça, mais c’est principalement un élément de l’histoire que j’ai en tête, dont je parlais plus haut, et que je compte bien coucher sur papier un de ces quatre.


Vous avez fait le choix du chant anglais et vous vous en sortez plutôt bien. Pourquoi ce choix ? Est-ce que le chant en français est totalement exclu des futures compositions de Subcity Stories ou est ce qu'il aura vocation à se développer ?

Je ne pense pas que tu entendras du chant en français un jour dans Subcity. C’est quelque chose que j’ai fait, et que je ne n’ai pas envie de refaire pour le moment. Le chant en anglais m’arrange bien du fait que mes textes soient assez personnels aussi, on comprend pas trop ce que je dis ça me va !! Plus sérieusement, on a toujours pensé et on pense toujours que le style musical ne se prête pas à des textes en français.


En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ou il y a un tyran parmi vous ?

Non non je te rassure, y’a un tyran, mais on taira son nom !
Non, en principe, je me charge de trouver des plans sur lesquels Julien va trouver très naturellement ses parties. Il est très fort pour les idées de breaks et ce genre de trucs. Après pour les mettre en place c’est autre chose !!!(rires)
Maintenant, la composition évolue un peu, Jan se prend au jeu lui aussi, et nous dégote des plans de son côté. Je vais d’ailleurs être obligé de l’éliminer…


Un mot sur l'artwork. Qui s'en est chargé ?

Alors, ça on en est très contents !! C’est Yann, guitariste des excellents Aghast et Dispenser the Dispenser qui s’en occupé. Il est aussi de Tarbes, scène locale oblige ! Il réalise tout plein de graphismes, dont les programmes mensuels du Celtic Pub, des affiches, des pochettes…etc. Il est doué le con ! C’est pour ça qu’on lui à demandé de nous faire un truc, on est pas déçus !


Qu'attends tu de Subcity Stories à court et long terme ?

Ça c’est une question difficile ! J’aimerais qu’on continue notre bonhomme de chemin, j’aimerais évidemment que ça décolle un peu. On aimerait tous les trois ! Dans l’immédiat, c’est con mais il nous tarde de recomposer, puis de faire plein de concerts, de rencontrer plein de gens, de continuer à faire ce à quoi on a passé le début de l’année en fait. Je commence au bout de quatre ans à voir un peu plus loin, tout en gardant les deux pieds fermement attachés sur terre! On est encore au début de l’aventure, y’a pas mal de chemins sinueux à parcourir encore !


Comment tu définirais un concert de Subcity Stories ? Est-ce que des dates sont prévues pour bientôt ?

J’ai toujours pensé que le live était un de nos points forts. Alors, attention, je parle de l’énergie et de la façon dont on le vit, parce que techniquement, ce n’est pas toujours ça ! Mais, justement, à l’instar d’ATDI, on table souvent plus sur l’énergie que sur la technique. Je pense qu’énergique est le mot qui défini le mieux un concert de Sub.
Les concerts se tassent en ce moment, on a tourné en début d’année mais ça se calme pour l’été. Par contre on repart à la rentrée ! Y’aura peut-être (je dis bien peut-être) même des concerts en Angleterre !


Que pensez-vous de la scène française qui fait du bruit ?

On en pense beaucoup de bien ! Il y a et il y a eu en France de très bons groupes. Y’a vraiment une scène indé importante et c’est très bien. Il y a malheureusement moins de gens prêts à se bouger pour cette scène, je pense notamment à des gérants d’établissements (bars, salles…). Mais des bons groupes, y’en a dans tous les coins de la France. On a eu la chance avec le Celtic d’en voir pas mal d’ailleurs. C’est inspirant et motivant !


Est-ce qu'une autre réalisation (album, maxi, démo, compilation, split…) sortira bientôt ou dumoins est en cours de réflexion ?

C’est en cours de réflexion ! Mais c’est vraiment encore à l’état de projet. On a un album à défendre avant !


Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? ...et le pire ? Oui, c'est ma question "people"…

Putain, y’en a ! Des deux ! Un des meilleurs souvenirs c’est le concert qu’on avait fait au Gibus. C’est la SMAC locale de Tarbes, La Gespe, qui avait organisé le plan. On était partis avec Ugly Town, l’ancien groupe Jan, et Go ! in rupture. On a bien rigolé ! Le premier concert du groupe aussi. Et la petite tournée qu’on a faite cette année ! Trois gros débiles sur la route, je te laisse imaginer…
Après, de l’autre côté de la balance, il y a un concert qui s’est terminé en baston après une incroyable journée de merde. Y’a aussi un concert à Clermont en mars, au début de la tournée, où, dépité du manque d’audience (faut dire qu’il y avait vraiment personne), j’ai décidé de me saouler la gueule avant de jouer. Je ne me souviens même pas du concert, donc je ne sais pas si ça compte !


S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Je voudrais juste balancer un mot sur NoT a PuB, notre tout jeune label, qu’on a monté avec Jean-Louis, patron du Celtic et Laurent du fanzine Skramzine. On a fait ça pour sortir notre premier Ep à la base, et ça devient un moyen efficace de développer la scène locale, donc c’est cool ! On à sorti trois skeuds de Subcity du coup (l’ep, le split et l’album), l’ep de Kohlhaas (Metal/Hardcore), et on juste crédités sur le skeud de Huss Maschinen Projekt (jazzy core langoureux) même si on les a pas vraiment aidés… C’est le soutien local ! Voilà.


Un message pour les (millions de) lecteurs de Yezzi ?

Continuez de lire des fanzines, des webzines, d’aller voir des concerts et tout et tout !!! Rhha le truc bateau !!! Et achetez plein de disques des Subcity Stories !! Si vous le faites pas c’est pas grave mais au moins venez nous voir en concert !!


Plus d'infos sur: www.myspace.com/subcitystories

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Subcity Stories - cliquez pour agrandirSubcity Stories - cliquez pour agrandir


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