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Sidilarsen - 2006
par Djinax en 06-2006

C’est dans un petit café toulousain que je rencontre Didou et Viber, les deux chanteurs de Sidilarsen, le groupe de rock electro qui fait de plus en plus parler de lui.

On va commencer par une petite présentation du groupe, quand il est né, d’où vient le nom du groupe...
Viber :
Le nom Sidilarsen vient d’une petite ville en Algérie, ça s’écrit en deux mots et avec une orthographe différente. On l’a donc francisé car on aimait bien cette sonorité venue du sud, et il y a aussi un esprit de métissage, ce qui reflétait bien ce qu’on voulait faire avec notre musique.
Didou : Sur cette scène métal, c’est peu commun d’avoir un nom qui d’emblée donne une ouverture, c’était important pour nous de ne pas être enfermé et catalogué. On faisait déjà de la musique ensemble mais sous un autre nom, c’est véritablement le jour où on a décidé de s’appeler Sidilarsen que nous avons eu envie de faire quelque chose de plus sérieux. La création de Sidilarsen date de Septembre 1997.

Quelles sont vos influences ?
Didou :
On a de multiples influences d’où le problème pour cataloguer Sidilarsen, il y avait des groupes de la scène indus qui nous plaisaient à tous les 5 mais on avait chacun nos penchants vers d’autres styles musicaux. Le fait d’écouter des groupes indus comme Nine Inch Nails nous a donné l’envie d’intégrer des machines et de travailler avec des séquences, mais en essayant de les utiliser de manières colorées et dansantes ce qui était relativement nouveau pour un groupe qui fait du métal.
Viber : Maintenant on se qualifie de rock electro au sens large du terme, avec des touches ragga et jungle tout en gardant un coté métal.
Didou : On s’est aperçu les années passant qu’on était avant tout un groupe de rock. Sur notre première démo c’est ce qu’on faisait et même si on a choisit un son plus épais, notamment de guitares, dans notre approche et dans notre manière de composer, globalement on est rock. Sur certaines chansons, on a un versant plus electro, avec des compostions différentes, plus ragga par moment, des choses qui viennent de la scène jungle ou techno dans le traitement des basses notamment.

Il y a une dizaine d’années, vous franchissiez la porte de Flash avec une petite cassette démo et des envies plein la tête. Aujourd’hui, vous avez parcouru un sacré bout de chemin. Quel regard portez-vous sur toutes ces années d’effort ?
Viber :
Quand on est pessimiste on va dire que c’était long mais super enrichissant. Il s’est passé pleins de choses, on a fait beaucoup de concerts, on a réussit à garder un esprit soudé et ça marche bien, on aurait rêvé que ça aille plus vite (rires).
Didou : Rien n’est acquis. On a la chance d’en vivre depuis peu de temps mais c’est très limite, il faut qu’on fasse des cachets à coté pour y arriver. Ca reste un combat de tous les jours mais on a jamais lâché prise depuis qu’on a démarré, on y a cru et on n’est pas prêt d’arrêter. 100% du temps investit c’est pour Sidilarsen, il n’y a pas de concession.

Vous venez de sortir Réactivation Numérique, un double digipack, parles nous de ce qu’il y a l’intérieur ?
Viber :
C’est la réédition du 1er album « Biotop » sorti en 2003 accompagné d’un 2ème cd qui sont des remixes de l’album « Eau » fait par une partie représentative de la scène française qui fait aussi de la fusion. Ce sont des gens qu’on connaît, que l’on a croisé sur la route et qui se sont prêtés au jeu avec sérieux. Il y a aussi en bonus notre 1ère démo 3 titres « Emotion numérique » que l’on a un peu remasterisée mais en gardant le coté roots et le charme qu’il s’en dégage. On nous demandait beaucoup cette démo et notre 1er album car ils sont devenus introuvables.
Didou : Les remixes c’était plus une idée pour se tourner vers l’avenir, on ne voulait pas juste ressortir notre 1er album, on voulait quelque chose de neuf. Tous les groupes à qui on a demandé ont répondu présents, et ça donne un album de remixes très intéressant, pour notre public mais surtout pour nous car musicalement c’est très enrichissant. Ça nous amène une vision de Sidilarsen différente en fonction de chaque groupe.

Y’a-t-il eu des concessions à faire sur cet album de remixes ?
Didou :
Non absolument aucune, on a soumis ce projet à notre maison de disques et ils nous ont laissé faire, on a tout géré de A à Z, on a laissé carte blanche aux groupes, on voulait que les remixes soient vraiment différents de nos morceaux originels, qu’ils soient pris sous un autre angle de vue. Certains remixes n’ont pas fait l’unanimité dans Sidilarsen mais on assume, on a demandé aux groupes de faire ce qu’ils voulaient avec nos morceaux donc on a surtout pas à les retoucher après. La seule concession qu’on ai due faire, c’est d’ordre technique car on n’avait plus les chants issus des séances studios, on a donc fournit ceux des pré productions, ce qui donne quelque chose de différent, de plus roots mais d’intéressant. C’est Fryzzzer, notre bassiste qui s’est occupé du mastering global, pas évident à réaliser car les styles abordés sont très différents.

A quand le prochain album studio ?
Didou :
On compose en ce moment et on continue à tourner en parallèle. On a planifié les choses, on a prévu d’enregistrer en Mai 2007 avec Fred Norguet et on va faire une grosse pré-production pour la rentrée. On envisage de sortir l’album pour l’automne 2007, on veut prendre le temps de faire les choses bien. Il a y eu aussi un changement de line up avec l’arrivée de Benben à la guitare, et on a ressentit le besoin de bien prendre le temps avant l’album.

Coté studio, un premier album qui s’appelle Biotop, un second qui s’intitule Eau... Y’a-t-il une chance que vos albums futurs s’intitulent Sol et Air ?
Viber :
(rires) Non, ce concept est fini mais on a déjà une petite idée sur le titre.
Didou : C’est vrai que dans Sidilarsen on a des concepts mais involontairement. Par exemple pour le tir bouchon du 1er album, beaucoup de monde nous ont dis de continuer là dessus mais justement on a voulu casser ça très vite. On ne veux pas s’enfermer dans un seul visuel, mais au contraire avoir de la liberté. Après, pour le nom de l’album, c’est pareil on ne veut pas continuer là dedans, on va amener quelque chose de nouveau.

Au niveau des textes, parlez nous des futurs sujets de l’album.
Viber :
Ca sera un peu toujours les mêmes thèmes que dans « Eau » mais avec un peu plus de vécu, des sujets toujours introspectifs et en Français. Mais il y a quelques morceaux qui sont plus engagés, plus 1er degré et moins métaphoriques.
Didou : On ne veut surtout pas donner de leçons, mais provoquer des émotions et éventuellement faire réfléchir. Il y a un équilibre entre les morceaux qui vont creuser notre vécu, nos émotions et il y a quelques morceaux plus directs qui essayent de faire part de l’actualité, mais c’est un message que tout le monde peut interpréter à sa façon. On écrit toujours les textes à deux et on y attache beaucoup d’importance, je pense que sur le prochain album, ils seront encore plus mis en avant.

Si vous deviez reverser les droits d’une chanson à une oeuvre caritative, quelle chanson choisiriez-vous et à quelle oeuvre serait-elle destinée ?
Didou :
La première étape, ce serait qu’on gagne de l’argent avec nos morceaux, et après on pourrait y penser (rires).
Viber : C’est difficile…..éviter que les gens meurent dans nos rues ce serait pas mal, l’écologie, le sida…
Didou : Je pense que, à moins d’être un artiste qui vit de sa musique et de ses royalties, il vaut mieux agir au niveau associatif, mener des actions concrètes comme organiser des concerts pour des causes sociales ou humanitaires, je trouve ça plus intéressant.
Viber : On est très proche de cette culture en France, de cette scène de musiques amplifiées où il y a une liberté qu’il ne faut pas perdre et qu’il faut continuer à aider.

Votre impression sur les décisions politiques prise à l’encontre des intermittents du spectacle ?
Viber :
Il n’y a pas d’autres moyens de rémunérer les artistes, que ce soient ceux du théâtre ou les musiciens, entre les répétitions, les tournées, les enregistrements il ne peut pas y avoir d’horaires, et pour ceux qui commencent un groupe, ça fait peur de se dire qu’il faut 10 ou 15 ans pour espérer en vivre.
Didou : Moi ce qui m’énerve, c’est que le gouvernement se calque sur le modèle anglais en disant qu’en France on est privilégié d’avoir ce statut d’intermittent. Il y a une créativité en France mais ce qui n’est pas pris en compte, c’est que la musique s’exporte très peu, donc il est impossible de vivre de ses ventes de disques sauf pour Johnny et compagnie. Dès que tu fais de la musique alternative ou un peu plus créative, c’est impossible et ça il faudrait que les gens le comprennent. Si on fait un sondage, je suis sûr que les français croient que les intermittents sont des branleurs mais il faut laisser un temps de création, d’enregistrement, de tournée, et même de promotion car les artistes sont obligés de la faire eux-mêmes. Le fait de réduire le contrat de 12 à 10 mois, ça voudrait dire qu’il ne faut plus faire d’album et tout le temps tourner pour gagner sa vie, de cette manière les groupes s’usent physiquement et moralement mais usent également le public qui en a marre de voir toujours les mêmes tourner. Par exemple, un groupe comme Punish Yourself a du en partie enregistrer son album dans les loges des concerts avec leur pc pour finir à temps, eux ils le vivent bien, mais c’est de la folie. Il y a sûrement mieux à faire que ce système d’intermittence mais pour l’instant, il n’y a rien d’autre. Moi j’ai une idée, je la lance au cas où, c’est de faire une nouvelle loi qui dirait que quand un label signe un groupe, il est obligé de le rémunérer pendant toute la durée du contrat. Après, c’est au label de se bouger pour se rentabiliser et en contrepartie il y aurait des subventions pour les labels.

Quelles sont les dernières claques que vous avez prises en live ?
Viber :
Il y a un groupe qui nous a bien fait plaisir, c’est Hatesphere, un groupe Suédois, car ils font une musique super bien faite, c’est un mélange de métal et de hardcore mais à leur sauce, et ils se font vraiment plaisir sur scène.
Didou : Moi je citerais un groupe Toulousain qui s’appelle Code Cyclik, c’est un mélange de slam, de jazz et de rock et je pense qu’on entendra bientôt parler d’eux. Il y a un an, on a joué avec Intramuros, un groupe du nord et qui avait un coté très Tool, mais sur scène ils avaient vraiment quelque chose d’original, avec un concept de drap de scène qui était devant eux, sur lequel il y avait des vidéos projections… bref un groupe à découvrir.
Viber : C’était un spectacle complet, ils avaient bien travaillé le son et le visuel, ça fait plaisir de voir un petit groupe français avec autant d’originalité.

Vous écoutez quoi en ce moment ?
Viber :
J’écoute Raised Fist en ce moment, du bon hardcore bien méchant (rires).
Didou : Moi j’ai bloqué sur le dernier album de Paradise Lost qui est vraiment très bon. Cult Of Luna, Grand Corps Malade, The Gathering également. On écoute aussi beaucoup Rammstein tous les deux et le dernier album de Depeche Mode. Puis comme un gosse de 17 ans, j’ai repris ma gifle en allant voir Korn, je pensais que j’allais être déçu mais j’ai été très étonné. On peut dire aussi qu’on écoute du Noir Désir en permanence tous les deux.

Le mot de la fin
Viber :
On a hâte de jouer la prochaine date qui sera au Summer Festival à Albi le 24 Juin.
Didou : Allez je vais dire une petite exclu, on jouera à la Furia, le vendredi 13 Octobre à Ramonville avec Psykup, ça fait 3 ans qu’on n’a pas joué avec eux, et avec les 2 autres groupes d’Antistatic, Leiden et Mary Slut. Ce sera la dernière date de Sidilarsen sur Toulouse avant 2008, car on y a trop joué dernièrement, donc au moins les gens seront prévenus (rires).

Plus d’infos sur le groupe, sur http://sidilarsen.free.fr

Un grand merci à Didou et Viber pour leur gentillesse et leur disponibilité.


Plus d'infos sur: sidilarsen.free.fr

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Sidilarsen - 2006 - cliquez pour agrandirSidilarsen - 2006 - cliquez pour agrandir


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