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Reuno de Lofofora
par Marie et Olivier - French Metal en 06-2001

N'ayant pas eu le temps de faire une interview lors du passage du Sriracha Tour, nous avions donc pris rendez vous avec Reuno chez lui, à Montpellier... C'est donc le 23 juin que nous nous retrouvons chez le très charismatique chanteur de Lofofora pour une discussion, plutôt qu'une interview, autour de Lofo...

Est-ce un choix de votre part de rester toujours Underground ?
Non, ça n'est pas une volonté première. Notre unique volonté est de faire ce que l'on veut, avec qui on veut, quand on veut ; écrire ce que l'on veut, jouer ce que l'on veut. Donc finalement quand tu adoptes cette démarche là, tu restes underground.
C'est vrai qu'avec les personnes avec lesquelles on a travaillé auparavant, - je parle surtout des directeurs artistiques -, certains ont essayé de nous cantonner, enfin de nous envoyer vers une direction plus accessible.
On a essayé de nous faire jouer un duo avec un mec du hip hop assez connu, mais ça l'a pas fait humainement donc on a préféré faire quelques chose avec Kabal qui est un groupe 200 fois moins célèbre que la personne que l'on nous avait présenté mais au moins humainement ça le faisait 100 fois mieux. On a toujours fonctionné comme ça, on a toujours mis le plaisir de jouer avant parce que je pense que c'est ça que les gens viennent voir en concert. Ils aiment bien voir un groupe qui prend plaisir à jouer, pas un groupe qui fait son boulot. Et comme on n'est pas des américains, on peut se permettre de se faire plaisir. Je pense que c'est juste pour ça. Je pense que l'on est trop difficile à cerner pour sortir de l'underground. Je ne veux pas dire que l'on est un groupe super conceptuel, complètement barré, mais d'un album à l'autre, on essaie de se remettre en question, de changer. La plupart du temps notre public est étonné, parfois une partie est déçue mais au moins on reste honnête avec nous même. On ne fait pas du marketing, on fait de la création ! On est plutôt à se dire que si on a envie de faire un morceau comme "Les gens", par exemple, ça ressemble à rien quelques part, c'est un peu boogie, ça a un côté presque vieux rock'n'roll, c'est pas du tout dans la tendance de ce qui se fait ou de ce qui marche en rock de quelques sortes que ce soit. Il y a beaucoup de morceaux que l'on a faits parce qu'on les ressentait à ce moment là. On ne s'est pas posé la question de savoir s'il y avait de la demande pour ce genre de morceaux.
Cette année, c'est le quatre-vingtième anniversaire de Brassens et on vient de nous brancher sur une compilation de reprises. Il va y avoir des gens comme Noir Désir, Arthur H, Louise Attaque qui ne sont pas vraiment underground, et on nous demande à nous de participer à ce truc là et on le fait la tête haute y a pas de problème. Si on veut m'inviter à jouer, ou à donner mon avis dans n'importe quelle émission télé ou radio, moi je suis prêt à le faire, à représenter Lofofora quel que soit le contexte.
Je pense que c'est en gros les raisons pour lesquelles on est toujours un peu resté underground mais si c'est le prix à payer pour la liberté…

Vous n'habitez plus à Paris, penses-tu que cela influe sur votre musique ? Pour l'instant, on n'a pas composé de nouveaux morceaux depuis que l'on s'est barré de Paris. Le seul truc qu'on a composé c'est les 7 titres reprises de "Double", mais c'est vrai que ça a une autre couleur mais c'est pour contraster le plus possible avec le brut du live.
Ce qui est sûr et certain c'est que j'écoute beaucoup moins de métal depuis que j'habite à Montpellier. Depuis que je suis au soleil j'ai besoin de moins écouter de bruit pour couvrir celui de l'extérieur, le freinage du métro…
C'est pour ça que le métal marche moins ici !

Pourquoi avez-vous choisit de faire un album de reprise ?
Ce sont des idées qui sont venues s'enchaîner les unes derrière les autres. Au départ, j'écoutais le morceau "Madame Rêve" chez moi, et j'ai gonflé les autres pour qu'on reprenne ce titre là. Ils étaient assez séduits, et à la fois, apeurés par l'idée, parce que cette chanson est déjà un monument en soi et pour ne pas mettre pas la barre plus basse qu'elle a été mise, il fallait un peu se creuser le cul. Ca a donc été un peu difficile. Après, on a commencé à travailler la dessus et à se dire que l'on pourrait pourquoi pas choisir une reprise chacun. Et puis j'ai suggéré l'idée de faire des reprises de Lofo, des vieux morceaux que l'on pourrait remanier à une sauce complètement différente. Enfin voilà, c'est juste parce qu'on en avait envie !
Après j'ai analysé un peu ça en pensant que l'on avait déjà pas mal affirmé les affinités que l'on a avec différents styles musicaux, que ce soit au premier album où il y avait déjà des scratches, des invités reggae, après on a fait un morceau avec Ekova, on a fait le deux titres avec Kabal, on a fait un remix électronique d' "Ames'history". On avait donné dans plein de style tout en restant un groupe rock actuel. Et puis on avait jamais vraiment affirmé haut et fort notre goût pour la chanson française et voilà c'est chose faite.

Et comment avez-vous rencontré Mamad et son studio Praxis (où vous avez enregistrés les reprises de Double) ? On est allé faire trois jours de mise à plat du live chez Loïc Boisgirard à Nice, un ami de longue date de Phil, qui avait enregistré nos concerts live. On a donc fait le live chez lui puis on lui a dit qu'on cherchait un endroit pour enregistrer des reprises et il nous a présenté Mamad qui est avant tout le mec qui nous a séduit, y a eu un bon feeling.
Par rapport à tout à l'heure, tu me demandais pourquoi on restait toujours underground. Et bien c'est parce qu'on a toujours préféré travailler avec des gens pour les affinités que pour leurs notoriétés. Et comme je le disais tout à l'heure pour les collaborations avec les artistes, c'est aussi le cas pour les gens avec lesquels on a enregistré, donc risquer d'enregistrer son quatrième album avec un mec qui n'a jamais fait un disque vraiment sorti, c'était un risque pour nous. Mais on avait envie de le prendre car on sentait une grande motivation. Moi je préfère un mec qui a un petit peu moins d'expérience, mais qui en a quand même, qui n'est pas blasé et bien motivé que quelqu'un qui a déjà fait quatre-vingt albums et qu'en a plus grand chose à péter.

Avez-vous commencé à penser au prochain album ?
Carrément pas, enfin si, on n' y pense plus ou moins chacun de notre côté. Moi, j'ai commencé à prendre des notes mais pour l'instant rien de concret. On va faire des festivals jusqu'en octobre, après on va composer direct. Si tout se passe bien il sortira un an après le live.

Quels sont vos projets ?
La semaine prochaine : répète, enregistrement, concerts et mix pour le morceau que l'on reprend de Brassens "Les Passantes" et on est très fiers que l'on nous ait demandés à nous. On aime la chanson française, on kiffe ça, et c'est pas parce que l'on fait du bruit avec des instruments derrière que l'on ne revendique pas une certaine appartenance à ça. Après il y a la compile French Core où on va composer un titre avec les Noxious Enjoyement, les deux guitaristes et le chanteur, et on va appeler ça Lofofora Enjoyement ou un truc comme ça. Il y a une version encore plus planante de "Weedub" qui va se faire pour la compile du CIRC (Communauté d'Information pour la Recherche sur le Cannabis). A la rentrée, on va de nouveau faire des concerts, mais on va prendre un petit peu de vacances au mois d'août comme tout le monde. Au mois de septembre-octobre on a encore quelques festivals et après on va se mettre à composer.

Est-ce vous qui avez choisit le morceau de Brassens ?
On nous a demandés de reprendre celui-là. Et en fait, je connaissais ce morceau mais je ne savais pas qu'il s'appelait comme ça. Et quand on m'a envoyé ça à la maison, j'ai écouté ça au réveil. C'est le mec de Chronopost qui m'a réveillé, j'avais juste ce morceau là de gravé sur un cd et quand je l'ai écouté j'avais la chair de poule. Il est trop beau ce morceau, les paroles elles tuent, elles sont super belles et puis ça va bien dans notre lignée "Madame Rêve", "Viscérales", "Les Passantes". Moi, je suis super content de chanter des chansons d'amour en fait Je sais que ce qui a poussé la maison de disques Mercury pour nous brancher sur ce truc là, c'est la reprise de Bashung car ils ont bien tripé dessus. Et je crois qu'il est chez Mercury lui aussi.

...petite pause pour écouter "Les Passantes" de G. Brassens, le titre original bien sûr....

Vous avez déjà pensé à la façon dont vous allez la reprendre ?
Je pense que l'on va la reprendre dans un truc assez groove. C'est une chanson d'amour ! Je suis content car depuis la composition de "Dur Comme Fer", j'ai réussi à faire passer aux autres dans le groupe que tu ne peux pas faire n'importe quelle musique sur n'importe quel texte et vice-versa, sinon ça n'a plus de sens. On ne peut pas faire un truc typiquement agressif, c'est mélancolique comme texte, c'est sur l'amour des femmes que l'on croise dans la rue ou dans le train et dont tu ne sais pas pourquoi tu es sensible à son charme, à son regard et c'est un peu comme si t'en étais amoureux sans pour autant avoir des idées lubriques dans la tête. Donc il faut que l'on respecte ce texte, on ne peut pas se mettre à la faire en death metal ! Je pense donc que l'on va le faire assez groove sur un beat...euh...pour l'instant les autres basse-batterie on travaillé ensemble et ils ont plutôt envie de faire une version assez groove, un peu rap au niveau du beat. Ca ne va pas être un truc tout soft du début à la fin parce que moi dans ce texte là, il y a des phrases qui donne envie de les crier.

Vous êtes les précurseurs, chefs de files du métal français…
Oui c'est vrai (rires !!) On arrête pas de nous dire ça depuis un an. Ca nous a étonné au début maintenant ça nous fait un peu rigoler. Y a un truc que j'ai remarqué, c'est qu'il y a beaucoup de groupe qui aujourd'hui chante en français alors qu'il n'y en avait aucun quand on a commencé. Donc c'est le seul truc où je me dis que peut-être on a un peu foutu notre merde là-dedans et je trouve ça plutôt bien.

…que penses-tu de la nouvelle scène française ?
Je ne trouve pas qu'il y ait une scène française, mais qu'il y en a autant qu'il y a de groupes. T'as aussi les gens qui font un peu tous la même chose. Le truc qui a principalement changé depuis 10 ans, c'est que maintenant les gens savent jouer, à l'époque c'était un peu la cata. En plus, ils ont de plus en plus vite une vraie personnalité de groupe. Il développe une identité de groupe plus rapidement. Bon, y en a encore plein chez qui les influences sont un peu trop évidentes, mais il y a de plus en plus de groupes où tu te dis putain, eux ils font leur truc et ils n'attendent pas deux albums avant de trouver un peu leur voie. De plus en plus de groupes on l'air déterminés. Et s'il y a quelques chose sur lequel on retire une fierté, tout Sriracha, c'est de voir qu'il y a dix ans tous les groupes essayaient de se marcher sur la gueule et qu'aujourd'hui ils essayent tous de s'entraider. Il y a de plus en plus de collectif qui se montent. Maintenant, il y en a partout. Dans chaque ville où on a joué, il y avait un collectif alors qu'avant c'était chacun pour sa gueule.
Il y a plein de groupes que j'aime mais je vais en oublier plein. Bon, il est évident que j'ai plus d'affection pour les groupes qui savent m'étonner. Moi ce que je recherche dans la musique, c'est un p'tit peu la surprise. Donc voilà pourquoi j'ai tripé sur des gens comme Tripod dès la première fois que je les ai rencontrés. Ils existaient à peine depuis un an et ils sont devenus des potes, dès qu'on a pu les aider, on l'a toujours fait parce qu'ils représentent un vrai truc, parce qu'ils n'en ont rien à quéquer des stéréotypes, dès le départ ça a été ça. Et moi j'aime ça ! Nous on a toujours essayé d'entretenir un peu ça parce que sinon c'est triste.

Tu fais pas mal de collaboration avec d'autres groupes… ? Carc[h]arias, Masnada, Eyeless…
Je n'en ai pas fait autant que ça. Que ce soit Carc[h]arias ou Masnada, ce sont des gens avec qui on a joué. Dès la première fois où ils ont fait notre première partie, on s'est super bien entendu, y a un truc qu'est passé. Avant même d'entendre la musique des Masnada, on commençait à déconner ensemble. Et bon, quand ces gens là me téléphonent pour me dire qu'ils enregistrent un truc et me demander de venir poser ma voix. Ben moi je suis open, y a pas de problème. Je dis quand je suis disponible, il faut me payer un billet de train et j'arrive. Ces groupes là, ils ont une dynamique, une fraîcheur, qu'il ne faut jamais oublier. Donc c'est bien de bosser avec des gens comme ça de temps en temps.
C'est surtout des histoires de bonnes ententes avec les gens. Et moi, les premières années de Lofo, je vivais dans un squat où il y avait une espèce de petit local de répète dans la cave. Il y avait parfois des gens, des anciens de la Mano, des gens comme ça, qui venaient souvent boeuffer en bas. Et moi, j'ai souvent fais des bœufs comme ça avec des gens. Trois heures à partir en couille, improviser complètement et je trouve ça vachement enrichissant en faite. Donc c'est un peu pour ça que je le fais.
C'était pareil avec Eyeless, quand ils m'ont branché pour venir faire une reprise de Lofo avec eux. Je ne les avais même pas rencontré mais ça a été oui direct. On s'est eu au téléphone et je leur ai dis : "pas de problème, je passe à votre répète". On a répété ensemble et c'est bizarre, mais il y a des gens comme ça avec lesquels ça le fait super vite. Et puis voilà, maintenant, Fred, ça devient un pote, on n'arrête pas de déconner ensemble. Il n'y a pas forcément que les groupes connus qui se la pète. Parfois il y a des groupes qui en sont qu'a leur première démo et qui sont sûr qu'ils vont aller faire carrière en Amérique. Il n'y a pas de monopole de la connerie. Il y a des gens que je respecte largement autant que s'ils avaient déjà cinq albums et qu'ils étaient des stars internationales. Je n'en ai rien à péter. Avec Eyeless ça l'a tout de suite fait humainement, c'est des mecs trop cool.
Moi ce que j'aime surtout, plutôt que de venir faire des chœurs et que l'on me dise ce que je dois chanter, c'est écrire un bout de texte à moi. Que ce soit avec Masnada, Carc[h]arias, ou avec Eyeless je suis arrivé avec mon texte. Et puis à chaque fois, je ne leur demande rien parce que ça peut parfois être galère de signer paroles Reuno, machin… Alors je leur dis de faire comme ça les arrange. Moi, je m'en fous, c'est juste pour l'expérience. J'aime bien l'attitude des jazzmen ou des vieux musiciens de blues qui font un album avec tels musiciens, puis un deuxième avec d'autres…

Et qu'as-tu pensé du Sriracha Tour II ?
C'était de la balle, c'était un vrai truc de ouf ! Avec Buba, notre régisseur, ça fait neuf ans que l'on travaille ensemble et je pense que c'est un peu la concrétisation de tout ça. Le fait de partir à quatre groupes d'un même collectif sur la route et foutre la taoua partout comme ça c'est…Malheureusement, il n'y a pas eu Black Bomb A sur toutes les dates, mais bon, c'est quand même un vrai truc de ouf ! On s'est retrouvé avec Oneyed Jack en tour bus et l'autre jour on calculait avec le guitariste Mickaël que ça faisait huit ans que l'on se connaissait avec les Oneyed. Deux groupes amis depuis huit ans qui enfin partent sur la route avec chacun un disque à présenter au public, eux leur troisième album, nous notre quatrième. Et puis partir à l'attaque comme ça c'est vraiment puissant !

Et les meilleurs dates pour toi ?
C'est pas parce que j'habite ici, mais j'ai vraiment été content du concert de Montpellier parce que la vibe était vraiment cool cette fois. Les deux dernières fois où on avait joué à la salle Victoire 2, t'avais des gens un peu trop péter qu'étaient tout devant et qui mettaient une vibe un peu chelou. Et ce coup ci, c'était pas du tout ça, c'était vraiment hyper bon enfant, y a eu une vrai bonne ambiance. Et je n'avais pas envie d'être déçu de jouer pour le première fois dans la ville où maintenant j'habite. Je n'avais pas envie de décevoir, de me faire jeter des oeufs sur la tête quand je me balade en ville. Donc il fallait que j'assure. Et j'étais vraiment content.
Je crois qu'à Paris on a réellement fait un bon concert. Mais je crois que la barre est montée de concert en concert. Mais je garde plus un souvenir globale de cette tournée que telle date comme ci, telle autre comme ça. Tout ce que je me rappelle c'est que j'ai du suer une quinzaine de litre. Plutôt même près d'une vingtaine parce qu'il y avait une chaleur de ouf dans ces salles là. Et puis quand tu joues après Oneyed et Watcha, c'est fini, après c'est la piscine !
Au Bataclan, on a ouvert à 1300 préventes et je crois que c'était la première fois qu'on faisait un tel carton à Paris. J'étais super content parce que d'habitude la date parisienne possède un côté un peu plus symbolique que réel. Mais ce coup ci, il y avait un côté revanche pour tous les groupes qui étaient là. Pour Black Bomb A, c'était leur première vraie date à Paris, ils ont joué super tôt et pourtant la salle était déjà au trois quart pleine. Quand ils ont joué "Law's Phobia", il y avait 100 personnes devant qui chantaient les paroles, c'était un truc de dingue ! Moi, j'étais au balcon et j'avais les poils qui se dressaient sur les bras, j'avais limite les larmes aux yeux pour eux. J'suis très émotif comme garçon ! (rires !!) Après, Oneyed Jack, ont fait un putain de concert, c'était vraiment leur meilleur concert de la tournée, y avait un côté très atmosphérique, le bon Oneyed comme on l'aime, qui te trimballe dans leur univers. Enfin, moi, ils m'ont bien trimballé ce soir là. Watcha, ça a été la grosse machine. Et pour Oneyed, Watcha et nous, à chaque fois que l'on joue à Paris, ça a des allures de revanches parce qu'on est tous des groupes plus ou moins parisiens et on a toujours plus cartonné proportionnellement ailleurs plutôt qu'à Paris. Donc quand t'es là-bas t'as envie de pas les rater.

Avez-vous commencé à parler d'une nouvelle tournée ? Le Sriracha Tour III ? Pourquoi pas avec Ekova ?
Nous, après une histoire comme ça, on a envie de se dire qu'on aimerait bien, l'été, dans un an, partir mais avec un camion scène et aller faire du plein air partout, tout niquer. Faire un truc qui commence dans l'après-midi à la tranquille et qui finit le lendemain matin, une vraie putain de teuf. Maintenant à Sriracha, il y a assez de monde pour te trimballer dans un paquet d'émotion différente et puis te faire danser jusqu'à six heures du mat s'il le faut.
Que ce soit les gens d'Oneyed, Watcha, Black Bomb A ou nous, on écoute tellement de musique différente, que l'on kifferait qu'il y ait Ekova au moment où il fait encore beau et que ça mixe jungle d'une à six heures du mat. Qu'il y ait aussi du hip hop, tout un tas de truc, que la musique ne s'arrête jamais. Ouvrir de plus en plus l'esprit des gens.

Merci à Reuno de nous avoir consacré une aprés midi chez lui, à Montpellier, merci pour sa gentillesse...

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Reuno de Lofofora - cliquez pour agrandirReuno de Lofofora - cliquez pour agrandir


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