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Mudweiser
par Olga le 13-09-2009

Depuis quelques temps déjà, le stoner marque un souffle nouveau en France avec l’apparition d’une ribambelle de groupes qui ont envie d’en découdre avec leurs illustres aînés américains ou européens. Cependant, le microcosme du stoner hexagonal s’oppose entre un stoner "du nord" déjà bien implanté (Zoe, Glowsun ou Solenoid) et celui "du sud" qui compte bien marcher sur les plates-bandes nordistes (Junkyard Birds, Rescue Rangers, Drawers…). Et même le centre s'y met avec 7 Weeks ! A côté de ça, il y a Mudweiser. Mudweiser ? Qu'est ce que c'est ? Et bien, c'est le side project de Reuno (Lofofora) avec Saïd et Jay (Eyeless). Bref, un gage de qualité s'il en est. "Holy Shit", le premier album du groupe vient de s'échouer dans les têtes de gondoles de nos disquaires préférés via le label Head Records et pourrait bien fédérer autour de lui le petit monde du stoner… Entretien avec Saïd et l'indéboulonnable Reuno pour en savoir plus sur Mudweiser ! Yeeeeeeeeeeeeehaaaaaaa !

Salut ! Originalité oblige, est-ce que tu peux présenter le groupe, pour ceux qui ne connaissent pas encore Mudweiser ?

Saïd : A l’origine, le groupe était composé de Xav à la batterie, Laurent au chant (ex Unkindle), Steph (ex Membrane), Max (ex mass of Nameless, actuellement au sein d’Inertia un groupe de death vraiment excellent !) et moi-même. On a eu des changements de line-up dus principalement à une divergence musicale. Après le départ de Laurent et max, Abel de Spinning heads (Head records) a pris le micro quelque temps avant de passer le relais à Reuno. Enfin, Jay est venu remplacer Steph à la basse, et depuis la formation n’a pas changé.


Pourquoi avoir choisi d’évoluer dans un style stoner à la croisée de Kyuss, QOTSA, Down ? Au vue de votre background musical à tous, la surprise est assez grande…

Saïd : Personnellement, j’ai toujours adoré Kyuss, pour moi c’était un groupe à part, un son à part, une énergie et un feeling dans les compos, c’est ce qui m’avait conduit à m’intéresser de plus en plus au stoner, et là j’ai découvert Monster Magnet, Fu manchu, Black Sab, Nebula, Solace, Blue Cheer et beaucoup d’autres formations affiliées au stoner de près ou de loin. Ensuite c’était Down, alabama thunder pussy et consorts de la mouvance southern rock.
Après 5 ans de metal avec Eyeless, j’ai eu une période de remise en question qui m’a éloigné de la zik pendant plusieurs mois. J’avais l’envie de rejouer, mais pas du tout celle de repartir sur le même schéma qu’auparavant. Avec le temps, le côté aseptisé du metal ne me parlait plus, il me fallait du chaud, de l’organique, et quoi de mieux que le stoner pour taper du gros riff qui suinte, lâcher du solo … etc. C’est vraiment un style qui laisse la possibilité à tous les instruments sans exception de s’exprimer, la barrière du temps est moins rigide que dans d’autres styles et la part donnée à l’improvisation peut être énorme. Pour un musicien, c’est le pieds total.


"Holy Shit" est sorti il n’y a pas longtemps. Avez-vous eu des retours des ventes ? Du public ?

Saïd : Pour l’instant, il est trop tôt pour avoir des infos sur les ventes que ce soit en magasin ou via internet, je crois bien que les stats se font par périodes de 6 mois. Par contre sur la petite tournée qu’on a faite en avril dernier, l’album s’est super bien vendu, toutes proportions gardées, car on a joué dans pas mal de petits endroits, avec peu de public, mais à chaque fois on voyait que les gens étaient très réceptifs et vraiment heureux d’être là, les jeunes, les moins jeunes, les metalleux, les rockeurs, les hardos … Ce n’est pas évident quand un public ne connaît pas les morceaux, mais ça se voyait qu’on parlait le même langage, on pouvait communiquer et c’est ça le plus important dans les concerts. Jusque là on a eu que des retours positifs. Et sans fausse modestie, on savait qu’on avait fait un bon album, mais les retours sont au-delà de ce qu’on pouvait espérer.


Pourquoi ce nom de groupe, Mudweiser ?

Saïd : Mudweiser est un jeu de mots entre Mud = la boue, et la Budweiser, la bière ricaine. Ca paraissait tellement évident comme nom de groupe pour des red necks du sud. La boue, la bière, on peut faire la parallèle avec le bayou, la picole, le tattoo, les femmes, le catch, les vieilles bagnoles, le vintage, les barbes … c’est en quelque sorte un clin d’œil à toute cette région du sud des states, à cette culture et à la musique qui s’y rattache et qui a bercé nombre d’entre nous pendant des années. En plus, je trouve que ça claque bien comme nom de groupe!


Est-ce que Mudweiser est un délire / side project ou un groupe à part entière qui sera viable dans l’avenir. J’imagine qu’avec vos emplois du temps respectifs, ça ne va pas être évident…

Saïd : Mudweiser est un pur délire entre potes et j’espère vraiment que ça le restera tant que le groupe existe. Un groupe n’a pas besoin d’être « sérieux » pour être viable dans le temps, d’ailleurs les plus grands groupes de rock au monde sont partis d’un simple délire entre potes. Tant que le but reste de faire la musique qu’on aime, de la faire partager, tout le reste n’est que détails. Quand à la longévité de Mud, personne ne peut prédire l’avenir, mais là c’est bien parti pour que ça dure un bon petit bout de temps. On vient de sortir un album qui est super bien accueilli, on a assez de compos pour en faire un 2ème, des concerts qui arrivent, on s’entend très bien entre nous, que demande le peuple !
Le fait que Reuno soit sur Paris ne pose pas vraiment problème, idem pour nos boulots respectifs, on trouve toujours le moyen de s’arranger pour les concerts. Pour les répets, elles se font à 3 sauf à l’approche d’un concert, Reuno descend à Montpellier pour qu’on bosse le set sur 2 ou 3 répets. On en profite aussi pour tester les dernières compos avec le chant. Ca convient à tout le monde, et ça marche très bien comme ça.


L'alchimie de Mudweiser fonctionne plutôt bien. Comment vous êtes vous tous rencontrés ?

Saïd : Sur meetic ! Non en fait on se connaissait déjà depuis quelques années, on a eu l’occasion à plusieurs reprises de jouer ensemble, et quand il a fallu trouver les futurs membres de Mud, il a suffit de simples coups de fil pour qu’ils répondent présents. Reuno, je le connaissais de l’époque d’Eyeless, on avait sympathisé depuis, je savais que c’était un fan de stoner et qu’il n’hésiterait pas à accepter l’invitation.


Comment s'est passé l'enregistrement de ce disque ? Où est ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ?

Saïd : L’enregistrement à la base devait se faire durant l’été 2007 chez un pote. Pour des raisons budgétaires on ne pouvait se permettre de se payer des journées en studio « pro », on a fait avec les moyens du bord et le résultat n’était pas tout à fait à la hauteur de nos attentes. En plus, on ne pouvait enregistrer que pendant les week-ends et il fallait se taper de la route pour ça. Nous avions décidé de laisser tomber, et reprogrammer l’enregistrement pour plus tard.
Ca a traîné un petit moment, puis on a demandé à Dad si ça le branchait vu qu’il nous avait fait l’enregistrement live de la première démo. Il a accepté et nous avons démarré les prises pendant l’été 2008. Entre-temps, Steph a quitté le groupe pour être remplacé par Jay, vu l’urgence, j’ai voulu faire les parties basses mais ce n’était pas si évident que ça, en fait c’était plus simple de montrer les morceaux à Jay pour qu’il s’en charge. Pour les prises, je me rappelle plus trop combien de temps ça avait pris, disons 2 ou 3 jours par instru. C’est surtout le mixage qui a pris le plus de temps, il s’est étalé jusqu’à février à cause des disponibilités de chacun ! C’était vraiment limite parce qu’il fallait ensuite masteriser et le disque devait sortir en Avril. Pour le mastering, c’est Barock DJ, un ami de Reuno qui s’en est occupé, c’était une première pour lui car il a surtout l’habitude de mixer de la nu- soul et de l’electro. Il s’en est sorti haut la main et il a pris son pied à faire ça. Le fait d’avoir eu des gens passionnés autour de nous a permis de faire un disque à échelle humaine mais d’une qualité tout à fait acceptable.


Est-ce que tous les morceaux étaient déjà terminés avant de rentrer en studio ou est-ce que vous vous êtes laissé une marge de manœuvre pour changer des plans, improviser quelques trucs ?

Saïd : En fait, la plupart des morceaux qui constituent « holy shit » datent de pratiquement 2 ans. 5 d’entre eux figuraient déjà sur notre 1ère démo. On ne voulait pas trop les abandonner vu que la démo a été fait à l’arrache et qu’on tenait vraiment à ce qu’ils figurent sur l’album. Pour les autres morceaux, les structures principales ont été finalisées avant l’enregistrement. On n’a pas changé grand-chose, mais le fait de doubler la guitare a permis de voir les morceaux sous un autre angle. Au fur et à mesure des prises, certaines parties sont venues se greffer naturellement, plus particulièrement au niveau des solos de guitare. Pas mal de plans ont été élaborés sur le coup, par exemple le solo de la dernière partie de « Elvis », le solo planant vers le milieu de « topless icon » ou le final de « milstone ». C’était exactement la même chose pour la basse, Jay a pu apporter sa touche aux plans existants, a rajouté des solis et a carrément changé certaines lignes de basse. Pour le chant, je crois que Reuno a fini le dernier texte pendant l’enregistrement !


Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe et à vos disques respectifs ? Une (r)évolution ? Une étape… ? Une continuation…? Un début…?

Saïd : Pour moi c’est un début, malgré les quelques enregistrements que j’ai pu faire dans le passé, concevoir et enregistrer un album stoner est une expérience vraiment enrichissante. Le but est de faire le plus simple possible, le plus spontanément possible. Ca peut paraître facile de prime abord, mais c’est loin d’être le cas. Plus tu t’octrois de l’espace dans un morceau, plus tu dois mettre de l’intensité dans ce que tu fais. Ce qui a tendance à rendre les choses un peu compliquées en studio, car le challenge est de retranscrire cette intensité dans des conditions assez balisées. Une étape, sûrement, car ça donne des idées pour les prochaines productions. Mudweiser est encore un jeune groupe, on a encore beaucoup de chemin à faire avant de prétendre à une quelconque maturité, les choses se font d’elles-mêmes certes, mais il faut qu’on garde un œil critique sur ce qu’on fait et toujours offrir le meilleur de nous.


Tu es totalement satisfait de ce disque où tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont les points forts et les points faibles de ce skeud, selon toi ?

Saïd : Pour un premier disque, on est super content du résultat. C’est sûr qu’on aurait pu changer certaines choses mais c’était déjà assez compliqué de l’enregistrer et de le mixer. On a fait du mieux qu’on pouvait avec les moyens du bord, on n’avait pas trop le choix. Maintenant, à énumérer les points forts ou points faibles de cet album, la question ne se pose pas, surtout à la lecture des chroniques. Tout le monde y trouve son compte, quand certains entendent du Kyuss sur un morceau, d’autres entendent du Down ou du Black Sab sur le même morceau, certains trouvent le son énorme et d’autres que la prod manque de punch … du moment que les morceaux ont une âme et qu’ils parlent aux gens, le pari est réussi.


Quels sont les sujets des textes de ce disque ?

Reuno : Les thèmes que m’inspire cet univers musical sont étroitement liés à mon goût pour le roman noir et le cinéma de la même couleur, ce sont des histoires de loosers en général, de dope et d’addiction, d’amitiés trahies, de femmes envoûtantes…


Reuno, on te voit souvent comme un chanteur engagé et politiquement conscient dans Lofofora. Est-ce que le fait de chanter en anglais et non en français dans ce disque sur des textes plus "légers" a changé quelque chose pour toi ? C'était un moyen de nous montrer une autre facette de ta personnalité et te détacher de ton personnage engagé ?

Reuno : Avec Mudweiser comme avec Lofofora c’est avant tout la musique qui m’envoie dans telle ou telle direction. La question de la langue ne se pose pas, l’Anglais s’est naturellement imposé à moi comme la seule façon de chanter dans Mudweiser. Le fait de « casser mon image » n’était pas prémédité mais j’avoue prendre un malin plaisir à jouer au cow-boy malsain, c’est peut être effectivement une autre facette de ma personnalité, ça en surprend certains qui ne me connaissent qu’en tant que chanteur de Lofo, mes amis un peu moins.


Ton chant ne sonne pas pareil que dans Lofo. Est-ce que tu as travaillé ton organe (vocal) pour mieux coller au style stoner ou est ce que c'est venu naturellement ?

Reuno : Non je n’ai pas spécialement travaillé mon organe, cette façon de chanter me viens de mon goût pour des chanteurs comme John Garcia (Kyuss, Hermano) ou encore Ian Asbury (The Cult) mais aussi de ma passion pour la soul music et le rythm & blues. Ce sont ces chanteurs et chanteuses de la scène noire américaine des années 60 qui ont inspiré Janis Joplin, Robert Plant et les premiers hard rockers. Le groove présent dans Mudweiser me renvoie naturellement vers ces influences. .


Tu as fait le choix du chant anglais et tu t'en sors plutôt bien. Est-ce que les textes de Mudweiser auront vocation à être aussi en français dans le futur ? A l'inverse est ce que les textes de Lofo peuvent être en anglais ?

Reuno : Je n’aime pas les films américains en version doublée en français, Clint Eastwood n’a jamais parlé français, mon personnage au sein de Mudweiser non plus, il a déjà des problèmes de grammaire dans sa propre langue…Lofo en anglais ? No way ! En espagnol pourquoi pas…


En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ou il y a un tyran parmi vous ?

Reuno : Il n’y a pas un tyran, il y en a quatre, la démocratie c’est bon pour les hippies et les moutons, pas pour les consanguins du bayou que nous sommes. Les compos doivent être bouclées en deux répètes maximum au risque de se faire jeter et surtout de se faire oublier. Les conflits se règlent à la picole, le dernier debout à toujours raison.


Un mot sur Head Records ? Comment s'est passée la rencontre ? Il est bien gentil avec vous ?

Saïd : Abel de Head Records est un proche du groupe depuis un moment, il a même fait office de chanteur lors d’un concert du groupe avant mon arrivée. Il occupait d’ailleurs cette place au sein des Spinning Heads (r.i.p). Il nous avait dit, il y a au moins deux ans de cela que le jour où l’on faisait un disque, il serait prêt à le sortir. On n’a même pas cherché ailleurs. C’est un mec en qui l’on a confiance et c’est l’essentiel dans la relation entre un groupe et un label.


Qu'attends tu de Mudweiser à court et long terme ?

Saïd : Je n’ai jamais envisagé d’être dans un groupe de rock pour autre chose qu’une bonne occasion de faire le con et de se faire plaisir. Tout le reste, le fait de tourner, faire des disques et éventuellement gagner de l’argent, c’est du bonus. Maintenant c’est vrai qu’avec un groupe comme Mudweiser même en restant roots je crois qu’il y a moyen de voyager, de tourner à l’étranger. D’ici là, en novembre, une belle tournée française nous attend avec le premier plateau stoner français, le Stoner Fall, 8 dates avec Loading Data et 7 Weeks.


Comment tu définirais un concert de Mudweiser ? Est-ce que le public te demandes des morceaux de Lofofora ? De Eyeless ?

Reuno : Un putain de concert de rock, sans prétention, c’est ce qu’on essaie de donner, à fond et sans se poser de question. Je ne crois pas que le public, même ceux qui me connaissent vivent le concert en y voyant deux ex Eyeless et le chanteur de Lofo. Mudweiser c’est un autre univers, on ne peut pas confondre.


Que pensez-vous de la scène stoner française ? Qu'on le veuille ou non il y a un clivage entre la scène stoner du nord (Zoe, Glowsun…) et celle du sud (Rescue Rangers, Junkyard Birds…) et même celle du centre (7 Weeks). Comment se place Mudweiser dans tout ça ?

Reuno : Je ne sais pas de quel clivage tu parles ? On a joué avec Zoé et Glowsun et on s’entend très bien avec eux d’ailleurs. On fait du rock pas du foot.


Penses-tu qu'avec ce disque, Mudweiser puisse avoir vocation à pointer le bout de son nez au sein de la scène française ? Ne penses-tu pas que le fait d'être un "allstars band" (c'est pompeux, hein ?) vous aide à toucher un plus large public ?

Reuno : Star de quoi ? C’est sur que, comme on est issu de groupes ayant leurs petites renommé nous aide à attirer l’attention sur nous. Maintenant si la musique était à chier, ça ne changerait rien d’être Manu Chao ou Julien Dorure. Sinon, c’est plutôt la pointe de nos santiags qu’on a envie de mettre au cul de la scène française, nos nez sont ailleurs.


Est-ce qu'une nouvelle réalisation se prépare ou du moins est en cours de réflexion ? (maxi, démo, split, album…) A quoi peut-on s'attendre pour cette fin d'année ? Toujours chez Head Records ?

Reuno : Il est question d’enregistrer 4 titres prochainement pour sortir un vinyl mais cette fois chez Universal, non sur Head Records bien sur, si Abel veut bien de nous.


Est-ce que le fait de jouer avec Vincent (Zoe) dans Lofofora en remplacement de Pierre te permet de trouver une sorte de "légitimité" dans le milieu stoner ?

Reuno : Je ne comprends pas la question !?! En tout cas je ne vois pas le rapport. (J'me suis compris, moi ! – ND Olga)


Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? ...et le pire ? Oui, c'est ma question "people"…

Reuno : Chaque fois que l’on part sur la route avec les Mud, c’est quinze meilleurs souvenirs par jour à raconter aux potes en rentrant. Tok, notre merchandiser est aussi un excellent joueur de kazoo et un grand chorégraphe ce qui nous assure des journées bien remplies de connerie. Le pire souvenir c’est d’avoir dormi dans une salle où il faisait plus froid que dehors et plus humide que dans un marécage, ont est tous reparti avec une bronchite.


S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Reuno : Qu’est ce que je vous sert ? Une tournée de Jack !


Plus d'infos sur: www.myspace.com/mudweiserband

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