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High Tone
par Marcassin le 09-11-2005

Quelques minutes après s’être entretenu avec Zenzile, c’est au tour de Hightone, autre ténor du dub français de se prêter au jeu de l’interview lors de leur dernière date toulousaine, en Novembre à Tournefeuille. Rencontre avec Antonin (claviers) et Fabrice (basse).

Yezzi : Présentez-nous le groupe
Antonin : Hightone c’est un groupe qui fusionne un peu des instruments classiques type batterie, basse, guitare avec beaucoup de travail sur les effets style sampler, synthétiseur, scratchs. A la base on est partie du dub, et avec le temps on a dérivé, on a toujours essayé différents styles, du down tempo hip hop, un peu de break beat. Le premier disque qu’on a sorti c’était en 1998, un petit 45 tours. On est 5 zicos : basse, guitare, platines et claviers et des samplers pour le batteur et le guitariste.
Fabrice : Le rôle du sampler, c’est pour rendre un truc live avec des sons électroniques mais joués manuellement. Il n’a pas de séquences, c’est vraiment utilisé comme un instrument, et avec des racks d’effets pour remoduler çà derrière. Le travail d’hightone c’est le travail sur du matériel lui-même, de la technologie de production du son.

Yezzi : Vous avez sorti ce printemps Wave Digger, un nouvel opus 100 % Hightone, comment s’est passé le retour au studio pour cet album surprenant ?
Antonin : On a enregistré à Lyon, au studio du Peuple de l’herbe. On «était bien content de refaire un album complètement nouveau. On a rebossé avec Jp Spirli, le mec qui avait mixé le premier album. On a préparé pas mal de morceaux, environ une soixantaine de bouts de titres. On a fait un écrémage, on en a gardé 15/20 qu’on a enregistré pour l’album et puis pour d’autres projets comme le Wangtone, qui va être d’actualité très bientôt.
Fabrice : Et puis des morceaux reggae/dub, un autre projet qu’on a de sortir des maxis / 45 T. Sinon pour en revenir à l’enregistrement, on a fait un mois de prise et un mois de mix. C’est çà ?
Antonin : Ouais. L’orientation était de faire un album plus studio, où l’on voit davantage le fruit de notre expérience, peut-être une envie de composer des morceaux moins live, en essayant de s’ouvrir à une autre palette de sons. D’assumer des morceaux plus lents, avec des couleurs qui sortent un peu de ce que l’on a l’habitude de faire comme le hip hop. C’est un petit tournant, on a trouvé un autre terrain de jeu. On aime toujours le dub, la drum n’ bass, la techno, mais en ce moment on se plonge un peu plus dans ce genre de ryhtmiques.
C’est plus de la fusion de différentes personnalités et musiques et d’en faire un truc un peu personnel que dans faire dub classique.

Yezzi : Justement, il y a pas mal d’influences dans votre musique, c’est pas mal rassembleur, fédérateur, comment vous vous y prenez au niveau des compositions pour arriver à faire un truc cohérent qui vous plaît ?
Antonin : Il y a beaucoup d’essais en fait. On travaille beaucoup avec un magnéto md, c’est pratique pour les jams. On essaie plein de choses, et ce qu’il nous plaît à la réécoute on le garde.
Fabrice : Notre base c’est de commencer d’être tous au local et de bosser plus au feeling direct, on enregistre en multi pistes car on maîtrise un peu plus l’informatique pour avoir une idée de production. Et puis on peut bosser aussi chez nous, ramener des idées, et puis après revenir au local après avoir bidouillé chez toi, ce qui nous laisse plus de liberté. On s’est essayé comme çà et c’est un peu pourquoi ce nouvel album est différent.

Yezzi : Parlez moi du label indépendant Jarring Effects sur lequel sort vos galettes.
Antonin : C’est une asso loi de 1901 qui a grandi en même temps que nous, un peu en synergie, et ce depuis Opus incertum, notre premier album. C’est un label qui sort Ezekiel, Interlope pour ne citer que les plus connus. Des concerts sont aussi organisés dans le but de développer les artistes. Le label est juste à côté de chez nous, sur les pentes de la Croix Rouge, c’est un lieu très ouvert, sympa, avec pas mal de bénévolat.

Yezzi : Pourquoi pas de chant dans Hightone ? Vous y pensez car votre musique c’est beaucoup d’instrumental !
Fabrice : Ben c’est la première fois qu’on fait çà sur Wave Digger, il y a un morceau hip hop, çà s’est fait de manière spontanée. On a sorti une boucle qui n’était même pas un truc prévu à la base, vers la fin du studio car on avait un peu de temps de libre et c’est mon frère qui joue de la guitare dans le groupe qui connaissait le real fake MC qui est venu poser son flow en impro sur le morceau. Nous avec Hightone je pense qu’on avait construit une façon de remplir l’espace à l’intérieur de la réplique, on comble l’espace que prend le chanteur avec le travail des effets, de la sonorisation, tout çà…Alors du coup, t’as pas les refrains, t’as pas les couplets, c’est une autre façon de voir. Maintenant, c’est comme un exercice de style pour nous de trouver des chanteurs et de poser d’une autre manière où tu te mets plus en arrière, avec le vocal qui devient plus important. On est en train de le faire avec un projet qui est plus roots/reggae avec notamment un anglais, Martin Campbell.
Antonin : Ce qu’il faut savoir pour la petite anecdote, c’est qu’avant de sortir notre maxi en 98 on jammait dans une cave avec plein de potes, avec plein de gens qui passaient prendre le micro. C’était une période sympa mais on n’a jamais été très convaincu par tous nos chanteurs.
Fabrice : Oui mais du coup on a beaucoup développé l’aspect visuel avec Xavier aux lumières et Nico à la vidéo, çà nous permet d’appuyer notre musique qui est un peu abstraite. On baigne comme çà un peu plus dans notre ambiance. Dans la prestation scénique tu peux amener un chanteur, nous c’est davantage un show global avec des morceaux qui s’enchaînent sans temps mort relayés par l’image et les éclairages.

Yezzi : Justement, qu’est-ce qui change au niveau visuel avec cet album ? Y a un truc de spécial mis en place ?
Fabrice : Des efforts sur le fait de faire ses propres images. Avant on piochait dans les reportages, les films. Nico a essayé de réaliser des mini scénari dans sa tête, puis après de les réaliser caméra à la main, c’est de l’écriture à la vidéo. Et puis on a maintenant 3 écrans à la place de cet écran carré un peu télé qu’on avait avant, avec un écran rond.
Antonin : Avant aussi avec Xavier ils travaillaient plus sur la saturation des couleurs, là il y a pas mal de noir et blanc.

Yezzi : Parlez nous de votre rencontre avec Wang Lei (dj chinois).
Antonin : Ben il devait jouer ce soir mais pour une histoire de visa il n’a pas pu venir en France, c’est dommage. Aux Eurockéennes 2004, on avair reçu une proposition de création avec ce gars là. On était motivé surtout qu’on l’avait déjà rencontré en Chine auparavant. On est allé bossé à Blois pour composer les morceaux qu’on a joué aux Eurockéennes. C’est tout le concept du Wangtone : des inédits d’Hightone, de Wang Lei, 3 morceaux ensemble et aussi un dvd live des Eurockéennes.

Yezzi : Parlez moi du visuel de Wave digger, avec cette bestiole sur la pochette. D’où çà vient ?
Fabrice : Ca vient d’un travail de 3d, on a construit cette bestiole avec des pièces que t’assemble, on peut la réutiliser en concert, avec des animations. On avait l’idée de faire une grosse machine qui capte le son. On voulait que ce soit aussi un peu plus froid, avec des sonorités plus électro, une pochette un peu blanche, un peu saturée.

Yezzi : Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?
Antonin : En surfant, je suis tombé sur un allemand label allemand, je suis tombé sur Jah Tari, c’est un allemand qui reprend des vieilles versions de dub comme Lee Perry, le tout avec avec un son 8 bit Atari ! Il y aussi une compilation Burial Mix, un label allemand, avec du dub très lent, atmosphérique, avec un côté un peu club, notamment avec un chanteur qui s’appelle Tikiman. Sinon je suis pas mal fan d’Alter Ego, un mec qui a bossé avec Dj Spooky, c’est terrible, un peu de hip hop énervé et bien froid avec un côté dub.
Fabrice : Avant lui il y avait aussi Imhotep (ndlr : le chanteur d’I Am) qui mélangeait hip hop et dub, avec l’album « Blue Print » (ndlr : datant de 1998). Je crois que c’est une de nos influences, qui nous a poussé à évoluer. Quand t’écoute les trucs connus comme les Roots Manuva, c’est une tendance une tendance qui arrive, l’album de Twelve (ndlr : le dj d’Hightone) est aussi tourné un peu vers çà. Mais pas le hip hop old school comme le Peuple de l’herbe. Plutôt cette idée de marier l’électro avec des beats lents, çà laisse beaucoup d’espace pour mettre des samples.

Yezzi : Le mot de la fin ?
Fabrice : Ben on joue ce soir avec Zenzile, on fait 10 dates avec eux et çà rebondit sur un projet de disque qu’on a en commun et qu’on va concrétiser en studio fin 2005/début 2006. Encore une collaboration, on aime çà !

Merci à Fab et Anto de Hightone de m’avoir accordé cet entretien arrosé, aux managers de Zenzile et Hightone ainsi qu’à Emilie de première Pression d’avoir organisé ces rencontres.

Plus d'infos sur: hightone.free.fr

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