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Furaya
par Olga le 08-09-2009

En 2004, Furaya nous envoyait à la gueule un maxi éponyme de 6 titres. 6 coups de boule sans concession dans une veine hardcore hip-hop du plus bel effet. Puis pschiiiiit….plus trop de nouvelles du groupe depuis quelques temps... Et bien, figurez vous que Furaya est de retour pour la rentrée avec un premier effort sous le bras, "Virescit, Vulnere, Virtus" qui devrait nous rappeler à son bon souvenir. En cette fin de vacances, le groupe va nous donner encore un peu de Narbonne dans les oreilles…mais bien loin du camping de Narbonne Plage et de ses parties de boules arrosée au rosé tiédasse, du marché de Gruissan et de ses plages ventées ou des rosalies bariolées à 4 places de St Pierre La Mer ! Après pas loin de 5 ans de silence radio, Furaya est donc de retour. Et Furaya a des choses à dire…

Salut ! Originalité oblige, est ce que tu peux présenter le groupe, pour ceux qui ne connaissent pas encore Furaya ?

Salut ! Furaya, c’est cinq énervés Jeff (chant hip hop), Will (chant hardcore), Greg (guitare), Junior (basse) et Papay (batterie). Originaire de Narbonne dans le sud de la France, le groupe existe depuis 2002. Nous sommes sur le point de sortir notre premier album « Virescit Vulnere Virtus »


Avec un tel vivier de si excellents groupes de hardcore dans le sud et dans la région, pourquoi avez-vous crée Furaya ? Qu'est ce que le groupe peut apporter de plus à la scène et comment peut-il se placer à côté des dinosaures du genre ?

Je dirais tout simplement parce qu’on prend du plaisir à jouer ensemble. Dans Furaya, on a chacun des influences musicales assez diverses mais on a tous la même passion pour la musique énervée qui a quelque chose à dire.
Je pense que chaque groupe qui vit sa passion à fond et se bat pour se développer à quelque chose à apporter à la scène. Chaque groupe qui se crée et chaque album qui sort sont une pierre de plus à l’édifice. En ce qui nous concerne, notre plus, c’est notre énergie. C’est le mot qui revient le plus souvent lorsque les gens viennent nous parler après nos concerts. Nous sommes avant tout un groupe de scène.
Quant aux « dinosaures » comme tu les appelles, on les regarde d’en bas avec beaucoup de respect et c’est surtout en première partie qu’on voudrait se placer pour l’instant (rires).Tous ces groupes existent depuis longtemps, plus de quinze ans pour certains alors je crois qu’on a encore pas mal de choses à faire et à vivre pour arriver à leur stade. Mais on y travaille tous les jours et on apprend vite.


Pourquoi ce nom de groupe, "Furaya" ?

Furaya, selon une traduction très personnelle, ça veut dire « bande de furieux ».
Va savoir pourquoi ? Y’a quelques hôtels et F1 qui seraient certainement capable de te l’expliquer mieux que moi. Plus sérieusement, on voulait un nom qui reflète à la fois le caractère du groupe et son style. On pouvait difficilement trouver mieux (rires)


Comment définirais-tu votre hardcore ? Quelles sont vos influences ?

Nous l’avons baptisé « Fury hip-hop/hardcore »mais je ne sais pas si on peut vraiment limiter Furaya à ça. Le hip-hop et le hardcore sont les deux antagonistes de notre style mais au milieu il y aussi du punk (« Civis pacem parabellum »), du groove (« lettre à Charles »), du rock et de la fusion. Lorsque nous composons, nous n’avons qu’une ligne directrice, la recherche constante de l’efficacité que ce soit pour les textes comme pour la musique. En fait je pense que le terme qui qualifie le mieux notre style est « Fury ».
Nos influences sont nombreuses et diverses, de NTM à Sepultura en passant par RATM, Métallica, Snot, Parabellum, Non phixion, Fab et bien d’autres.


L'alchimie de Furaya fonctionne plutôt bien. Comment vous êtes vous tous rencontrés ? Quels sont vos parcours musicaux ?

Will, Jeff (Chants) et moi on s’est rencontré en 2002 dans un bar. Nos groupes respectifs venaient de splitter et on tentait d’oublier ça à l’aide de quelques délicieuses boissons à base de houblon (rires).On a commencé à faire quelques bœufs avec le batteur et le bassiste de l’époque. Petit à petit le groupe s’est crée tout naturellement et 6 mois plus tard on faisait notre premier concert, c’était parti. On ne s’est jamais arrêté depuis même si la formation à bougé entre temps.
Junior (basse) est arrivé il y a 3 ans, c’était un guitariste qui jouait dans un groupe du coin et qui venait à tous nos concerts. Quand notre ancien bassiste est parti on lui a proposé de jouer avec nous mais pour ça il devait changer d’instrument. Il a accepté et il a très vite apprit, en deux mois il était opérationnel.
Quant à Papay (Batterie), il nous a rejoint il y a un peu plus de deux ans. Il jouait avec un groupe de death métal sur Lille il y a quelques années avant de débarquer dans le sud. Il est venu pour bosser en tant que tatoueur, ça te donnes une idée de l’endroit où je l’ai rencontré.
Aujourd’hui le groupe est stable et les nombreuses galères que nous avons rencontrées et surmontées ensemble nous ont encore plus rapprochés.


Est-ce que certains d'entre vous ont d'autres groupes en parallèle ? Furaya reste la priorité ?

Furaya est la priorité ! Développer le groupe demande énormément d’investissement et nous préférons y consacrer toute notre énergie. Et puis honnêtement, pour ma part, je prends mon pied et je n’ai absolument pas besoin d’un autre groupe pour m’exprimer, Furaya me permet déjà de le faire totalement. C’est un véritable exutoire pour moi.


Comment s'est passé l'enregistrement de ce disque ? Où est-ce que ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ?

L’album à été enregistré en janvier à Perpignan (66) au studio du Barabul par Pierre Leberrigaud connu pour avoir entre autre réalisé les 3 albums des Kargol’s. Ça a été un réel moment de bonheur et d’enthousiasme. On avait tellement attendu ça qu’on était excité comme des gamins. Mais il y a eu un peu de stress aussi car on avait que douze jours pour enregistrer et mixer l’album donc pas le droit à l’erreur.
Au final, ça s’est bien passé car on avait bien préparé l’enregistrement en amont. On est très content du résultat.


Un mot sur la production de "Virescit Vulnere Virtus" ? Comment ça s'est passé ? Qui s'en est chargée ?

Ca a été une évolution dans notre façon de travailler. Avant cet album, on voulait tout contrôler de A à Z et faire à notre façon quoiqu’il arrive. C’était présomptueux et ça nous a amener à commettre pas mal d’erreurs car nous n’avions forcement le recul et les connaissances nécessaires. Alors nous avons appris à écouter les conseils. Doumé, du label ID, a joué un rôle important dans la production, il nous a aidé à travailler nos morceaux jusqu’à en extraire le pur jus. Il a aussi joué le rôle de coach pendant les séances d’enregistrement, c’était vraiment motivant.
Pierrot a aussi fait un super travail derrière la console, il a été de bon conseil concernant l’orientation générale du son de l’album.


Le chant en français permet à Furaya de se détacher de la masse du hardcore local voire même national. Pourquoi ce choix ? Pour se démarquer des autres ? Pour faire passer des idées ?...

C’est avant tout pour faire passer nos idées. Jeff est un gars qui sait écrire et qui à des choses à dire, c’est très important pour nous que les gens puissent comprendre les paroles de nos morceaux. Et puis pourquoi chanter en anglais alors que les anglais le feront toujours mieux que nous (rires)


Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe ? Une (r)évolution ? Une étape… ? Une continuation…? Un début…?

Une évolution car notre musique a beaucoup gagné en maturité depuis nos débuts intégrant d’autres influences comme le punk ou le rock par exemple. Quand tu compares cet album au maxi que nous avons sorti il y a 4 ans tu entends ce changement.
Mais aussi une étape parce qu’on ne va pas s’arrêter en si bon chemin. On va maintenant partir à l’assaut de la scène pour défendre cet album et c’est ce qu’on préfère.


Tu es totalement satisfait de ce disque où tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont les points forts et les points faibles du skeud, selon toi ?

Je suis un éternel insatisfait et avec 6 mois de recul il y a toujours des choses que tu voudrais changer. Perso je referais quelques chœurs. On les a enregistré lors de la dernière journée de prise en deux heures. Avec un peu plus de temps on aurait pu les améliorer encore, mais c’est vraiment un détail avec lequel je ne veux pas me prendre la tête tant je suis content du résultat final. Je pense que les points forts de l’album sont la qualité des morceaux et des textes, le son et le visuel. Le point faible est que cet album sera moins bon que le prochain (rires)


Quels sont les sujets de vos textes ?

La majorité des textes traitent de sujets d’actualité et de société qui nous ont marqué comme la vague de licenciements partout en Europe suite aux délocalisations (« Voyou moderne ») , la montée des extrêmes (« amnésique »), la désinformation de certains médias (« Le meilleur des mondes »). Nous parlons aussi d’histoire et de devoir de mémoire (« Plaza de mayo »).
D’autres textes sont plus personnels comme « Encore la rage » qui est notre profession de foi ou « Œil pour œil » dans lequel nous réglons les comptes avec quelques personnes nous ayant fait des crasses mémorables. C’est notre façon d’exorciser les mauvaises expériences et de transformer notre colère en quelque chose de positif.


Comme je le disais plus haut, vous avez fait le choix du chant français et vous vous en sortez plutôt bien. Est-ce que les textes de Furaya auront vocation à être aussi en anglais dans le futur ou est-ce que la langue de Molière est une de vos trademarks ?

Comme je l’ai dit précédemment, chanter en français est pour nous un choix logique et puis l’anglais ne se marie pas très bien avec l’accent du sud tu peux me croire.


En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ou il y a un tyran parmi vous ?

Joker (rires)
Non sans rire, un bon riff est un bon riff mais ce sont les arrangements qui font le morceau et de côté-là, tout le monde s’y colle.


Un mot sur Id Record ?

Id Record c’est avant tout un ami, Doumé, qui nous suit, nous conseille et nous soutient depuis le tout début. Il a décidé de s’investir à nos côtés pour cet album, et nous a notamment permis de décrocher une distribution nationale pour « Virescit Vulnere Virtus ». Un mec bien et un grand professionnel.


Un autre mot sur l'artwork. Qui s'en est chargé ?

C’est Rocky Szostak, ancien chanteur de X-weapon, un super groupe défunt de Montpellier, qui à réalisé tout le visuel de l’album. Il a travaillé en un temps record et personnellement là encore, j’adore le résultat.


Qu'attends-tu de Furaya à court et long terme ?

A court terme j’attends la même chose que tous les autres membres du groupe : sentir la scène vibrer sous mes pieds ! On est tous impatient de remonter sur scène et à vrai dire on ne pense qu’à ça en ce moment. A long terme ? Un deuxième, un troisième, un quatrième album et ainsi de suite.


Comment tu définirais un concert de Furaya ?

Je citerais un de nos textes : « Bombe sonore avec la rage comme détonateur !»


Penses-tu qu'avec ce disque, Furaya puisse avoir vocation à pointer le bout de son nez au sein de la scène HxC française ?

En tout cas, on fera tout pour ! C’est sur scène que ça va se jouer, à nous de bien défendre cet album .En attendant on continue de travailler en gardant les pieds sur terre.


Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? ...et le pire ? Oui, c'est ma question "people"…

Le pire souvenir restera un concert dans un petit village devant 30 personnes dont la moitié étaient des rugbymans accroché au bar qui nous criez « Ta gueule ! » entre chaque morceaux. Pour couronner le tout mon ampli a grillé en plein milieu du concert. Un grand moment de solitude.
Le meilleur souvenir ? Il y en a trop pour pouvoir les citer et puis le meilleur reste à venir.


S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Non Olga, c’était parfait (rires) (merci, merci – NDLR Olga)

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Plus d'infos sur: www.myspace.com/furaya

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

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