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Ez3kiel
par Djinax le 13-12-2008

Les Ez3kiel reviennent à 4, plus fort que jamais avec leur nouvel album "Battlefield" sous le bras, plus "rock" que les précédents. Petite entrevue en présence de tous les membres.

Une petite présentation du groupe s’impose pour commencer.

Yann : Dans Ez3kiel, il y a Matthieu à la batterie, Joe aux machines, moi, à la basse et aux images et Stéphane à la batterie. On était à 3 depuis une bonne dizaine d’années et on est à 4 depuis 2 ans maintenant.


Quelles sont vos influences ?

Stéphane : Au début, on n’était pas dans les mêmes groupes mais on avait des influences en commun comme les Bad Brains et Fishbone, donc des groupes rock fusion et sans machine.


En un an, vous avez sorti « Naphtaline » et « Battlefield ». Pourquoi un tel enchaînement et une telle productivité ?

Stéphane : Naphtaline, c’est un projet qui a été pensé et fait pour être à part d’une sortie de disque traditionnelle. C’est un double album avec un disque audio qui est la bande originale d’un DVD Rom interactif que Yann a fait. Il a élaboré le logiciel, mais également toute l’interactivité entre l’image et le son. Cette bande originale a été composée par Matthieu, Joe et Yann. Sa particularité est qu’il y a beaucoup d’invités comme Daau, Nosfell, Pierre le Bourgeois, d’autres gens sont venus enregistrer du piano et des percussions. J’étais invité sur cet album là, donc j’ai également enregistré des percussions et du vibraphone. Puis du fait que Naphtaline sorte en avril 2007 et qu’il n’y ait pas de tournée pour promotionner cet album, il fallait en proposer un autre rapidement. Il a donc fallu écrire « Battlefield », le composer et l’enregistrer. C’est un processus un peu long mais finalement assez rapide par rapport au peu de temps qu’on a eu. On a eu une discussion, il y a maintenant 2 ans, pour savoir si je rentrais dans le groupe et si on enchaînait les 2 albums, ce qui est finalement hyper court.


Justement combien de temps avez-vous pris pour composer « Battlefield » ? Et pour l’enregistrement ?

Stéphane : Les premières bribes d’idées sont arrivées au mois de Juin 2007. On a fait 5 jours de prises, principalement pour la batterie et la guitare afin d’avoir une base de composition qui pouvait tenir la route. Puis on a travaillé dessus Juillet et Août, en Septembre on a mis les bouchées triples pour enregistrer pendant 20 jours au mois d’Octobre. Puis on l’a mixé pendant 4 jours en novembre. Donc on a fait tout ça avec peu de temps, tout dans l’urgence et dans l’énergie, sans avoir le temps de se poser des questions.


Et où s’est déroulé l’enregistrement ?

Stéphane : Naphataline et Battlefield ont été enregistré avec Fred Norguet au studio Pole Nord à Blois et également chez Matthieu qui a enregistré pas mal de pistes. Les autres albums ont été enregistrés à Lyon, c’était un peu du bricolage.
Matthieu : Oui à l’époque, on se retrouvait dans des maisons ou des apparts que louaient Jarring Effects pour enregistrer et c’est vrai que pour les prises de batterie par exemple, ce n’était pas l’idéal. Donc pour Naphtaline, on avait un confort qui était beaucoup plus appréciable, on rentrait chez nous tous les soirs et au niveau du budget, ça revenait quasiment au même.
Stéphane : Et comme ça nous avait bien convenu pour Naphtaline, on est revenu pour Battelfield.
Matthieu : ça nous permettait d’avoir les 2 batteries et tous le matos installés, dès qu’on avait une idée, on essayait, on avait un temps de réactivité beaucoup plus court.
Stéphane : On commence a être bien équipé en matière de home studio mais c’est quand même délicat de pouvoir faire d’aussi bonnes prises, de batterie notamment avec notre matériel. Et une fois que les prises étaient faites, on pouvait faire de l’édition à domicile.


Vous étiez donc 3 pour être dorénavant 4 avec l'arrivée de Stéphane, multi instrumentiste. Vous avez envie de vous diversifier encore plus musicalement ?

Joe : Ez3kiel, c’est un long parcours, au départ, on était un trio instrumental orienté dub pendant des années. Puis on a essayé d’enrichir notre discours musical en faisant intervenir d’autres musiciens, notamment pendant la tournée avec Daau où on a ressenti le bien que ça pouvait nous apporter de jouer avec d’autres instruments sur scène. Après cette tournée, il y a eu le projet Naphtaline, donc ça allait dans le même sens, avec beaucoup de collaborations et d’instruments nouveaux pour nous. Et quand on a décidé de repartir sur la route, on s’est dit qu’en basse, batterie, machines, on allait vite se retrouver limité. Donc on a eu l’envie d’intégrer un nouveau membre qui viendrait enrichir la composition et le live donc notre choix est tombé sur un multi instrumentiste qui est aussi doué en studio que sur scène, il joue notamment de la batterie et du vibraphone.
Matthieu : Cette arrivée permet aussi à Yann de plus se consacrer à l’image, qui demande beaucoup de temps.


« Battlefield » est bien différent de « Naphtaline », il est plus rock et sombre dans l’ensemble, tandis que l’autre regroupait des chansons beaucoup plus calmes. C’est l’arrivée de Stéphane qui a voulu ça ?

Matthieu : Oui, notamment. En sortant de Naphtaline, on avait envie d’autre chose, on ne voulait pas refaire du Barbary et donc on avait un délai assez court pour la réalisation de cet album. Vu qu’on avait intégré Stephane, on voulait revenir à quelque chose de beaucoup plus joué donc c’est un peu ça qui a orienté la couleur de l’album.
Stéphane : Avant tout se faisait sur machines, et le fait de jouer de certains instruments, notamment la guitare de Joe, amène ce coté plus rock. C’est tout un tas de choses cumulées, on écoute tous du rock, on voulait prendre le contre-pied de Naphtaline, jouer avec 2 batteries et une guitare. On voulait également trouver des compositions qui envoient un peu plus et revenir à quelque chose de plus brut au niveau du son.


« Battlefield », pourquoi ce nom d’album ?

Matthieu : On n’a jamais été très fort sur les noms (rires). Tous les morceaux ont des noms pendant l’enregistrement et à la fin on fait un gros brainstorming où on trouve les noms définitifs. Pour le nom de l’album, il vient d’un texte de Blu Rum, un rappeur américain qui est invité sur l’album. Donc ça correspondait très bien à l’état d’esprit dans lequel on a fait l’album, ce sentiment d’urgence, puis le fait qu’on ait tous perdu notre intermittence pendant le processus Naphtaline et la création de Battlefield. On galérait chacun de son coté, puis on trouvait que le champs de bataille se rapprochait du live, en plus de l’énergie brute de l’album donc ça correspondait bien.
Stéphane : On a vécu des moments assez durs pour pleins de raisons. On a eu régulièrement des déceptions, des coups de fatigues, c’était un peu le cumul de pas mal de choses. En plus, on n’était en pleins processus d’écriture, donc on n’était pas tranquille, on s’est même posé la question si on allait enregistrer et sortir l’album.


Comme souvent, il y a peu de texte chez vous mais quels sont les sujets traités ?

Stéphane : Il y a un rappeur et un groupe qui ont été invité sur l’album, Blu Rum et Narrow Terence. Pour Blu Rum, il a écrit un poème apocalyptique, je pense qu’il faut lui donner le sens que tu as envie, il faut aller chercher le dictionnaire (rires). Mais je ne pense pas que ce texte ait un sens direct, il est très imagé. Pour Narrow Terence, je prends ça aussi pour un poème, ça ne parle pas de fleur et de plage mais je laisserais l’auditeur se faire une idée.
Matthieu : En général, on laisse aux invités la liberté d’écrire, donc c’est leur vision. On a demandé aux Narrow Terence mais eux aussi sont restés assez flous sur le sens de tout ça.
Stéphane : On impose rien, Blu Rum et Narrow Terence ont fait ce qu’ils voulaient au niveau de l’écriture, du flow, des mélodies et comme ça nous as plu, on l’a gardé. C’est vraiment une collaboration, on leur envoie la musique, ils sont libres de proposer ce qu’ils veulent.


Justement vous les avez connus comment ?

Matthieu : Blu Rum on l’a rencontré avec Reverse Engineering, on a fait une date ensemble en Suisse. Avec lui, c’est un peu particulier car c’est un des rares invités que l’on n’ait pas re-rencontré depuis, tout s’est fait par Internet. La rencontre avec Narrow Terence s’est fait par l’intermédiaire de Buni, l’ancien violoniste qui était également chez Daau. On les a rencontré à Bourges quand on présentait Naphtaline et le courant était bien passé. Puis on a été les voir en concert et on a adorait ce qu’ils faisaient. Ca se passe toujours sur des coups de cœur.



Il y a des contrastes sur cet album, par exemple, vous avez mis d’affiler la violente " Firedamp " et la ballade " The Montagues and The Capulets ". Pourquoi ce choix ?

Matthieu : Je ne sais pas si c’est une marque de fabrique mais on aime bien lié les opposés, on s’est dit que « The Montaigus » serait encore plus contrasté si on le mettait derrière une chanson violente.
Stéphane : Pour moi, les 2 morceaux extrêmes sont vraiment « Lull » et « Firedamp », Roméo et Juliette vient après, c’est autre chose.


Parlez nous de tout le travail fait autour de la création visuelle pour le live.

Yann : Il n’y a pas grand-chose à dire, moi je fais ça comme de la musique. J’y porte autant d’attention et d’intérêt que de composer un morceau ou préparer une atmosphère musicale sauf que là, c’est un travail visuel.


Oui, sauf que tu as crée un logiciel te permettant de mettre en interaction la musique et la vidéo, peu de groupes y accordent autant d’importance.

Yann : Je pense que la plupart des gens s’arrêtent à ce qu’il savent faire, moi j’aime bien apprendre et rajouter des outils. Donc au début, c’était des choses très simples, et après il fallait faire bouger l’image. Puis il y a eu le site Internet, des montages vidéo pour le live puis pour le site. Après il a fallu rajouter l’interaction pour le Dvd Rom et enfin amener tout ça sur scène. Maintenant, pour avoir ce que je veux, je suis obligé de créer mes logiciels, c’est un parcours.


Quels sont vos projets après la fin de la tournée ?

Stéphane : On a travaillé sur une création musicale avec des artistes contemporains slovènes pour le festival d’Aurillac. Et on a fait une rencontre qui nous fait bien plaisir avec Hint, un groupe Angevin qui a existé il y a 10 ans. C’est un duo et ils se reforment pour qu’on fasse une collaboration, et on l’a joué une fois au Riddim, le festival organisé par Jarring. On aimerait bien également travailler avec les élèves du conservatoire de Grenoble pour mettre en musique certains morceaux de Naphtaline.


Un petit mot sur Jarring Effects, votre label indé qui au fil des années grandit de plus en plus.

Joe : C’est une association qui à 15 ans maintenant qui au départ s’est organisé autour d’High Tone puis au fur et à mesure ils ont eu des moyens donc s’est devenu un vrai label. Nous, on les a rencontré en 2000, ce sont des gens activistes depuis longtemps, qui ont vraiment des choses à revendiquer mais ça reste très associatif donc ça à aussi ses limites. Au niveau du paysage musical français, ils sont assez précurseurs dans ce milieu. Là, ils commencent à re-signer des artistes comme Fumuj ou Idem, donc ça avance bien.


Vous écoutez quoi en ce moment ?

Stéphane : The Mars Volta en boucle et tous les albums.
Matthieu : En ce moment, j’écoute beaucoup « Ghost », qui est un projet instrumental de Trent Reznor. Il a fait 36 morceaux, il y a pleins de subtilités, c’est vraiment bien fait.


Quelles sont les dernières claques que vous avez prises en live ?

Stéphane : Gojira. D’ailleurs, message à Gojira, on aimerait vraiment faire un concert avec vous ou se croiser sur la route.
Matthieu : Fishbone à la grande époque avec Fish à la batterie et au niveau vidéo, le premier Dvd de Nine Inch Nails.


Plus d'infos sur: www.ez3kiel.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Ez3kiel - cliquez pour agrandirEz3kiel - cliquez pour agrandir


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