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Emily Loizeau
par Djinax le 02-01-2008

La charmante Emily Loizeau nous parle de son premier album " L'autre bout du monde". Entrevue...

Tu vas commencer par nous parler de tes influences pour essayer de te cerner.

Mes influences sont assez éclectiques dans la mesure où j’ai à la fois une culture française et anglophone. Mon père est français, ma mère est britannique, et je vis à Paris. J’ai beaucoup écouté de blues, de folk et de rock américain, de la chanson française mais j’ai également fait de la musique classique de 6 à 20 ans. Donc ces diverses influences me permettent d’écouter beaucoup de choses et je trouve ça très important, ne serait-ce que par rapport à la prétention de vouloir écrire. Il y a tellement de choses très différentes dans la musique qu’on ne peut pas se cantonner qu’à la chanson française ou qu’au songwriting anglo-américain. Je ne prétends pas absolument pas rassembler toutes ces choses là, c’est juste une nourriture. C’est toujours un peu délicat pour moi de parler d’influences car ça voudrait dire que ça s’entendrait dans ce que j’écris, je trouve ça un peu prétentieux. Donc j’ai écouté et aimé Bob Dylan, Nina Simone, Randy Newman, les Velvet Underground, Souchon, Brassens, Léo Ferré, Juliette Gréco, Barbara ou encore Bach. Aujourd’hui par exemple, j’adore Danyel Waro qui est un chanteur de maloya, une musique traditionnelle réunionnaise qui se rapproche du blues ou de Saul Williams qui fait du slam hip hop hardcore. Je suis également fan de certaines manières de faire de Devendra Banhart, de Cocorosie, de Daniel Johnston ou de Rufus Wainwright. J’essaye vraiment de rester ouverte.


Tu es auteur compositeur interprète mais tu as écris ta 1er chanson à 26 ans, pourquoi tout ce temps? A cause de la musique classique ?

Je n’ai pas du tout eu le parcours de la post ado qui veut monter son groupe de rock et qui veut écrire des chansons. Mon parcours a été beaucoup plus sinueux, il ressemble un peu à celui des sportifs ou des gymnastes qui commencent très jeunes. Il y a un moment où tu es obligé d’y consacrer énormément de temps si tu veux y arriver, personne ne te force mais ça passe très vite, tu es dedans et t’aimes ça. Donc ça a été vraiment ma vie jusqu’à l’age de 20 ans. J’ai fait des études de philo au moment où je me demandais si j’allais vraiment continuer le classique, puis j’ai arrêté pour faire du théâtre vu que ça faisait très longtemps que je voulais en faire. Et c’est le théâtre qui m’a ramené à la musique par le biais de la chanson. Je crois que j’avais besoin après ces longues années d’apprentissage dans le classique de me trouver moi et de comprendre un peu qui j’étais. J’ai compris plus tard que je ne pouvais pas vivre sans musique, elle m’a rattrapé par un biais plus libre, plus proche du théâtre et du cabaret, c'est-à-dire par la chanson.


Je trouve ton 1er album « L’autre bout du monde » très mure, combien de temps de composition ?

J’ai commencé son écriture en 2001 et je me suis mise de suite à jouer régulièrement dans des bars. Ça m’a permis de tester les chansons, de faire le tri vu que je saturais sur certaines, donc ça m’a bien pris 5 ans d’écriture. Peut-être que c’est ça qui donne cette impression de maturité, car j’ai pris mon temps pour faire cet album. Pas seulement par choix d’ailleurs. Si un label avait directement voulu me signer en 2003, j’aurais foncé mais j’aurais probablement fait un assez mauvais disque. Je ne suis pas en train de dire que c’est un bon disque (rires) mais il me plait et je l’assume. Finalement les rencontres ont faites que ce disque a eu le temps de mûrir.


Justement un petit mot sur ton label. Sur ton site, c’est lui qui raconte ta biographie donc je suppose que c’est une belle rencontre ?

C’est vrai qu’elle est chouette cette petite biographie. En effet, c’était une très belle rencontre qui s’est déroulé grâce à Andrew Bird. J’ai flashé sur lui et j’ai appelé Fargo, son label, en leur demandant de me mettre en contact avec Andrew pour qu’il vienne jouer sur mon disque. Puis on a fini par faire ce duo et Fargo a voulu sortir mon disque, donc c’est vraiment une belle histoire. Mais mon origine ne naît pas au moment de la rencontre du label, il y a eu beaucoup de choses avant. Rencontrer un label ne suffit pas, c’est juste la clé pour faire parler de soi. Mais en amont, il y a eu tout ce travail sur la scène, j’insiste là-dessus car c’est vraiment vital et je m’en rend de plus en plus compte. Que ton disque marche ou pas, la seule chose qui fera la différence en tant qu’artiste, c’est ce que tu vas offrir et recevoir sur scène. J’ai eu la chance d’avoir un tourneur qui m’a vraiment permis de faire beaucoup de concerts avant la sortie de l’album. Il a pris le risque alors que peu le font, même si j’avais un éditeur à ce moment là. C’est très important car tu arrives avec ton premier disque de manière plus sereine, tu sais qui tu es sur scène et tu connais les erreurs que tu ne veux plus faire. Il y a encore pleins de choses à apprendre, mais d’un autre coté, il y a un peu cette maturité qui est déjà là, cette année avant l’album m’a beaucoup servie.


Où as-tu enregistré ton album et avec qui ? Et en combien de temps ?

J’ai enregistré au studio de Meudon, il y a plus de 2 ans maintenant. J’ai décidé de réaliser l’album moi-même avec l’aide de Franck Monnet qui m’a beaucoup aidé dans l’élaboration des chansons et j’avais besoin de son retour lors du peaufinage de l’écriture. J’ai pu réaliser ce disque moi-même car j’étais très bien entourée avec des gens de confiance et à aucun moment, je me suis senti en danger. J’avais vraiment envie que ce premier disque me ressemble et ne trahisse rien de ce que je suis, même les défauts. (rires).


Il y a beaucoup de featuring sur ton album, aussi bien des musiciens que des chanteurs, qui as-tu invité ?

Il y a tout d’abord mes 2 fidèles de l’époque, Jérome Goldet (à la contrebasse) et Cyril Avèque (à la batterie), avec qui j’avais déjà commencé à arranger mes morceaux sur l’autoproduit précédent donc ils m’ont bien mis en confiance sur cet album. Sur scène, c’est Olivier Koundouno au violoncelle qui remplace Jérome. Sarah Murcia est venu également jouer de la contrebasse (sur "L'âge d'or" et "Comment dire"), les Tryo sont venus faire les chœurs sur "Voila pourquoi " et Andrew Bird, les voix sur "London town", des chœurs et du violon. Neal Casal, un autre artiste de chez Fargo est venu jouer de la guitare, Olivier Daviaud a arrangé "Jasseron", le duo avec Franck Monnet. J’ai d’ailleurs continué la collaboration avec lui, notamment avec la réédition de "L’autre bout du monde" où il a fait l’adaptation de la reprise de Brassens. Il y a une chanson d’AbEL K1, un auteur compositeur interprète que j’adore et qui n’a pas encore sorti d’album. La chanson s’appelle "L’âge d’or ", c’est la seule chanson qui n’est pas du tout de moi sur cet album. Je le dis car c’est assez compliqué pour moi de m’approprier la chanson d’un autre et il a vraiment su chopper quelque chose de moi, c’était assez étonnant. Il y a Jean-Baptiste Brunhes qui était le preneur de son et qui a mixé l’album, sans lui, ça aurait été compliqué de réaliser ce disque moi-même. Mais tout ça, c’était il y a un petit moment et je suis déjà en train de réfléchir au deuxième.


Justement ton 2ème album sera dans la même veine ?

Je ne vais pas trop t’en parler car c’est encore tout frais et c’est ce qui me permet d’être en éveil et de rester très excité par ça. Mais ce ne sera pas une sorte de virage par rapport au premier, il y a des choses que j’ai envie de creuser plus que d’autres, comme certains sons par exemple. Sur le premier, il y avait beaucoup de facettes, j’ai envie que le prochain album ne se formate en rien. J’écris, j’en ai déjà une bonne partie mais je vais prendre le temps d’en écrire d’autres car on n’est jamais à l’abri d’en écrire des meilleurs ou des moins mauvaises, comme l’on veut (Rires). L’album s’enregistre au printemps et il devrait sortir entre fin Octobre et Janvier 2009.


Tu fais une énorme tournée pour cet album, je pense que tu ne t’y attendais pas, un petit mot sur ces expériences. Et si tu as des anecdotes, on est preneur ?

Non je ne m’attendais pas à tourner autant, je ne m’attendais à rien en fait, j’avais des ambitions pour ce disque parce que je le suis mais je suis surtout quelqu’un d’éternellement insatisfaite. Mais c’est vrai que je n’aurais pas imaginé tourner pendant quasiment 2 ans, qu’on fasse le Grand Rex, qu’on aille en Inde, au Canada, au Pérou, à la Réunion ; on devait aller au Chili mais finalement ça n’a pas pu se faire. C’était vraiment une chance de tourner autant.

Au niveau anecdote, sur la réédition de l’album, il y a des bonus avec 3 ou 4 plages avec des traces sonores de notre voyage en Inde que j’ai faite avec Elodie Maillot, une preneuse de son radiophonique. Ce montage retrace nos virées dans les rues de New Delhi et de Bangalore, des bouts de concerts et de balances, des interviews de gens qui sortent du concert…C’est assez dingue car on y était avec Anaïs et Mademoiselle K, et les gens n’avaient jamais entendu ce style de musique, ils ont culture musicale riche et ouverte comme les grosses productions de la musique occidentales mais ils ne connaissent pas du tout la chanson française ou le rock alternatif. Donc pour eux, comme pour nous, c’était assez étrange et émouvant mais ils ont une vraie soif de découverte. On n’était pas habitué à avoir un public comme celui là, mais c’était sympa. Puis on a un peu voulu s’éclipser de ce voyage, joli mais trop balisé à mon goût, donc on a été chanté sous un arbre de Bangalore de façon impromptue devant des gens qui ne seraient jamais venus nous voir. On s’est posé avec le violoncelle et la guitare puis des enfants, des vieilles dames et même des vaches du village sont venus nous voir… et après ils nous ont même chanté également des chansons. C’était vraiment un des moments forts de la tournée qui est présent sur le cd.


Quels sont les artistes ou groupes que tu as vu dernièrement en live et qui ont retenu ton attention?

Il y a 2 filles qui m’ont marqué, la première c’est une américaine qui se nomme Alela Diane qui est sur Fargo, mon label. Je l’ai invité à mon showcase au Virgin des Champs-Elysées à Paris pour faire son single en duo franco-anglais. Son disque est bouleversant, hypnotique, c’est juste guitare voix et elle a 23 ans. Elle doit faire de la guitare depuis 5 ans, elle est un peu énervante (rires) mais c’est magnifique donc faut vraiment l’écouter à tout prix. Et puis, il y a une autre fille qui a fait ma première partie à Brest et qui n’a pas encore sorti son disque et je pense qu’elle va prendre son temps pour le faire. Elle a quelques chansons qui sont vraiment étonnantes, elle s’appelle Claire Tout Court et je pense qu’on entendra vraiment parler d’elle bientôt.
Sinon, le dernier cd que j’ai acheté, c’est le nouvel album de Neil Young. Pour le live, le problème, c’est que je joue 4 à 5 ans concerts par semaine depuis un an et demie (rires) donc je n’ai malheureusement pas le temps d’aller voir des concerts. Le dernier où je me suis vraiment prise une claque, c’était Dani de Morón au New Morning et c’était au printemps dernier, ça craint (rires). Ah non, j’ai vu Sting à la salle Pleyel, reprendre des chansons baroques de Dowland et c’était magnifique.


Plus d'infos sur: emilyloizeau.free.fr

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Emily Loizeau - cliquez pour agrandirEmily Loizeau - cliquez pour agrandir


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