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Beat Assailant
par Djinax le 30-03-2009

Plus connu sous le nom de Beat Assailant, Adam Turner, rappeur originaire d'Atlanta en Géorgie, revient sur les raisons de sa venue en France et sur les 2 premiers albums sortis avec la complicité de Danny Wild. Rencontre avec un artiste original au alent incontestable...

Beat Assailant, c’est ton projet à la base et tu viens d’Atlanta. Pourquoi es tu venu en France ?

Oui, à la base Beat Assailant, c’est mon blaze mais maintenant c’est un travail d’équipe. Quand je suis venu en Europe pour la première fois, je suis directement venu en France pour la musique et ça a été un choc pour moi, car je n’avais pas compris que le hip hop était vraiment un mouvement mondial. Il y a un univers hip hop qui existe ici en France et qui vit bien. Il y tellement de grands musiciens qui sont ici, notamment à Paris, donc pour moi c’était vraiment une chance de faire des rencontres et d’essayer de faire un maximum de projets hip hop.


Quelles sont tes influences ?

C’est sur que si tu écoutes mes albums, il y en a beaucoup. Au niveau rap, les groupes qui m’ont marqué sont notamment A Trible Call Quest et De La Soul. Dans les autres styles, je dirais Jimmy Hendrix, Miles Davis, Earth Wind and Fire, James Brown, Jay Bees, Marvin Gaye, Nirvana…. Dès qu’il y a un bon groupe ou un son particulier qui m’intéresse, ça m’influence.


Pour toi, quelles sont les différences entre les USA et la France vu que tu connais bien les 2 milieux ?

Au final, c’est plus ou moins pareil, c’est pour ses raisons que je reste en France, la musique avant tout. Quand tu joues, c’est le feeling qui dirige et ça ne change pas que tu sois en France, aux USA, en Angleterre ou en Asie, tu peux faire de la bonne musique.


Tout à fait, mais l’esprit n’est pas différent dans la manière d’aborder la musique par exemple ?

Pas vraiment mais pour moi en France, il y a une plus grande ouverture d’esprit. J’ai été exposé à beaucoup de musiques différentes que je n’ai pas forcément l’habitude d’écouter et ça m’a donné pleins d’idées, donc c’est clair que j’ai été influencé et motivé par tout ce que j’ai entendu et vécu ici, notamment grâce à mon groupe. Le fait de vivre ici me remplis d’influences qui changent ta vie. Pour moi, c’est une vraie aventure et une vraie expérience, c’est ce qui me pousse à aller encore plus loin.


Tu as composé « Hard Twelve » avec Danny Wild, ton producteur et donc sans tes musiciens. Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Oui, on a commencé tout simplement, moi et Max (aka Danny) en studio pour se faire plaisir. On avait des idées et on appelé des musiciens comme le trompettiste Thibault Renard et Nicolas Gueguen, le clavier. On a fait un projet plus ou moins simple à la base mais c’est grâce à ça qu’on a eu la chance de monter le groupe et de faire notre première tournée. Puis après cette expérience, on a décidé d’aller encore plus loin dans le travail et dans la recherche du son. Le groupe est venu enregistrer en studio et on a vraiment essayé de retrouver la même vibe qu’on a sur scène pour ce second album.


On ressent bien le coté très live dans « Imperial Pressure » vu qu’il a été enregistré en grande partie en une seule prise. Raconte nous cette expérience

Oui tout à fait, on a essayé dans l’ensemble de retrouver cet esprit là. Pour la sortie de « Hard Twelve », on a fait une grosse tournée de 2 ans donc on a eu le temps de faire évoluer les morceaux et de rajouter des idées. Et on a même joué certains morceaux du 2ème album directement sur cette tournée, donc ça nous a permis de rapidement trouver les différentes mises en place, les cutts… Donc c’était vraiment pour moi et le groupe, une autre façon de travailler, on a trouvé ça très intéressant et on avait envie d’aller encore plus loin. Donc dans un premier temps, on a enregistré l’album, prise par prise et tout le monde séparé. J’ai bien aimé mais c’était trop propre et très différent par rapport au live donc c’est là, qu’on a décidé de tous revenir en studio pour donner un esprit live à cet album. Donc on a joué tous en même temps, de manière plus brute tout en essayant d’avoir autant d’émotion que sur scène.


Où avez-vous enregistré ?

En fait, on a fait une pause il y a 2 ans, entre 2 dates de la tournée d’été. On a été joué au Paléo Festival en Suisse et on s’est arrêté dans un studio à Lyon qui avait du matériel vintage, bien roots. On s’est posé là-bas une semaine, où on a enregistré à fond. C’était vraiment bien car avant de faire ça, on avait beaucoup répété pour être bien callé. En plus, on avait eu le temps de jouer les morceaux en concert vu que c’était une première pour tout le monde d’enregistrer live.


« Imperial Pressure » est encore plus varié que le premier, c’est dû justement à l’influence de tous les musiciens qui ont participé à l’enregistrement ?

Oui c’est clair, on a emmené tout le groupe en studio et la porte était ouverte pour que tous les musiciens apportent leur sauce. C’est ça qui fait que notre musique vit, on a une vraie ambiance et un bon feeling entre nous.


Comment se passe la composition dans Beat Assailant, ce sont d’abord les musiciens qui apportent leurs idées, ou ça vient de toi en premier, voir du producteur?

Je vais dire un peu de partout car c’est un vrai travail d’équipe, tout le monde est impliqué. Le premier album, c’était juste moi et Max en studio. Maintenant, c’est forcément un peu tout le monde. C’est Max et le producteur qui font surtout les instrus à la base, Thibault Renard s’occupe d’écrire les parties cuivre, le clavier Nicolas Gueguen fait beaucoup d’arrangements. Il y a également tous les musiciens qui apportent leurs solos et donc leur sauce.


La structure de l’album est particulière car il y a des morceaux en 2 parties ainsi qu’une intro et une outro. Explique nous cela, c’était voulu à la base…

Ça, c’est grâce à l’enregistrement qu’on a fait à Lyon. On était tellement stressé de tout devoir enregistrer en une semaine, qu’on a pris le temps entre 2 prises, de jouer pour s’amuser et se faire plaisir. Même en répète, on prenait le temps de faire des bœufs et on trouve d’autres moyens ou astuces pour faire tourner les morceaux différemment, avec un peu plus de groove par exemple. C’est le petit bonus de l’album.


De quoi traitent tes textes dans cet album ?

Je parle plus ou moins de mes histoires personnelles, des émotions qui me touchent, qui me troublent, des choses que j’aime. J’écris quand je suis touché. Je ne suis pas vraiment un rappeur politique, je peux en parler quand je vois des choses qui ne vont pas ou des gens souffrir, je vais dire ce que j’en pense mais ce n’est que ma vision. Je ne prends pas de position militante, je ne veux pas diviser les gens. Pour moi, ma musique est un moyen de rassembler les gens et d’oublier les soucis.


Il y a un featuring sur l’album, qui est le chanteur de Stuck in the Sound, pourquoi ce choix ?

Oui, on s’est croisé en tournée, et après ça on a été sélectionné tous les deux pour les Détours de l’Adami. Donc on a sympathisé et on s’est dit, de pourquoi pas essayer un truc en studio. Et ça c’est très bien passé.


Depuis peu de temps, il y a beaucoup de groupes qui fusionnent le hip-hop, la soul et le jazz et qui marchent bien en France. Je pense notamment à Hocus Pocus, Oxmo and The Jazzbastard ou encore Rocé Comment expliques-tu cela ?

Nous ça fait un peu plus de 4 ans qu’on tourne avec Beat Assailant et c’est vrai que ces derniers temps il y a pas mal de groupes comme nous qui sont arrivés. Je trouve ça très bien, c’est important de montrer aux gens qu’il y a plusieurs manières de jouer le hip hop.


Tu écoutes du hip hop français ?

Oui un peu, je connais bien Hocus Pocus justement. Il y a des bons groupes avec des musiciens qui montent comme La Cédille et Dialect notamment. Après, je connais les groupes mythiques français comme NTM, IAM et Assassin.


Quels sont vos projets ?

Comme pour le 2ème album, on a déjà commencé à travailler sur des nouveaux morceaux pendant la tournée et à les tester sur scène. On a aussi fait des résidences pour travailler sur le 3ème album qui sortira en 2009.


Un album solo est prévu?

(rires) En 2009, j’ai beaucoup de travail et de choses de prévues, on verra comment ça se passe.



Je sais que beaucoup de tes musiciens ont d’autres projets, tu peux nous en parler ?

Oui bien sur, il y en a beaucoup en effet, car quasiment tous les musiciens ont au moins un autre projet. Il y a notamment Max et Thibault qui jouent dans Panam Panic. Stan, le batteur, Thibault et Nicolas jouent également aux cotés de Rachel Claudio, une chanteuse australienne. Dj Pfel vient du C2C crew et joue aussi dans Beat Torrent. La chanteuse Janice Leca prépare son album solo.


Et en ce moment, tu écoutes quoi ?

Il y a quelques mois, j’écoutais les deniers albums d’Erykah Badu, de Portishead, de Gnarls Barkley, de Mark Ronson, et enfin The Roots.


Quelles sont les claques que tu as prises en live ?

On a joué l’année dernière au Garorock, et il y avait Method Man & Redman. C’était un concert de malade, j’étais comme un gamin en train de les regarder depuis les backstage. Je me lui laisser porter car je suis un fan, je chantais toutes les paroles (rires). C’était une très belle expérience.


Plus d'infos sur: www.myspace.com/hardtwelve

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Beat Assailant - cliquez pour agrandirBeat Assailant - cliquez pour agrandir


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