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To Loose Punkers Festival IV - Le Bikini à Toulouse (10-10-2008)
avec Guerilla Poubelle, Dirty Fonzy , Jerry Spider Gang, Charly Fiasco
par Olga

4ème festoche pour l'asso informelle To Loose Punkers, qui fait bouger le petit monde du punk rock dans la ville de Toulouse depuis quelques années. Ce soir, on aura doit à du lourd (du très lourd même) puisque le plateau sera composé de Guerilla Poubelle (qu'on ne présente plus), de Dirty Fonzy (qu'on ne présente plus non plus) ainsi que des locaux de Jerry Spider Gang qui font leur grand retour et de Charly Fiasco qui a fraîchement accouché d'un premier album. Qui plus est, tout ce beau monde se retrouvera dans l'excellente salle de concert du Bikini quasi pleine à craquer. Le 4ème festival To Loose Punkers ou comment mettre le feu aux poudres…

Venu défendre son premier album "Petits Excès De Folie Ordinaire", Charly Fiasco avait un bon coup à jouer ce soir sur la scène du Bikini devant une arène bondé d'ados pré-pubères prêts à en découdre au pogo avec leurs pairs du collège/lycée d'à côté (aha !). Et le moins que l'on puisse dire c'est que le quartet va leur en donner pour leur argent. Priorité donnée au nouvel album, le combo va vite tester ses nouveaux brûlots en passant le baptême du live. Comme on pouvait s'en apercevoir sur le disque, les compositions sont taillées pour la scène et on va en avoir vite la preuve ce soir ("Les Vers S'Emballent", "Amour Volage Et Frustration", "Echec Et Mat", "A Jamais"…). Au chant et à la gratte, le sieur Romain Boule (que je soupçonne de plus en plus de faire des pirouettes devant son frigo dès qu'il en ouvre la porte et que la lumière s'allume…) va donner de son corps pour mettre le public dans sa poche. Et ça marche ! L'énergie communicative du garçon alliée aux morceaux dynamiques de Charly Fiasco va enflammer la fosse et créer une montée en puissance de l'ambiance. Le fait de jouer sur une telle scène avec un son d'une clarté incroyable va permette au groupe de se lâcher et de nous sortir une prestation d'un bien bel acabit malgré quelques petits problème de son au niveau de la basse assez vite réglés (pour l'audience dumoins).
Après toute une ribambelles de brûlots tout aussi explosifs les uns que les autres ("Comme Le Nombre De Galons", "Rien De Nouveau"…), le groupe nous offrira quelques petites devinettes afin de faire gagner le pull Lacoste qui pique les yeux de Romain Boule (personne n'en a voulu d'ailleurs) et nous gratifiera d'une reprise de Johnny Cash pour cloturer leur set. La même reprise que Charly Fiasco a faite lors du Toulouse Burning sur cette même scène du Bikini il y a quelques mois.
Vivement la suite, putain !

La dernière fois que j'avais vu le Jerry Spider Gang en concert c'était il y a des plombes et je ne me souviens pas à quelle occasion… (la première partie de Voodoo Glow Skulls ? The Bellrays ? The Exploited ?...je ne sais plus. Lo' Spider ou Mighty Yo si vous me lisez, vous pouvez peut-être m'aider !).
Enfin bref, il y a quelques années j'avais pris une bonne claque.
Après un album sorti en 2003, "Mainstream On The Exile", pas beaucoup de nouvelles de la part de Lo' Spider et de sa bande. 2008 : c'est le grand retour du groupe qui nous revient sur la base d'un trio (initialement c'était un quintet si mes souvenirs sont bons). Au chant et à la gratte : Lo' Spider, à la basse son acolyte de toujours, l'ineffable Mighty Yo et derrière les fûts, nous retrouverons avec surprise Jé (le chanteur/gratteux des Greedy Guts). Et tout ce beau monde semble visiblement content d'être sur la scène du Bikini.
Passé les deux premiers morceaux où le public ne semble pas trop rentrer dans le trip de Jerry Spider Gang (difficile de passer derrière des Charly Fiasco déchaînés), le trio arrivera à prendre sa vitesse de croisière et capter l'attention de l'auditoire. Et le moins que l'on puisse dire c'est le chant de Lo' Spider et ses riffs volontairement crades mâtinés de garage rock font mouche. De son côté, Mighty Yo et sa casquette visée sur la tête nous gratifiera de ses plus improbables grimaces comme à la belle époque. Le bassiste nous sortira de sa besace quelques lignes de basse bien sentie pour coller parfaitement à ce que Jerry Spider Gang a de meilleur : des compositions acérées.
Le "ptit nouveau" Jé, derrière son kit de batterie va lui nous en mettre plein les oreilles et se fondre parfaitement dans l'alchimie du duo Lo' Spider / Mighty Yo ("un batteur, deux gars, trois possibilité" en quelque sorte…).
Après pas loin de 45 minutes d'un garage rock intense, Jerry Spider Gang quittera la scène, le sourire aux lèvres. Il est bon de savoir que le groupe n'est pas encore mort.
Un nouveau disque ! Vite !

Depuis la sortie de "Here We Go Again", les tarnais de Dirty Fonzy n'en finissent plus d'arpenter les scènes de France et de Navarre. Ce soir, la grande scène du Bikini et l'excellente acoustique qui va avec est comme un aboutissement pour tous ceux qui suivent le groupe dans les rades les plus crades (raaah les Dirty Fonzy à Mazères Sur Garonne ou à Boussens…). Autant vous le dire tout de suite, il n'en fallait pas plus au quintet pour se donner à fond et nous servir son gros punk rock attractif à souhait.
Bien sûr, l'accent sera mis sur le dernier album avec des titres comme "Radio #1", "Millions Miles Away", "Loaded Guns"ou "Pigz Will Die" qui ont déjà fait leurs preuves en live mais Dirty Fonzy va en plus dérouler un professionnalisme hors norme en travaillant ses enchaînements et en créant une véritable dynamique implacable. Certains diront que les albigeois sont même un peu trop "pros" à leurs goûts. C'est peut-être vrai dans un sens mais il faut aussi avouer que le résultat est là. Dirty Fonzy a tout défriché sur son passage et l'alternance des voix entre Angelo Papas et le terrible Johnny Guitare vaut son pesant d'or. Par ailleurs les interventions de Dirty Midier au chant eu à la trompette rehausse les morceaux et leur permettent de prendre pas mal de relief ("Millions Miles Away", "Loaded Guns", "Here We Go Again").
Qu'on adhère ou non à Dirty Fonzy, il faut bien avouer que les bougres savent amener les compositions et communiquer avec le public.
Les djeuns de ce soir sont aux anges et les albigeois peuvent continuer leur croisade tranquillement. Ce soir, la ville Toulouse a été prise.

Bon, venons-en maintenant aux héros de la soirée venu défendre leur p'tit dernier, "Punk = Existentialisme", j'ai nommé : Guerilla Poubelle. Je n'ai pas du tout accroché musicalement. Les rythmes varient très peu, les compositions sont faciles, convenues et rassemblent à elles seules tous les clichés du punk rock moderne qui attire le djeuns en pleine crise d'ado et de fausse rébellion contre l'autorité parentale - sans doute trop occupée à écouter Marcel Amont. Certes, GxP maîtrise parfaitement son sujet et possède une énergie sur scène redoutable…mais delà à en faire le "chef de file du punk rock français" comme on peut le lire dans des médias spécialisé comme Punk Rawk ou Rock One (sic) ou dans des webzines, il y a un fossé que je ne franchirai pas. Ça tourne bien, ça défouraille sévère et ça en donne pour ton argent mais c'est assez plat et vide de substance en fin de compte. Les djeuns de ce soir adorent (et grand bien leur fasse) mais il ne faut pas se leurrer non plus : Guerilla Poubelle exploite le bon filon du punk, c'est tout. Derrière leurs compositions énergiques, je n'ai pas la sensation que Till et sa bande s'exprime musicalement comme ils le veulent (peuvent ?). Les musiciens se seraient-ils fait manger par le monstre qu'ils ont engendré ? Guerilla Poubelle s'auto-plagierait-il, au final ? Peut-être bien. Il faut voir l'ado boutonneux pré-pubère en mal de "sensation fortes" essayer récupérer un médiator pour s'en rendre compte ou hurler à la mort que GxP est le groupe ultime ("ouais ce soir c'est trop la guérilla !"). On ne connaît rien au punk rock (C.R.A.S.S., O.T.H. comme le souligneront les protagonistes) mais si GxP fait la couv' de Rock One, alors c'est forcément troooooop géniaaaaal ! J'ai exactement la même impression avec d'autres groupes comme Eths, Enhancer ou Pleymo. La musique est différente mais l'engouement du public djeuns pour un groupe trop surestimé est le même. C'est très vendeur, au final.
Bref, trêve de considération personnelle, il faut bien avouer que GxP a dégagé une formidable énergie ce soir et ravi tous les kids du Bikini déjà conquis d'avance. Le trio connaît son affaire et balancera de manière implacable tous ses "meilleurs" brûlots dont "Être Une Femme" chanté en chœur par le public et bien entendu, le très (trop ?) attendu "Demain, Il Pleut". Les djeuns sont tout émoustillés, ils vont pouvoir flamber dans les cours du collège ou du lycée ! (...Ouaaaaiiiis c'était trop d'la balle, quoi ! Avec Kevin on a trop slammé et on a eu le médiator de Till, putain quoi !).
On dira que ce qui compte pour GxP c'est plutôt ce qui se passe entre les morceaux que les morceaux en eux-mêmes. C'est bien possible car la démarche du groupe semble honnête, et même si je n'ai pas du tout aimé, je me dois d'avouer que les gars ont l'air de croire en ce qu'ils font et qu'ils maîtrisent leur punk rock remarquablement bien. Ensuite les goûts et les couleurs… ou alors ch'uis trop vieux pour ça !
En tout cas je persiste et signe : Guerilla Poubelle n'est pas le chef de file du punk rock français. Un des groupes du genre le plus vendeur et qui fait le buzz, tout au plus…
Et puis d'ailleurs, c'est quoi le punk rock français ?

En définitive, To Loose Punkers nous a encore une fois gratifié d'un plateau remarquable et d'une soirée mémorable. Du monde, de la musique qui défouraille sévère, de la bonne ambiance, de la bière… c'était bien !


Un grand merci à To Loose Punkers et à tous les copains, au Bikini et à Marcel Amont que j'adore tout particulièrement.


Plus d'infos sur: www.toloosepunkers.net

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

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