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Mercredi 28 juin 2017

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YEZZI Live Reports
Johnny Rock - Parking du Casino à Noé (23-06-2007)
par Olga

Samedi 23 juin 2007, LA date qui a marqué ma vie. Depuis quelques
années, je suis brisé par la vie, désabusé de tout, blasé de ce tout que le
destin a pu m'offrir, le néant total. Ayant vu tous les films de ninjas
dignes de ce nom ("Black Ninja", "Nom De Code : Ninja", "Ninja Ou
Vampire", "Ninja Terminor", "American Ninja" etc.), tous les Aldo Maccione,
Terence Hill & Bud Spencer, tous les Paul Presboist et consorts, la
vie n'avait plus rien à m'apporter. Plus rien ? Mouhahaha ! C'était sans
compter sur une surprise faite par des amis. Une surprise qui allait
changer le cours de ma vie, m'apporter la foi. Je sens que vous vous
demandez tous, de qui je parle, hein ? Jésus, Jéhovah…? Non, c'est bien
mieux encore. Tremblez catholiques, évangélistes ou religieux de tous
poils, tremblez devant l'homme qui peut faire vaciller à lui tout seul la
foi de l'Homme et lui donner le courage d'aller de l'avant,
trembleeeeeeeeeez (im)morteeeeeeeeeeels ! Je l'ai vu en vrai, il existe, le seul,
l'unique…mais non, pour l'instant je me dois de taire son nom pour vous
faire partager mon vécu…

Imaginez vous ma situation : je suis dans une voiture entouré d'amis.
Direction : l'inconnu ("une suuuurpriiiiiiise inimaginable !" me
dit-on). Je reste circonspect, serein, monolithique. Rien ne peut plus
m'atteindre, j'ai tout vécu. Au bout de plusieurs longues minutes, nous
arrivons à destination dans une obscure bourgade de la région toulousaine, au
nom biblique : Noé (aussi connue dans l'affaire Allègre pour être le
théâtre – imaginaire – de parties fines des notables toulousains). C'est
donc dans Noé que ma foi allait éclater au grand jour. Arrivé sur le
parking du Supermarché Casino du village se trouve une scène
vide sur le devant de laquelle se presse quelques badauds et enfants.
Quel est donc ce lieu incroyable ? Que se passe t-il ici ? …
Dès mon arrivée, l'ignoble plan crapuleux de mes "amis" se met en
branle : un chauffeur de public, fagoté d'une ma-gni-fique veste à paillette
bondi sur la scène tel un diable de sa boîte : "Mesdaaaaaaaaaaames
z'et meeeeeessieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuurs, il est là pour vous ce
soooooooiiiiiiiiiir ! Le seeeeeeeul,
l'uniiiiiiiiiiiiiiiiqueeeeeuuuuu……JOOOOOOOOHNNYYYYYYYYYYYYYYYYYY ROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCK !!!!!!!!!!!!!!!!!!"
Putain de dieu ! Johnny Rock ! Johnny Rock ! Johnny Rock...l'un des
12000 sosies de Johnny Hallyday. Mais pas n'importe lequel sosie : le
number one, celui estampillé "sosie officiel", LE Johnny Rock qu'on a pu
voir sur le plateau d'Evelyne Thomas dans "C'est Mon Choix", celui qu'on
a vu à "Qui Veut Gagner Des Millions" spécial associations, celui qu'on
a pu admirer avec 14 autres sosies dans le "Maillon Faible" (c’était
mythique, soit dit en passant), celui de "Vis Ma Vie" de sosie, celui de
"Jour Après Jour" dans la peau d'une star. Johnny Rock, quoi ! Il est
là sous mes yeux, à 1m12 de moi, impassible, sûr de lui, l'œil
flamboyant, the eye of the fuckin' tiger dans une superbe tenue d'apparat et
santiags qui rendrait fou plus d'un homme de goût…
Soudain ça en est trop pour un seul homme, je vacille et tombe sur les
genoux, les bras en croix, la tête renversée et les yeux révulsés.
Foudroyé par la puissance de la chose, les larmes me montent aux yeux et je
ne puis retenir ce liquide lacrymal qui n'avait plus coulé sur mes
joues de trentenaire depuis des années. Touché par la grâce, subjugué par
le divin, l'émotion me transcende de joie…

Les premières notes, les premiers accords de la musique en play-back
retentissent à mes oreilles comme milles orgues de cathédrales sur les
claviers desquels s'envolent les doigts agiles des anges. La puissance
des trompettes de Jéricho se déverse devant moi tel une tempête dans les
12 fois 800 watts de la sono de l'amicale du comité des fêtes du
Comminges, "Gabrielle", "Je Suis Né Dans La Rue", "L'Envie D'Avoir Envie"
sont autant de divines tornades sur la tête du pauvre pêcheur. Ponctués de
"Oh Yeah!", "Vous êtes formidables !" ou "Rock n' Roll" (prononcez
"Wack n' Wôôôl"…), les titres s'enchaîneront comme les éclairs du grand
Zeus, himself s'abattent sur nous, pauvres mortels !
Je prends conscience, tout doucement je prends conscience...cet Etre
devant moi à la crinière blonde décolorée féline, cette apparition toute
de cuir vêtue, aux santiags rutilantes est un signe ! C'est lui, le
Héros (bien que modestement il nous dira :"Je Ne Suis Pas Un Héros"). Le
héros, l'annonceur de la saison d'été et de ses bals de villages aussi
improbables que jouissifs (Julie Piétri le 27 juin à
Plimoulin-les-orgues, Jean Roucas le 30 juin à Robichet sur Garonne…). Pris par une
transe irrépressible, je me lève d'un bond (je vous rappelle que j'étais
agenouillé, les bras en croix, la tête renversée et les yeux révulsés…),
je me tourne vers les ouailles et je m'écrie devant la faible assemblée
composée d'improbables fans : "Johnny Rock, you rock my liiiiife !"
(prononcez "Johnny Wack, you wack maille laïfe")…je sais, ça ne veut rien
dire mais j'étais en transe, l'œil habité, comme un témoin de Jéhovah
annonçant la bonne parole…
Et pour convertir les sceptiques et les vils moqueurs du parterre du
parking du Supermaché Casino (si, si, il y en avait), la douce mélodie
d'"Allumer Le Feu" m'accompagne dans ma prêche et fend les airs comme si
les 4 cavaliers de l'apocalypse sur leurs fidèles destriers
s'abattaient sur la Terre. Johnny Rock est derrière moi. Sa guitare électrique en
bandoulière, le déhanchement empreint d'une divine sexualité torride.
Le solo d'"Allumer Le Feu" est comme la cavalcade de la neuvième
symphonie de Beethoven (souvenez-vous de l’attaques des hélicoptères dans
"Apocalypse Now"). Un coup d'œil derrière moi vers Johnny Rock. Il joue le
solo endiablé d'"Allumer Le Feu"…et je m'aperçois que sa guitare n'est
même pas branchée : premier miracle !…que je suis le seul à
remarquer…il arrive à jouer de la guitare électrique sans la brancher !
Deuxième miracle : comme la puissance divine ne connaît aucune limite,
des flammes sortent du manche de la guitare du héros pour pourfendre
les derniers remparts agnostiques et avertir les Hommes qu'ils ne
peuvent que se soumettre au "Grand", comme il l'appelle. Le "Grand" : Johnny
Hallyday. Son ombre plane, son aura nous pénètre le cœur, nous fait
saigner les oreilles et frétiller les pieds. Certains sceptiques diront
que Johnny Rock a mis un tuyau sur le manche de sa guitare pour y faire
sortir des flammes...mensonges que cela !
Arrive enfin "Quelque Chose De Tennessee". Johnny (Rock pas Hallyday)
ordonne que les couples se forment et que les slows se déchaînent. Je
m'exécute et prend dans mes bras la première venue. On n'est que deux à
danser devant la scène. Pris dans l'euphorie de la chanson et des
arpèges dégoulinant d'amour, je la demande en mariage. Elle tombe dans les
pommes comme touchée par l'émotion (c'est normal).
"Oh Marie" prend le relais et enfonce le clou de notre idole (sans
faire de jeu de mots pas très catholique…), Johnny Rock nous annonce qu'il
est grand-père et que sa petite fille est née un 15 juin…comme le
"Grand". Troisième miracle.
Des fidèles commencent à se rassembler autour de moi et semblent porter
l'habit adéquat : Stensson, cravate américaine et santiags, ça marche
: "Johnny Wack, you wack maille laïfe" !
Au bout de 20 minutes (1h12 ? 6h ? 14h54 ? Je ne sais trop...le temps
s'est arrêté dans ma tête), je suis sorti de ma transe par le regard
assassin que me décoche une ouaille déjà conquise par le "Grand" (et oui,
il y a des intégristes dans toutes les religions). Une question me
taraude énormément : mais c'est qui le mec que j'ai devant moi ? Est-ce
Johnny Rock (ou plutôt Denis Le Men, né le 20 mai 1955 à Equeurdreville
dans la presqu'île du Cotentin en Normandie) qui est là, sur le parking
du Supermarché Casino de Noé devant une trentaine de personnes (dont pas
mal de gosses) ou un schizophrène habité par le vrai Johnny Hallyday
au Stade De France ? Je me dois d'avouer que la gestuelle, la diction et
les airs du "vrai" sont reproduits à l'identique. Qui plus est,
l'homme ne semble pas faire attention à la marmaille qui se gausse de lui
(des futurs gauchistes qui brûleront des voitures et des permanences de
l'UMP, oui !). La réponse à ma question existentielle tombe comme un
couperet : "Ca fait 23 ans que je fais ce métier et ce qui me fait
continuer c'est votre amour ! Yeah ! Wack n' Wôôôl".

Maintenant je sais que ma vie n'est pas finie, qu'il ne faut pas être
désabusé et que le destin peut nous réserver une voie toute tracée vers
la lumière. Une sorte de "Starway To Heaven" ou de "Highway To Hell",
quoi. Je n'ai plus peur de rien, je sais que je ne crains rien, je peux
mourir tranquille. A ce titre, je repars de Noé, en prenant l'autoroute
à l'envers, les yeux fermés, en roulant à 260 km/h et en chantant à
tue-tête tous les hits de Johnny.
Je suis toujours vivant. Yeah ! Wack n' Wôôôl.
destin a pu m'offrir, le néant total. Ayant vu tous les films de ninjas
dignes de ce nom ("Black Ninja", "Nom De Code : Ninja", "Ninja Ou
Vampire", "Ninja Terminor", "American Ninja" etc.), tous les Aldo Maccione,
Terence Hill & Bud Spencer, tous les Paul Presboist et consorts, la
vie n'avait plus rien à m'apporter. Plus rien ? Mouhahaha ! C'était sans
compter sur une surprise faite par des amis. Une surprise qui allait
changer le cours de ma vie, m'apporter la foi. Je sens que vous vous
demandez tous, de qui je parle, hein ? Jésus, Jéhovah…? Non, c'est bien
mieux encore. Tremblez catholiques, évangélistes ou religieux de tous
poils, tremblez devant l'homme qui peut faire vaciller à lui tout seul la
foi de l'Homme et lui donner le courage d'aller de l'avant,
trembleeeeeeeeeez (im)morteeeeeeeeeeels ! Je l'ai vu en vrai, il existe, le seul,
l'unique…mais non, pour l'instant je me dois de taire son nom pour vous
faire partager mon vécu…

Imaginez vous ma situation : je suis dans une voiture entouré d'amis.
Direction : l'inconnu ("une suuuurpriiiiiiise inimaginable !" me
dit-on). Je reste circonspect, serein, monolithique. Rien ne peut plus
m'atteindre, j'ai tout vécu. Au bout de plusieurs longues minutes, nous
arrivons à destination dans une obscure bourgade de la région toulousaine, au
nom biblique : Noé (aussi connue dans l'affaire Allègre pour être le
théâtre – imaginaire – de parties fines des notable toulousains). C'est
donc dans Noé que ma foi allait éclater au grand jour. Arrivé sur le
parking du Supermarché Casino du village se trouve devant moi une scène
vide sur le devant de laquelle se presse quelques badauds et enfants.
Quel est donc ce lieu incroyable ? Que se passe t-il ici ? …
Dès mon arrivée, l'ignoble plan crapuleux de mes "amis" se met en
branle : un chauffeur de public, fagoté d'une ma-gni-fique veste à paillette
bondi sur la scène tel un diable de sa boîte : "Mesdaaaaaaaaaaames
z'et meeeeeessieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuurs, il est là pour vous ce
soooooooiiiiiiiiiir ! Le seeeeeeeul,
l'uniiiiiiiiiiiiiiiiqueeeeeuuuuu……JOOOOOOOOHNNYYYYYYYYYYYYYYYYYY ROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCK !!!!!!!!!!!!!!!!!!"
Putain de dieu ! Johnny Rock ! Johnny Rock ! Johnny Rock...l'un des
12000 sosies de Johnny Hallyday. Mais pas n'importe lequel sosie : le
number one, celui estampillé "sosie officiel", LE Johnny Rock qu'on a pu
voir sur le plateau d'Evelyne Thomas dans "C'est Mon Choix", celui qu'on
a vu à "Qui Veut Gagner Des Millions" spécial associations, celui qu'on
a pu admirer avec 14 autres sosies dans le "Maillon Faible" (c’était
mythique, soit dit en passant), celui de "Vis Ma Vie" de sosie, celui de
"Jour Après Jour" dans la peau d'une star. Johnny Rock, quoi ! Il est
là sous mes yeux, à 1m12 de moi, impassible, sûr de lui, l'œil
flamboyant, the eye of the fuckin' tiger dans une superbe tenue d'apparat et
santiags qui rendrait fou plus d'un homme de goût…
Soudain ça en est trop pour un seul homme, je vacille et tombe sur les
genoux, les bras en croix, la tête renversée et les yeux révulsés.
Foudroyé par la puissance de la chose, les larmes me montent aux yeux et je
ne puis retenir ce liquide lacrymal qui n'avait plus coulé sur mes
joues de trentenaire depuis des années. Touché par la grâce, subjugué par
le divin, l'émotion me transcende de joie…

Les premières notes, les premiers accords de la musique en play-back
retentissent à mes oreilles comme milles orgues de cathédrales sur les
claviers desquels s'envolent les doigts agiles des anges. La puissance
des trompettes de Jéricho se déverse devant moi tel une tempête dans les
12 fois 800 watts de la sono de l'amicale du comité des fêtes du
Comminges, "Gabrielle", "Je Suis Né Dans La Rue", "L'Envie D'Avoir Envie"
sont autant de divines tornades sur la tête du pauvre pêcheur. Ponctués de
"Oh Yeah!", "Vous êtes formidables !" ou "Rock n' Roll" (prononcez
"Wack n' Wôôôl"…), les titres s'enchaîneront comme les éclairs du grand
Zeus, himself s'abattent sur nous, pauvres mortels !
Je prends conscience, tout doucement je prends conscience...cet Etre
devant moi à la crinière blonde décolorée féline, cette apparition toute
de cuir vêtue, aux santiags rutilantes est un signe ! C'est lui, le
Héraut (bien que modestement il nous dira :"Je Ne Suis Pas Un Héro"). Le
héraut, l'annonceur de la saison d'été et de ses bals de villages aussi
improbables que jouissifs (Julie Piétri le 27 juin à
Plimoulin-les-orgues, Jean Roucas le 30 juin à Robichet sur Garonne…). Pris par une
transe irrépressible, je me lève d'un bond (je vous rappelle que j'étais
agenouillé, les bras en croix, la tête renversée et les yeux révulsés…),
je me tourne vers les ouailles et je m'écrie devant la faible assemblée
composée d'improbables fans : "Johnny Rock, you rock my liiiiife !"
(prononcez "Johnny Wack, you wack maille laïfe")…je sais, ça ne veut rien
dire mais j'étais en transe, l'œil habité, comme un témoin de Jéhovah
annonçant la bonne parole…
Et pour convertir les sceptiques et les vils moqueurs du parterre du
parking du Supermaché Casino (si, si, il y en avait), la douce mélodie
d'"Allumer Le Feu" m'accompagne dans ma prêche et fend les airs comme si
les 4 cavaliers de l'apocalypse sur leurs fidèles destriers
s'abattaient sur la Terre. Johnny Rock est derrière moi. Sa guitare électrique en
bandoulière, le déhanchement empreint d'une divine sexualité torride.
Le solo d'"Allumer Le Feu" est comme la cavalcade de la neuvième
symphonie de Beethoven (souvenez-vous de l’attaques des hélicoptères dans
"Apocalypse Now"). Un coup d'œil derrière moi vers Johnny Rock. Il joue le
solo endiablé d'"Allumer Le Feu"…et je m'aperçois que sa guitare n'est
même pas branchée : premier miracle !…que je suis le seul à
remarquer…il arrive à jouer de la guitare électrique sans la brancher !
Deuxième miracle : comme la puissance divine ne connaît aucune limite,
des flammes sortent du manche de la guitare du héraut pour pourfendre
les derniers remparts agnostiques et avertir les Hommes qu'ils ne
peuvent que se soumettre au "Grand", comme il l'appelle. Le "Grand" : Johnny
Hallyday. Son ombre plane, son aura nous pénètre le cœur, nous fait
saigner les oreilles et frétiller les pieds. Certains sceptiques diront
que Johnny Rock a mis un tuyau sur le manche de sa guitare pour y faire
sortir des flammes...mensonges que cela !
Arrive enfin "Quelque Chose De Tennessee". Johnny (Rock pas Hallyday)
ordonne que les couples se forment et que les slows se déchaînent. Je
m'exécute et prend dans mes bras la première venue. On n'est que deux à
danser devant la scène. Pris dans l'euphorie de la chanson et des
arpèges dégoulinant d'amour, je la demande en mariage. Elle tombe dans les
pommes comme touchée par l'émotion (c'est normal).
"Oh Marie" prend le relais et enfonce le clou de notre idole (sans
faire de jeu de mots pas très catholique…), Johnny Rock nous annonce qu'il
est grand-père et que sa petite fille est née un 15 juin…comme le
"Grand". Troisième miracle.
Des fidèles commencent à se rassembler autour de moi et semblent porter
l'habit adéquat : Stensson, cravate américaine et santiags, ça marche
: "Johnny Wack, you wack maille laïfe" !
Au bout de 20 minutes (1h12 ? 6h ? 14h54 ? Je ne sais trop...le temps
s'est arrêté dans ma tête), je suis sorti de ma transe par le regard
assassin que me décoche une ouaille déjà conquise par le "Grand" (et oui,
il y a des intégristes dans toutes les religions). Une question me
taraude énormément : mais c'est qui le mec que j'ai devant moi ? Est-ce
Johnny Rock (ou plutôt Denis Le Men, né le 20 mai 1955 à Equeurdreville
dans la presqu'île du Cotentin en Normandie) qui est là, sur le parking
du Supermarché Casino de Noé devant une trentaine de personnes (dont pas
mal de gosses) ou un schizophrène habité par le vrai Johnny Hallyday
au Stade De France ? Je me dois d'avouer que la gestuelle, la diction et
les airs du "vrai" sont reproduits à l'identique. Qui plus est,
l'homme ne semble pas faire attention à la marmaille qui se gausse de lui
(des futurs gauchistes qui brûleront des voitures et des permanences de
l'UMP, oui !). La réponse à ma question existentielle tombe comme un
couperet : "Ca fait 23 ans que je fais ce métier et ce qui me fait
continuer c'est votre amour ! Yeah ! Wack n' Wôôôl".

Maintenant je sais que ma vie n'est pas finie, qu'il ne faut pas être
désabusé et que le destin peut nous réserver une voie toute tracée vers
la lumière. Une sorte de "Starway To Heaven" ou de "Highway To Hell",
quoi. Je n'ai plus peur de rien, je sais que je ne crains rien, je peux
mourir tranquille. A ce titre, je repars de Noé, en prenant l'autoroute
à l'envers, les yeux fermés, en roulant à 260 km/h et en chantant à
tue-tête tous les hits de Johnny.
Je suis toujours vivant. Yeah ! Wack n' Wôôôl.


Plus d'infos sur: www.johnnyrock.net

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

Johnny Rock - cliquez pour agrandirJohnny Rock - cliquez pour agrandirJohnny Rock - cliquez pour agrandirJohnny Rock - cliquez pour agrandirJohnny Rock - cliquez pour agrandir

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