yezzi.net - webzine musical et culturel du collectif antistatic - musique - culture - lecture - theatre - chroniques - live reports - interviews - news - concerts - photos - liens - salles

Vendredi 20 octobre 2017

Groupe du moment:
Rag'n'Bone Man
Soul Pop Blues
Rag'n'Bone Man est la révélation du moment avec la sortie de son premier album "Human"
:Site web ici:


Les nouveaux articles de Yezzi
Interviews récentes:
Ugly Kid Joe
Tang
Wonderbar
Therapy?
Le Dead Projet

Chroniques récentes:
Aqme - Dévisager Dieu
Exodus - Blood In Blood Out
Lordi - Scare Force One
Billy Idol - Kings and Queens Of The Underground
Alice Cooper - Raise The Dead - Live From Wacken

Live reports récents:
Saxon - Skid Row
Accept
Steve Harris British Lion
Nine Inch Nails
Suicidal Tendencies - The Inspector Cluzo

Infos
Concerts
Salles de concert


Les Partenaires de Yezzi

MySpace.com
My Space Webzine Yezzi

Voltadikt.com
VOLTADIKT.com - Plateforme de téléchargement pour groupes indépendants & DIY

Première Pression
Premiere Pression - Concerts à Toulouse et en Midi Pyrénées

Popcorn
Popcorn -Magazine mensuel sur les musiques amplifiées - supplément de Flash Hebdo et disponibles dans les shops, music shops, stands concerts,...

Bikini/Bleu Citron
Le Bikini et Bleu Citron - Concerts à Toulouse et en Midi Pyrénées

Jerkov Musiques
Jerkov Musiques - Label - Booking - Promo - Tourneur - Manimal - Agora Fidelio - Psykup - ... - Toulouse

Sidilarsen
Sidilarsen - Boom Boom Metal - Punk Electro Ragga Dance Metal - Toulouse

Tezla Booking Promo
Tezla booking et promo













Yezzi Radio
metal - pop - rock - hardcore - emo - neo - trip hop - hip hop - jazz - electronique - techno - dance - rock n' roll - death - trash - speed - heavy
YEZZI Live Reports
Garorock - Plaine de la Filhole à Marmande (08-06-2012)
avec Selah Sue, NO FX, Metronomy,...
par Olga

FESTIVAL GAROROCK 2012

Mine de rien, le festival Garorock de Marmande est une véritable institution en France depuis plus de dix ans, grâce à une programmation souvent éclectique, mais toujours de qualité.
Pour fêter fièrement sa seizième année, le festoche a décidé de faire peau neuve en s'entourant de nouveaux partenaires (Base Prod, Bleu Citron, Virgin Radio, SFR, Crédit Mutuel…) et en investissant l'immense plaine de la Filhole sur laquelle trônent fièrement trois scènes (la Scène Garonne Pression Live, la Scène De La Plaine Digitick et la Scène Du Trec) afin d'accueillir plus de 50000 personnes en trois jours !
Un nouveau départ certes, mais qui se veut dans la tradition de ce qui a été réalisé lors des années précédentes : la mise en avant d'univers musicaux différents et ce, dans une ambiance unique !


VENDREDI 8 JUIN (Jour 1)
IF THE KIDS (Scène De La Plaine Digitick – 16h50)

Ce sont les parisiens d'If The Kids qui ont la lourde mission de lancer les premières salves des hostilités de la journée sous l'étiquette "Groupe SFR Jeunes Talents". Le public n'est pas encore arrivé en masse, mais il se montre d'ores et déjà réceptif au son rock électro du groupe qui va le faire se trémousser.
La délicieuse Mademoiselle Marine derrière le micro, charme son auditoire avec un large sourire irrésistible... et ça marche plutôt bien !
Petit à petit, If The Kids prend ses marques, et nous sert une musique parfois proche de KMFDM ou même de Sham 69 franchement pas dégueulasse, malgré des effets de voix un peu linéaires…
Mais qu'importe, au bout d'un set de 40 minutes, le public marmandais a été conquis par les parisiens.
On ne pouvait rêver meilleure manière pour débuter cette première journée !


KID BOMBARDOS (Scène Garonne Pression Live – 17h40)

Place aux bordelais de Kid Bombardos et à sa musique indie pop rock. Précédé d'une bonne réputation, il nous tardait de voir le groupe à l'œuvre dans les conditions du live. Malheureusement dès le premier morceau, Kid Bombardos devra faire face à quelques petits soucis techniques au niveau du chant (on n'entend quasiment pas la voix), qui plomberont le début du set… Aïe !
Et même si les bordelais nous ont dévoilé une musique assez personnelle et un style bien trempé au travers de son show, on ressent ce soir un manque flagrant de panache sur scène. On n'aura jamais cette petite étincelle tant espérée qui viendra mettre le feu aux poudres. C'est bien dommage… !


1995 (Scène De La Plaine Digitick – 18h45)

1995, c'est l'un des groupes de rap français du moment. Après un passage remarqué il y a quelques semaines à Toulouse dans le cadre du "Week-End Des Curiosités" ainsi qu'un tabassage médiatique sur les radios, le combo était attendu de pied ferme par le parterre marmandais déjà tout acquis à sa cause.
Mais bon, au regard des conditions drastiques (staliniennes ?) posées par le management du groupe pour les photographes (chaque cliché pris est la propriété de 1995…), on est allé au coin VIP pour la dégustation proposée par Ricard, et on a mangé des fraises du terroir accompagnées de tomates locales. Mmmmmmmmh !
On remercie donc chaleureusement le management de 1995 de nous avoir permis de nous octroyer cette petite pause (bien méritée) sans aucune once de culpabilité…


FRIENDLY FIRES (Scène Garonne Pression Live – 19h50)

Friendly Fires ou comment enflammer la Scène Garonne Pression Live.
On ne s'attendait pas à un tel chambardement, mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le groupe va envoyer sa sauce rock / disco / pop et mettre tout le monde d'accord. Mené de main de maître par un chanteur survolté – grand maître ès danse de l'épaule qui en aurait rendu jaloux Cyril Hanouna –, Friendly Fires va frapper un grand coup et nous servir des petites bombes comme "On Board", "White Diamonds", "Lovesick" et "In The Hospital". C'est nerveux, accrocheur, dansant… que du bon, quoi !
Résultat : l'herbe et la terre du Garorock ont servi de dancefloor à des festivaliers carrément en transe devant l'énergie déployée par Friendly Fires… la chaleur est montée d'un cran !


ORELSAN (Scène De La Plaine Digitick – 20h55)

L'ambiance est donc excellente pour l'arrivée d'Orelsan qui monte sur les planches avec une capuche (un peu comme pour Stupeflip…) avec un crew qui va prendre toute la surface de la scène pour lancer le set.
Avec son flow rapide et une communication de tous les instants avec son propre groupe et le public, Orelsan va se donner à fond et nous gratifier d'une interprétation haute en couleur qui fédèrera l'ensemble de l’auditoire.
Loin des prestations en demi-teintes de l'année dernière (à Toulouse, notamment), Orelsan semble avoir pris toute la mesure de l'exercice live et a fait des gros progrès sur son chant si bien qu'il faut bien avouer qu'on a hoché la tête en rythme sur les beats, au fil de pas mal de morceaux issus de dernier album en date, "Le Chant Des Sirènes" avec en vrac, "RaelSan", "1990", "Mauvaise Idée" etc.
En fin de compte, l'homme s'avère être à la hauteur de sa bonne réputation artistique, et se permettra même de régaler visuellement les vieux briscards de la mode que nous sommes, en nous sortant en cours de show, des fringues des 90's estampillés L.C. Waikiki. Rien que pour ça : R.E.S.P.E.C.T. !


SKIP THE USE (Scène Garonne Pression Live – 22h00)

On avait vu récemment les p'tit gars de Skip The Use en concert à Toulouse, et on avait été agréablement surpris par la puissance du groupe en live.
Un fois encore, le combo va se la donner en enflammant le Garorock au fil d'une prestation pour le moins remarquable ! Il faut dire aussi que ce sacré Mat Bastard est un véritable showman sur les planches. Véritablement survolté et virevoltant, il n'aura pas de mal à mettre tout le public dans sa poche et focaliser sur lui toutes les attentions. Une sorte de Mr 100000 volts, mais avec des piles Duracell, quoi !
Du point de vue musical, c'est carré et chez carré et les accroches électro sur certains morceaux alternent bien avec le rock musclé de Skip The Use qui réalise ici un sans faute.
Du côté du public, l'ambiance est au rendez-vous et tout le monde répondra comme un seul homme aux sollicitations de Mat qui s'en ira très souvent au plus près des fans pour propager un peu plus son énergie.
Au final, Skip The Use nous aura servi un set de tous les diables et se place sans conteste comme l'un des groupes sur lequel on pourra compter d'ici peu.
The next big thing ? Peut-être bien, oui…


METRONOMY (Scène De La Plaine Digitick – 23h05)

D'habitude Metronomy c'est bien. Mais là, non.
En effet, le groupe d'habitude débordant d'énergie va nous réserver une prestation assez moyenne en optant pour une setlist un peu trop electro "planante" avec une utilisation de samples parfois trop linéaires…
C'est assez dommage, car la belle Anna Prior est débordante d'énergie derrière ses fûts mais la sauce ne prend pas vraiment et ce, malgré toute la bonne volonté d'Oscar Cash.
Au final, on se retrouve un peu le cul entre deux chaises car Metronomy a voulu (trop) bien faire en nous servant un set très propre, mais le revers de la médaille c'est que le côté spontané du groupe a beaucoup perdu…


MODESELEKTOR (Scène De La Plaine Digitick – 0h25)

Modeselektor fait monter l'ambiance avec un son électro à tendance techno qui tabasse sévère. Musicalement, on n'a rien de spécial à dire dessus, si ce n'est qu'on est en transe. On est tout nu et on danse comme des fous. Je crois qu'on est alcoolisé et/ou drogué. Oui, faire des live report n'est pas de tout repos…
DAVID GUETTA (Scène De La Plaine Digitick – 1h30)

Aaaaaaah… David Guetta ! Que vous dire… ? L'homme est arrivé (d'Ibiza ou de Paris) avec deux avions pleins à craquer. Il s'est installé derrière sa console avec un jeu de lumière à nous en rendre épileptique et puis il a appuyé sur "play" pour lancer ses CD en mettant les bras en l'air pendant 2 heures. Il nous a balancé 300 "ça va ?" à la minute, puis il a demandé si à Marmande ça bougeait plus qu'à Paris (!). Cet homme là, ne vit pas dans le même monde que nous !
Ensuite, il a fait exploser des milliers de confettis partout dans le festival avant de partir aussi vite qu'il était arrivé…
PS : Les bénévoles qui ont ramassé à la main ces bouts de paillettes pendant les deux jours suivants le remercient encore…
SAMEDI 9 JUIN (Jour 2)

Ouch ! Le réveil est dur. La gueule de bois n'est pas loin et la soirée a laissé des traces dans l'organisme et dans notre amour propre : Mr Zède se réveillera au milieu d'un fossé boueux enlacé dans les pattes d'un mouton mort, tandis que Nikolas, fidèle à sa réputation de mafieux russe, prendra son p'tit déj' à la Vodka assis sur des cadavres de tchétchènes à qui il a mangé le nez et les yeux. Bref…
BACKSTAGE RODEO (Scène De La Plaine Digitick – 14h10)

C'est Backstage Rodeo (un groupe SFR Live – Jeunes Talents) qui va se charger de réveiller les festivaliers "matinaux" pour ce deuxième jour, qui tourne déjà au ciel lourd et gris…
Malgré un (trèèèèèèèès) faible public pour le début du show (j'ai compté onze personnes !), le son garage des messins (les habitants de Metz, hein ?) va vite ameuter l'audience et faire trembler la Scène De La Plaine Digitick.
Sans jamais être pris en défaut par son jeune âge, le groupe joue bien et se donne à fond devant un public certes clairsement, mais réceptif. Le son est plutôt bon et Backstage Rodeo nous sert un set parfaitement calibré dans une veine pop rock garage bien ficelée. Il faut dire aussi que le groupe a quand même une bonne expérience puisqu'il a récemment fait la première partie d'Izia.
Ceci étant, malgré son envie de bien faire, il manque un p'tit quelque chose aux messins pour réellement retenir l'attention de l'auditoire…
A suivre !


ODEZENNE (Scène Garonne Pression Live – 15h00)

Petite découverte avec Odezenne (ex O2Zen), un bon petit groupe qui va venir mettre l'ambiance avec un univers musical bigarré allant du rap à l'électro en passant par la chanson française jusqu'à même caresser le jazz !
Bref, Odezenne est un véritable OVNI musical qui va prendre toute son ampleur sur les planches, notamment grâce à un jeu de scène prenant (Pris-K a su montrer ses talents de danseuse et de chanteuse) et un réel talent. D'ailleurs, Al et Jacko les deux MCs nous ont balancé un déluge de flows qui ont su convaincre le public du Garorock et ce, malgré un début de set assez difficile pour mettre en place une vraie dynamique.
En effet, la musique d'Odezenne n'est pas facile à appréhender pour le quidam qui découvre le groupe en live, tant et si bien qu'il faudra deux ou trois morceaux avant de rentrer dans le trip du groupe…
Après quelques minutes, le set prendra son allure de croisière et mettre tout le monde d'accord sur une chose : Odezenne est vraiment THE groupe de la scène hip-hop qui monte, qui monte, qui monte…

WE WERE PROMISED JETPACKS (Scène De La Plaine Digitick – 15h50)

On attendait beaucoup des écossais de We Were Promised Jetpacks ! En effet, après avoir découvert de groupe au travers de "Quiet Little Voices" et de "Keeping Warm" qui sentaient bon l'aura nerveuse de The Hives, Franz Ferdinand ou de The Vines, on était gonflé à bloc pour en prendre plein les oreilles… Malheureusement, notre engouement est vite retombé !
En effet, à l'image d'un opener long et mou du genou, We Were Promised Jetpacks va se contenter de nous offrir une musique pop rock trop lancinante avec quelques petits accents alternatifs gentillets qui ne pendront pas vraiment. On est bien loin de l'énergie studio de "Quiet Little Voices" !
Qui plus est, le groupe reste figé sur scène et ne bougera pas d'un iota. On a la sale impression que les écossais sont intimidés par le public et/ou la taille de la scène, et que cette crispation se ressent dans la musique…
De ce fait, l'ambiance ne va jamais décoller et s'avérer même assez pesante entre les morceaux pendant lesquels le public restera apathique face à l'encéphalogramme vraiment trop plat de We Were Promised Jetpacks.
Sans doute à revoir dans les conditions plus intimistes d'une salle de concert…


CITIZENS ! (Scène Garonne Pression Live – 16h40)

Après, la prestation très moyenne de We Were Promised Jetpacks, on attendait pas grand-chose de Citizens ! quand on a vu débouler sur scène, ce groupe à tendance hype…
Pourtant, le gang va balancer d’entrée de jeu une musique rock bien ficelée et hausser le tempo au fil d’un set énergique (ça bouge pas mal sur scène) et réveiller le public de bien belle manière. Les bougres n'inventent pas la poudre, mais réussissent un excellent mélange de rock de pop avec des petites touches électro bien senties…
Le chanteur Tom, se permettra même de dévoiler un t-shirt DIY avec écrit dessus : "Death To Guetta". On adhère du tout au tout !


PUPPETMASTAZ (Scène De La Plaine Digitick – 17h30)

Faire de la musique electro qui défouraille et tout en faisant un show de marionnettes n'est pas chose facile. Pourtant, ça fait des plombes que Puppetmastaz le fait, et ça fait des plombes quel le groupe rencontre un succès plus que mérité.
Ce soir encore, les puppets vont mettre le feu au Garorock et nous réserver un set au millimètre avec des morceaux excellents "Mephistopheles", "Pet Sound", "The Bigger The Better", "Innerself Respect"…
Même si on a déjà vu plusieurs fois jouer Puppetmastaz (la dernière fois, c'était à Toulouse dans la salle du Phare), on se laisse prendre dans cet univers totalement décalé mais tellement bien foutu !


FOREIGN BEGGARS (Scène Garonne Pression Live – 18h35)

Foreign Beggars va littéralement faire exploser la Scène Garonne Pression Live. Le dubstep des britanniques va réunir tous les amateurs de musiques présents sur le site (et même ceux aimant Slayer et Napalm Death !) pour un set totalement endiablé…
Orifice Vulgraton et Metropolis vont faire bouger tout le Garorock et se payer le luxe de mettre en place le seul et unique wall of death du festival ! Chapeau.


SELAH SUE (Scène De La Plaine Digitick – 19h40)

Allez, un peu de délicatesse dans ce monde de brutes avec la belle Selah Sue qui va nous faire rêver avec son visage angélique… Sur scène, la donzelle distille une ambiance soul funk gentillette qui passe plutôt bien, grâce à son chant suave qui charme tout l'auditoire.
Parfois ça fait du bien la délicatesse…


THE SPECIALS (Scène Garonne Pression Live – 20h45)

C'est à 20h45 qu'entre en scène le groupe mythique de ska, The Specials.
Malgré un noble âge, les papis du ska vont envoyer sévère et nous gratifier d'une prestation toute en énergie et carrément nerveuse à l'image du gratteux Lynval Golding véritablement survolté !
Tous ceux qui s'attendaient à un set pépère tranquillou de la part de The Specials se sont mis le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
Quelle claque ! Ska is not dead…


THE HIVES (Scène De La Plaine Digitick – 21h50)

Enfin ! Ça faisait un bon bout de temps qu'on attendait de (re)voir les suédois énervés de The Hives de par chez nous ! Avec un nouvel album à la clé, "Lex Hives" qui vient tout juste de sortir, beaucoup de fans s'étaient déplacés en masse pour cette date unique en France… Il faut dire aussi que la perspective d'entendre des nouveaux titres en live méritait le déplacement.
Au fil de sa conférence de presse un peu plus tôt dans l'après midi, Howlin' Pelle Almqvist nous confiait que le set de ce soir serait l'occasion d'étrenner cinq morceaux de "Lex Hives" en live ! Hell yeah !

Arrivés sur scène en fanfare sur un "Come On !" nerveux issu du dernier album, les cinq membres habillés en hauts de forme et queues de pie vont tailler dans le vif du sujet et balancer à la gueule du Garorock, un garage rock pop toujours aussi bien ficelé. Même si on sait à quoi s'en tenir, il est difficile de resister à l'énergie communicative de The Hives et à ses titres décidément taillés pour le live ("Take Back The Toys", "Hate To Say I Told You So", "No Pun Intended"…).
Les suédois savent mener leur barque et vont nous le prouver encore une fois ce soir, à l'image d'un Nicholaus Arson tout simplement impérial dans son jeu et dans sa présence scénique ("You Got It All...Wrong", "Walk Idiot Walk") alors que le trio Vigilante Carlstroem (guitare) / Dr Matt Destruction (basse) / Chris Dangerous (batterie) se cantonnera quant à lui, à une rythmique en acier trempé, jamais prise en défaut.
Devant, Howlin' Pelle Almqvist fait le show et régale le public avec une bonne interprétation et une communication de chaque instant (il ira même au devant du public dans la fosse).



Du côté des cinq nouvelles compositions de "Lex Hives" ("Come On !", "Wait A Minute", "My Time Is Coming", "Go Right Ahead" et "Patrolling Days"), et bien c'est un sans faute ! Les morceaux possèdent la patte de The Hives et une accroche live indéniable qui ne manquera pas de couper avec les precedents titres des suédois : les melodies sont acérées et contrebalancées par des choeurs puissants et fédérateurs. Quelle claque !
Cependant, malgré toute l'énergie déployée par The Hives, le set de ce soir ne semblera pas si spontané par rapport à ceux d'il y a quelques années. On sent que les suédois ont pris de la bouteille et que l'expérience de la scène leur a permis de canaliser pas mal de choses…
Mais ne boudons pas notre plaisir : Howlin' Pelle Almqvist et sa bande de fous furieux nous font passer du bon temps et (dé)montrent si besoin était que le quintet reste toujours dans le peloton de tête du garage rock international !

En définitive, The Hives a bien réussi son retour et nous a gratifié d'une très bonne prestation, même si on est un cran en dessous de ce qu'a pu nous montrer le groupe lors de sa dernière tournée de 2007…
Les nouveaux morceaux passent plus que bien l'épreuve du live et ce "Lex Hives" s'annonce comme une tuerie !
Vivement la suite…
Setlist The Hives

Come On !
Try It Again
Take Back The Toys
You Got It All...Wrong
Walk Idiot Walk
Main Offender
My Time is Coming
No Pun Intended
Wait A Minute
Won't Be Long
Hate To Say I Told You So
Patrolling Days
----------
Go Right Ahead
Tick Tick Boom

NOFX (Scène Garonne Pression Live – 23h10)

NOFX. Derrière ces quatre petites lettres se cache un groupe mythique du p'tit monde du punk rock qui en a influencé plus d'un. Après quelques années d'absence, le combo est enfin de retour chez nous, dans le cadre du festival Garorock de Marmande ! Et même s'il est clair que la bande de Fat Mike n'est pas aussi incisive et inspirée qu'il y a une bonne dizaine d'années, il faut bien avouer qu'un concert de NOFX est toujours un petit évènement en soit qu'il ne faut pas rater !
Le public du Garo ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisqu'il se presse en masse sur les barrières pour assister à un set qui s'annonce délicat et classieux … naaaaan j'décooonne, ça va être djyégueulass'" !

C'est "60 %" qui ouvre le bal en forme d'intro sur laquelle ce bon vieux Fat Mike nous sort une voix de crooner sur un mid tempo, avant de partir dans un tabassage en règle sur "We Called It America" enchaîné avec le terrible "Murder The Government" qui mettra le feu dans le pit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... Vlan !
Bon c'est sûr, un concert de NOFX c'est pas mal de parlotte et beaucoup de son (cf. "Punk In Drublic") et cette fois-ci encore le groupe va entrecouper ses morceaux de pas mal de conneries ("on est meilleur qu'Offspring", "notre backdrop nous a coûté 20$"… on veut bien les croire, vu qu'il est aussi gros qu'une plaque d'immatriculation !) et poser d'entrée de jeu, une dynamique fun empreinte de beaucoup de communication avec le public.

Même si l'ambiance retombe un peu au fil des blagues qui s'éternisent (ou alors j'me fais trop vieux), les titres sont de véritables uppercuts qui n'ont pas de mal à mettre le public du Garorock à genoux ! Il faut dire aussi qu'à presque 50 ans (!), le quatuor a une sacrée expérience de la scène et que les bougres savent envoyer le bouzin quand il le faut ("Murder The Government", "Bob", "I Believe In Goddess"…).



De plus, les américains auront la bonne idée de nous gratifier d'une setlist très complète qui fait un tour complet de sa longue carrière ("Linoleum", "Seeing Double At The Triple Rock", "It's My Job To Keep Punk Rock Elite") au fil desquels on retrouve pas mal d'incontournables comme les terribles "Eyeball" et "Champs Elysées" (repris comme un seul homme par le public de Marmande, véritablement en transe).
Petite cerise sur le gâteau, on aura même droit à une petite reprise de Rancid, "Radio" qui va tabasser sévère et nous en mettre plein les oreilles.
Même si le set est loin d'être parfait – les pains font aussi partie du show –, le groupe semble content d'être là et va s'en donner à cœur joie (entre les grimaces de Fat Mike et les sauts de Eric Melvin, on ne sait plus où donner de la tête) avec en prime, un très bon son.
De son côté, El Hefe va être impérial dans ses parties de gratte (et de trompette) et nous balancer du lourd. Mine de rien, l'homme est d'une remarquable technicité et un mélodiste hors pair ("The Brews", "Kill All The White Man") et va amener à l'ensemble pas mal de relief !
Pour clôturer le concert, les amerloques vont nous jeter à la gueule, trois bombes de destruction massive qui vont faire des traces dans le pit et mettre tout le monde d'accord : "Eyeball", "Bottles To The Ground" et "Kill All The White Man". Bim ! Amen.

A l'arrivée NOFX nous a servi… du NOFX sans se départir d'une bonne d'énergie et de désinvolture. Malgré le poids des années et des excès, les américains restent l'une des valeurs sûres du punk rock à roulettes, et nul doute qu'il ne le soit encore pendant un bon bout de temps ! La jeune génération peut en prendre de la graine : NOFX en a encore sous le pied et nous a (dé)montré une fois de plus – malgré quelques pains – qu'il restait sincère dans sa musique et toujours hautement accrocheur !
What else ?
Setlist NOFX

60 %
We Called It America
Murder The Government
I'm Telling Tim
Mattersville
Bob
Seeing Double At The Triple Rock
Leave It Alone
Eath The Meek
Herojuana
Fleas
Perfect Government
The Quitter
Church And Skate
Fuck The Kids
It's My Job To Keep Punk Rock Elite
Reeko
I Believe In Goddess
Fermented And Failing
The Moron Brothers
Radio (Rancid)
Leaving Jesusland
Linoleum
The Happy Break Up Song
Champs Elysées
Franco Un-American
Eyeball
Bottles To The Ground
Kill All The White Man

C2C (Scène De La Plaine Digitick – 0h45)

Après la déferlante punk NOFX, on a rendez-vous avec les quatre champions du monde de DMC : les p'tits gars de C2C qui vont nous balancer un hip-hop electro bien senti et ravir le public encore debout et chaud bouillant. Ici encore, rien de spécial à dire sur le set de C2C, mis à part que c'est bien foutu et que les bougres maîtrisent leur sujet de bout en bout !


THE BLOODY BEETROOTS (Scène Garonne Pression Live – 1h50)

On est à 8 grammes d'alcool dans le sang dans chaque bras pour le DJ set de The Bloody Beetroots. Il est pas loin de 2 heures du mat' et l'ambiance bat son plein. On n'est pas encore couché et le reste des festivaliers non plus…
DIMANCHE 10 JUIN (Jour 3)

Putain, on n'a plus 20 ans, c'est maintenant officiel ! On a des jambes en plomb, des gueules de zombies et notre hygiène corporelle n'a rien à envier à celles des prisonniers des geôles turques des 70's… Nikolas à l'œil vide, il porte une robe de mariée et est nu en dessous, Mr Zède a un tatouage de Johnny dans le dos et la mention "pleasure mouth" écrite au niveau de la bouche. Aurait-on trop forcé dans le carré VIP ? On ne le saura jamais…


PENDENTIF (Scène Garonne Pression Live – 14h00)

Ce sont les bordelais de Pendentif qui ont eu la très lourde mission d'ouvrir cette dernière journée et hélas, le public du Garorock était encore entrain de dormir (décuver ?) pendant le set du groupe. A partir de là, même si les intentions étaient bonnes, force est de constater que le cœur n'y est pas vraiment et que Pendentif aura du mal à fédérer autour de sa musique malgré un joli p'tit sample de "Karma Police" de Radiohead sur un morceau…
A revoir pour se rattraper de ce rendez-vous manqué avec le public marmandais !


BOULEVARD DES AIRS (Scène De La Plaine Digitick – 14h50)

Quand Boulevard Des Airs monte sur scène pour lancer son ska / rock festif qui fleure bon le début des années 2000's et les groupes comme La Ruda du temps où elle s'appelait encore La Ruda Salska ou bien Spook & The Guay, l'audience du Garorock va vite se réveiller et rappliquer sur le devant de la scène pour venir bouger un peu.
Et même si Boulevard Des Airs nous ressort une recette de ska festif déjà éprouvée par de nombreux combos avant lui, le groupe s'en tire à merveille et met en place une excellente dynamique, parfaite pour un réveil en beauté !
Un set tout bonnement excellent…

BRETON (Scène Garonne Pression Live – 15h40)

Après la superbe prestation festive de Boulevard Des Airs, difficile pour les anglais de Breton de captiver l'attention et de faire bouger les festivaliers avec sa musique post rock teintée d'electro qui rappelle Battles ou à Prefuse 73. Non pas que le groupe de Roman Rappak soit mauvais, bien au contraire (il est le petit protégé de Tom Vek)… mais la déferlante d'énergie du groupe précédent reste dans toutes les têtes (et les jambes), si bien que la musique de Breton semble elle, dépourvue de pêche…
C'est bien dommage, car certains morceaux se sont révélés très intéressants mais n'ont pas malheureusement pas suffi à fédérer le même engouement frénétique que pour Boulevard Des Airs.


CHARLIE WINSTON (Scène De La Plaine Digitick – 16h30)

Avec sa bouille de premier de la classe et de gendre idéal, qui aurait cru que sous ses airs de gentil garçon bien propre sur lui, Charlie Winston cachait aussi des relents dégueulasses de diva ?
En effet, quelques heures avant son set, le bellâtre a rechigné à venir jouer devant le public, jugeant que l'heure de son passage était bien trop tôt pour une star de son calibre…
Mais comme l'homme avait d'ores et déjà signé son contrat, il n'a pas pu ses soustraire à ses obligations. Alors pour se venger, il a annulé ses conférences de presse, ses interviews, il a refusé que les photographes viennent shooter son si beau visage et a même tenté d'annuler la retransmission de son set sur écran géant (apparemment son visage prend mal la lumière naturelle).
Devant tant de conneries de star, on a préféré aller se reposer au VIP et profiter de boissons alcoolisées à base de raisin et de houblon, puis se rassasier en produits locaux.
Pendant ce temps, la princesse Winston faisait semblant d'être cool sur scène…


IZIA (Scène Garonne Pression Live – 17h50)

Et de trois ! Troisième fois qu'Izia est invitée au Garorock et force est de constater que la bougresse a pris de plus en plus d'assurance sur scène pour au final s'imposer véritablement comme une artiste rock à part entière, loin de l'étiquette "fille de" Jacques Higelin et "sœur de" Arthur H….
Avec son rock énervé façon Iggy Pop, la diablesse brune va faire bouger le public avec sa gouaille à la Janis Joplin et un jeu de scène énergique à en faire pâlir un enfant hyperactif. Ça transpire l'authenticité et ça tient à la peau (un peu comme le napalm)… C'est une véritable tornade qui vient de s'abattre sur scène au plus grand plaisir du public qui en a encore les oreilles qui saignent et les yeux qui pleurent.
Et dire qu'Izia avait été l'une des "découvertes" du Garorock il y a quelques années…
Que de chemin parcouru !


DIONYSOS (Scène De La Plaine Digitick – 18h55)

Qu'on le veuille ou non, Dionysos c'est le groupe français rock à voir en live. La toute première fois qu'on avait eu à faire et à Mathias et sa bande c'était à Toulouse en mai 1997 (ah quand même !) dans le cadre du festoche des 24 Heures de l'INSA, et on avait été soufflé par la prestation live de ces p'tit gars-là.
15 ans plus tard, Dionysos a certes un peu vieilli, mais l'énergie elle, est toujours belle et bien là !
D'ailleurs dès le terrible opener "Mc Enroe's Poetry", le groupe va rentrer dans le lard du public du Garorock et mettre en place une dynamique tendue du string : Mathias est comme d'habitude survolté, sautant, slammant et remuant comme un diable et n'a pas de mal à mettre dans sa poche une audience déjà acquise à sa cause. Le Bird'n'roll du groupe fait encore et toujours mouche ! Il n'y à qu'a écouter / voir des titres comme "Don Diego 2000", "Song For A Jedi", "Cloudman" ou "Le Roi En Pyjama" pour s'en rendre compte… Dionysos c'est une histoire, une pièce de théâtre sur scène et chaque morceau se vit comme une entité à part entière. L'univers du combo est tout simplement excellent et prend toute son ampleur en live !
Pan, dans les dents !
THE TING TINGS (Scène Garonne Pression Live – 20h15)

Depuis quelques temps, The Ting Tings gagne de plus en plus en popularité de part chez nous, et force est de constater que tous les retours qu'on a eu étaient très bons. Et bien je peux vous dire que ce soir, on a en eu la preuve ce soir !
Démarrant tambour battant sur un "Great DJ" rock à souhait, le duo va faire des merveilles en alternant les rôles sur la batterie, la guitare, les samples et le clavier. Le public qui avait encore du jus après le set endiablé de Dionysos va répondre comme un seul homme au show de The Ting Tings et faire honneur au duo en se donnant à fond.
Quelle belle surprise !
Setlist The Ting Tings

Great DJ
Hang It Up
Give It Back
Hit Me Down Sonny
Help
We Walk
Fruit Machine
Shut Up And Let Me Go
Hands
----------
Keep Your Head
That's Not My Name


THE OFFSPRING (Scène De La Plaine Digitick – 21h35)

Trois ans "Rise & Fall, Rage & Grace" qui avait reçu un excellent accueil de la part des fans, les garnements de The Offspring font leur grand retour sur le devant de la scène punk avec un neuvième opus studio en poche, "Days Go By" qui sortira le 26 juin prochain. Evidemment, même si ça fait belle lurette qu'on sait qu'on est (trèèèèèèèèès) loin de la spontanéité et de la fougue du "Smash" de 1994, force est de constater que The Offspring fait toujours recette et fédère autour de lui, un public de jeunes et de moins jeunes, tout acquis à sa cause.
Autant dire que pour son unique passage dans le sud de la France dans cadre de sa tournée mondiale 2012, The Offspring était attendu de pied ferme par un Garorock chauffé à blanc !

D'ailleurs, dès les premières mesures de "You're Gonna Go Far, Kid" (issu de "Rise & Fall, Rage & Grace"), le public marmandais va partir au quart de tour et réagir comme un seul homme au punk rock californien du groupe. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Dexter Holland et sa bande viennent de se mettre dans la poche toute l'audience qui reprend à plein poumon les paroles des morceaux ("Come Out And Play", "Americana", "All I Want"). Chapeau…



Il faut dire aussi que le groupe va piocher ses titres dans ses albums les plus marquants et faire un rapide tour de sa longue carrière, en ne choisissant que les meilleurs singles. Ainsi, on aura droit à des bombes comme "Come Out And Play" et "Bad Habit" de "Smash" (1994), "Have You Ever", "Staring At The Sun", "Americana", "Pretty Fly (For A White Guy)" d'"Americana (1999), "Want You Bad" de "Conspiracy Of One" (2000), "Hot That" de "Splinter" (2003), "Kristy, Are You Doing Okay ?" de "Rise & Fall, Rage & Grace" (2008)… Bref, du pain béni pour les fans car The Offspring n'est pas avare en classiques !

Malheureusement, le Garorock n'aura qu'un seul petit titre de issu du futur album avec le morceau "Days Go By" pour pouvoir entrevoir la tenue du prochain disque. C'est assez peu à se mettre sous la dent ! Ceci dit, il faut bien avouer qu'il reste assez intéressant en live avec son p'tit côté 90's, qui rappelle parfois les mélodies à la Foo Fighters.
On attend donc ce futur "Days Go By" produit par Bob Rock de pied ferme, pour pouvoir juger du retour tant attendu de The Offspring après trois ans de silence radio et des sorties d'album sans cesse repoussées…

Du point de vue scénique, les garnements se donnent pas mal (notamment Noodles), et même si le poids des années se fait sentir et que le sujet semble être tabou dans le groupe (les photographes ont l'interdiction absolue de faire des gros plans des visages…), les ricains tiennent la forme. La dynamique du concert reste nerveuse du début à la fin, si bien qu'il n'y aura aucun temps mort pour faire baisser le régime et lasser les spectateurs. Un excellent point donc, quand on sait que le live n'est pas le terrain favori de The Offspring…
Il est à noter que l'apport du guitariste de tournée, Todd Morse à la rythmique et aux chœurs apporte un plus indéniable à l'ensemble !
De son côté, le batteur Pete Parada semble s'être s'être (enfin) parfaitement intégré au groupe, puisqu'il va s'en tirer à merveille derrière ses fûts et ce, même s'il fait figure de faire valoir au côté de Greg K, face au duo Dexter Holland / Noodles qui focalise toutes les attentions. L'homme réussit un sans-faute et n'a pas de mal à nous faire oublier sa prestation besogneuse du Rock En Seine 2009… Ouf !
La setlist est intelligemment agencée et même si elle ne varie que rarement depuis maintenant quelques années, l'impact est lui, bel et bien réel. Les américains maîtrisent leur sujet de bout en bout et nous font oublier ce soir, des précédentes prestations en demi-teinte…

En fin de compte, The Offspring n'aura pas déçu ses fans en nous gratifiant d'un show certes assez convenu, mais ô combien bien rôdé.
Malgré quelques petits pains ici et là (notamment au niveau de la gratte sur "All I Want"), les américains ont servi au public du Garorock ce qu'il attendait : une bonne dose d'énergie et les hymnes punk qui ont fait toute notre adolescence. Le cahier des charges a donc été respecté… et on ne va pas s'en plaindre !
Setlist The Offspring

You're Gonna Go Far, Kid
All I Want
Come Out And Play
Days Go By
Have You Ever
Staring At The Sun
Bad Habit
Americana
Walla Walla
Pretty Fly (For A White Guy)
Kristy, Are You Doing Okay ?
Why Don't You Get A Job ?
Hit That
Want You Bad
----------
(Can't Get My) Head Around You
The Kids Aren't Alright
Self Esteem

CYPRESS HILL (Scène Garonne Pression Live – 23h10)

Quand le Garorock avait fait venir Public Enemy en 2007, on n'osait pas rêver à la venue de Cypress Hill quelques années plus tard. Et bien maintenant, c'est chose faite : les poids lourds du hip-hop californien sont là et vont nous faire hérisser le poil !
Et même si B-Real a surpris tout le monde (les français du moins), en sortant le titre "Untouchable" en featuring avec Larusso (oui, vous avez bien lu…), autant vous dire que dès son entrée énergique sur scène avec sa carrure imposante, personne ne songe à se foutre de sa gueule…

Bref, c'est l'excellent "Insane In The Brain" qui va se charger de lancer les hostilités et ça va faire mal : Cypress Hill est en forme et le groupe va nous le démontrer au fil d'un set ultra dynamique.
Le duo B-Real / Sen Dog se complète toujours à merveille avec ce flow si particulier et même si l'âge est bel et bien là, il ne se fait pas ressentir dans cette prestation fracassante ("How I Could Just Kill A Man", "Rise Up", "Throw Your Set In The Air").



Comme on pouvait s'y attendre, Cypress Hill va agencer une setlist énorme en forme de best of de son immense carrière (un peu comme The Offspring quelques heures plus tôt) et nous balancer du lourd ! Jugez plutôt : "Ain't Going Out Like That", "A To The K", "I Wanna Get High", "Stoned Is The Way Of The Walk", "Boom Biddy Bye Bye"… et j'en passe !
Le son est lourd, percutant, les ambiances sont sombres et l'énergie communicative. Le public du Garorock fait honneur au groupe… qui le lui rend bien ! L'interaction est belle et bien réelle et donnera à ce set une teneur vraiment spéciale. Ça fait hérisser le poil, j'vous dis !

Face à ce set excellent, on dit que certains groupes à la mode devraient se remettre en question et aborder leur musique avec plus d'humilité. Cypress Hill nous a filé une véritable leçon sans aucune prise de tête ni "star system", alors que B-Real et Sen Dog auraient pu se le permettre.
Quand on entend 1995 s'auto congratuler et scander : "20 ans, deux sque-di, un Zénith, qui dit mieux ?" on se dit que ces gars-là sont à des années lumière de l'excellence de la carrière de Cypress Hill et qu'ils devraient se la jouer profil bas et revenir un peu sur terre.
La musique n'est pas un sprint… mais une course de fond, comme dirait l'autre !
Setlist Cypress Hill

Insane In The Brain
Hand On The Pump
When The Shit Goes Down
Dr. Greenthumb
How I Could Just Kill A Man
Rise Up
Ain't Going Out Like That
Lick A Shot
Get 'Em Up
Cock The Hammer
Latin Thugs
Latin Lingo
Boom Biddy Bye Bye
Hits From The Bong
I Wanna Get High
Hand On The Glock
Throw Your Set In The Air
Vato (Run Nigga Run)
A To The K
K.U.S.H.
Stoned Is The Way Of The Walk
Illusions
Light Another
Roll It Up Again
(Rock) Superstar



Et voilà ! Encore une belle édition qui s'achève et force est de constater que cette année encore, la qualité a été au rendez-vous avec cette superbe affiche et une ambiance des plus folles. Malgré une météo parfois un peu capricieuse, le public du Garorock a été ravi !
Vivement l'édition de 2013 !

Un grand merci à Emilie, Marie, Julien et tout le staff du Garorock pour l'accueil, la disponibilité et le professionnalisme.

Plus d'infos sur: www.garorock.com

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Olga

Garorock - cliquez pour agrandirGarorock - cliquez pour agrandirGarorock - cliquez pour agrandirGarorock - cliquez pour agrandirGarorock - cliquez pour agrandir

Yezzi.net - Qui sommes nous? - E-mail