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Festival Lez Arts Sceniques - Complexe des Tanzmatten à Sélestat (68) (04-08-2006)
avec Sick of it all + Agnostic front + First Blood + Black Bomb A + Aqme + Watcha + Guérilla Poubelle + Enneri Blaka + Dahus + Pause + Mon côté punk + Rasta Bigoud + Lab°
par Sat.

04-05-06 Août 2006 à Sélestat (68)

Bienvenue au festival « Léz’art Scéniques » pour leur 6ième édition sur le complexe des Tanzmatten à Sélestat (Haut-Rhin). Dans les grandes lignes, ce festival est une bonne occasion de voir sur trois jours une flopée de groupes des plus divers, français ou étrangers.
Le premier jour laissant la par belle au métal hexagonal (Watcha, Aqmé, Black Bomb A, Guérilla Poubelle) et au Hardcore new-yorkais (First Blood, Agnostic Front, Sick of it all), le deuxième s’orientant plus vers la scène ska-rock décalé française (Marcel et son orchestre, Ratsa Bigoud, Mon Côté Punk) et le dernier soir étant au couleurs de la brume du dub et du reggae (Sergent Garcia, Dub Incorporation, Lo’jo, Zita Swoon) qui malheureusement ne sera pas traité (je devais partir, snif).
Mais ce festival est aussi l’occasion de profiter de multiples stands d’information (Greenpeace, Emmaüs…) et d’être du fait sensibilisés sur certaines causes humaines...


Léz’art Scéniques-1ier soir (04/08/06)

L’ouverture de la salle se faisant dès 13 heures, et n’arrivant aux Tanzmatten qu’aux alentours de 16h30, je n’ai pas vu les prestations de « Guérilla Poubelle », et de « Watcha » ; en revanche, j’ai pu apprécier la fin du set de « Aqmé », mais je n’en ai pas assez vu en réalité pour donner un avis. Je ferai juste un petit clin d’œil à la repartie du chanteur qui avec sarcasme a spécialement dédicacé leur tube qui cartonne en radio à une partie de la foule pourrissant le set par des « fuck » gutturaux et manuels.
Passons directement à « Black Bomb A » qui est loin d’être parmi mes favoris, et dont la prestation énergétique aura eue pour mérite de mobiliser toute la jeunesse alsacienne présente en cette après-midi. Lors de ce set d’une bonne heure, les pogos étaient soutenus et les slams épiques (pour certains), des acclamations métalliques abondantes venaient ponctuer les morceaux et étaient appuyées par d’innombrables cornes-du-diable, les acteurs de part et d’autre de la scène se donnaient sans compter. Et même si l’on n’aime pas ce groupe, force est de constater que le courant est bien passé et que ça fait plaisir à voir.
A la fin de Black Bomb A, le public était donc bouillant mais majoritairement composé de minots. Là, ce sont surtout des moins minots et moins nombreux qui sont prêts pour se foutre dessus dans les règles de l’art d’un pogo H&C : pit-circle et heart-break sont de rigueur désormais.
C’est au tour de « First Blood » d’entrée sur scène et de se défouler. Ils font plutôt un hardcore abrasif, rapide, au chant strident, et qui n’a qu’à moitié convaincu la foule, pour deux raisons principales. La première est la rupture qu’il y avait entre les groupes de métal (d’abord) et ceux de h&c (ensuite) dans la programmation et qui a provoqué un désintéressement d’un bonne partie des plus jeunes, rendant inévitablement la fosse clairsemée. La seconde raison est l’autisme relatif qu’avait le chanteur à l’égard du français et le fait qu’il nous parle anglais comme si nous parlions anglais tout les jours… c’est sûr ça aide pas à la communication tout ça, ni à l’ambiance d’ailleurs. Il faut cependant se garder de tout jugements hâtifs et admettre qu’ils doivent sûrement faire leurs premiers pas artistiques outre-Atlantique et peut être qu’avec le temps…
Mais ces petits rien ne les ont cependant pas empêché, pour l’heure, de donner toute leurs forces dans cette bataille et d’arriver à transformer la fosse en un véritable bordel coreux vers la fin du set.
De bonne augure pour la suite assurée par les New-Yorkais d’ « Agnostic Front ». Pour la petite histoire, il faut savoir que le chanteur Roger n’est autre que le frère de Freddy Cricien chanteur d’un autre groupe non moins connu, à savoir Madball. Ainsi, dès le début du set, la famille du h&c s’était réunie en masse pour accueillir ces « papy » (plus de vingt ans d’existance) et la furie a soudainement envahie les Tanzmatten : attention ça charcute sérieux, et les premières arcades s’ouvrent. Rien de bien grave en définitive. Ils ont joué des titres emblématique tels que « united blood », « over the edge », « crucified » ou le « friend or foe » de Madball, et une multitude d’autres dont les noms m’échappent. Il n’y a pas dire, il faut croire que le h&c conserve bien et qu’il reste assez difficile de les mettre en boite. Roger est reçu cinq sur cinq dans l’humidification de bandana et dans l’exposition de son corps tatoué du coup aux pieds. Niveau gueulante il n’est pas non plus en reste, tout comme le gratteux qui nous a gratifié de quelques petits soli sortis de derrière les amplis…
Bref leur prestation a envoyé du pâté grave. L’ambiance est retombée dans la salle, alors qu’en réalité la tension ne faisait que se préciser au fil des minutes, dans l’attente des autres « papy coreux » qui en sont à leur 6ième album (sorti en mai 2006) en 20 ans. Quand on aime on a toujours 20 ans, non ?
Et c’est dans cette atmosphère latente que les lumières s’éteignent et donnent le signal pour tout les intéressés de se presser au devant de la scène afin d’accueillir le mieux possible les membres de « Sick Of It All ». C’est le chantier de démolition d’entrée autant dans la fosse que sur scène (voir vidéo), et pour le premier concert de la tournée européenne du « Death to Tyrants tour » on a droit à une débauche inouïe d’énergie et de volonté, rendue comme il le pouvait par le public exténué par les pogos d’une rare intensité.
Tournée promotionnelle oblige, le tiers du dernier opus y est passé, avec des titres flirtant avec des origines Punk H&C Oï, mais des anciens titres comme « just look around », « shut me out », « the pain strike », « step down » sont venus faire le lien de vingt ans d’ouvrage contestataire. Que du bonheur, et que dire quand ils demandent de laisser un espace au milieu de la fosse : un heart-break démentiel, large de cinq ou six mètres, réduit en une fraction de seconde sur les premières notes de « scratch the surface ». Pour quel résultat me direz vous ? Et bien pour voir un enchevêtrement de bras, de jambes, des corps ballottés dans tous les sens, et des spectateurs-acteurs bien heureux d’être là.
Pour ma part, c’est une soirée qui a mis un certain temps à se décanter, mais la tête d’affiche « Agnostic Front / SOIA » a parfaitement remplie mes attentes…



Léz’art Scéniques-2ier soir (05/08/06)


Après le réveil au camping et l’apparition d’une vache à l’aspect humain dans un pré non loin de là (voir photos), c’est vers 13 heures que les portes se sont ouvertes pour ce deuxième jour de festival. Comme le jour précédent, mais pour d’autres raisons, les performances scéniques de « Enneri Blaka » et des « Dahus » ne seront pas développées. De même que pour le groupe « Pause » pour qui je n’ai vu que la fin du set. (ndlr : les jours se ressemblent ma parole !!) Mais juste un temps d’arrêt sur « Pause » pour souligner la présence, au sein de cette formation, de Guizmo du groupe Tryo, et de Daniel Jamet de la Mano Négra.
C’est donc par « Mon côté punk » que je commence ma journée de concert. J’arrive en terrain inconnu, contrairement au premier soir, et je suis agréablement surpris par l’ambiance légère et bon enfant qui règne dans la salle. Si mes souvenirs sont bons, ils m’ont fait penser à des groupes comme « Les hurlements de Léo », avec une joie communicative et la capacité de captiver l’assemblée par des prestations scéniques intuitives et tout en chorégraphie artisanales. Leur petit truc, pour affirmer leur côté punk, étant de faire des crêtes avec leur mains sur leurs crânes, puisque selon eux elles poussent vers l’intérieur ! Ils ont dès lors eu ce qu’ils méritaient, à savoir une belle acclamation à penchant keupon en fin de set.
Arrive l’heure de « Rasta Bigoud », encore de l’inconnu. En fait, il s’agit d’un ska bien pêchu qui a ses vrais supporters et pour lequel je me suis retrouvé en plein milieu de la fosse, non pas contre ma volonté mais sans que je m’en rende compte. Tout simplement porté par la musique, pourrait-on dire… j’en garde un bon souvenir et je ne dois pas être le seul dans ce cas.
Quand tout à coup je revois subrepticement cette vache humaine aperçue plus tôt dans la journée ! Cela ne peut signifier qu’une seule chose, c’est que c’est le moment de devenir décalé. D’ailleurs ce symptôme du déguisement avait pris dès l’entrée, aux alentours du stand d’Emmaüs. Des centaines et des centaines de chemises, robes, cravates et autres fringues mises à disposition du public qui, contre un bon soin et pour les plus généreux quelques sesterces, pouvait se créer un véritable look de fête. (ndlr : du moins on rigolait bien les uns des autres !) Ces émois de Haute-Couture n’avaient réellement d’intérêt que par la venue sur scène des ces charmantes demoiselles de « Marcel et son orchestre » qui pour l’occasion avaient décidé de se faire pousser la barbe, la moustache et le poil aux jambes. Aaaah les coquines… tellement investies dans ce qu’elles font. A tel point qu’en une citation des « Fabulous Troubadours » (le tien c’est le tien, le mien c’est le mien : l’accent), elles ont réussie à relier Toulouse à Lille, Sélestat à Brest… bref en une fraction de seconde on était en Bretagne. Puis l’instant suivant, sur un nouvel air, on s’est tous retrouvé d’un côté de la salle entassés, et on trouvait ça marrant. Ça l’était ! Sans compter les litres de sueur qui se sont déversés dans la fosse. On nageait en plein délire, surtout quand une espèce de diable en bas résille, porte-jarretelles et soutif rouge avec en fond un T-shirt de Marcel & co s’amusait à traverser la salle de long en large comme un fou. On aurait dit qu’il était possédé ou qu’il a été dépossédé du reste de ses fringues et qu’il les cherchait frénétiquement… qui sait ?
Quoiqu’il en soit, il faut dire ce qui est, si Marcel s’était appelé Marcelle, je ne sais pas si ça aurait pu être aussi tel qu’elles.
Enfin pour parachever cette soirée, et pour en achever certains, « Lab° » a pris le contrôle des opérations dans la salle en nous servant un électro dub à la Hightone, les lumières se faisant plus sombres et le brouillard plus intense pour laisser son corps voyager au quatre coins du monde sans retomber au royaume des ombres…

Voilà, ce deuxième soir s’achève, et il est temps de penser au voyage retour. Ce fut pour ces deux soirs, à mon sens une belle réussite pour le public et tous les groupes, mais avant de quitter Léz’arts Scéniques de Sélestat, je voudrais juste passer un petit coup de gueule envers l’organisation : une chose n’étaient absolument pas pratique : la sortie définitive, alors qu’un simple bracelet de couleur (non cessible) comme pour le camping, permettant d’entrer et de sortir à volonté, aurait rendu les choses moins contraignantes. Mais bon c’est pas si grave en définitive. A l’année prochaine mon p’tit léz’art !

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir) - Crédits Photos: Sat.

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