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Yuz
par Shen2 le 15-03-2009

Youssef “Yuz”Dassouli, ex frontman d’Erbium et Flight Case, est de retour sur le devant de la scène après 10 ans d’absence, avec Yuz, projet folk rock electro des plus jouissifs. Rencontre avec une figure du rock toulousain...

Pourquoi quitter la scène il y a dix ans ?

Pour pratiquer la vie. Fonder une famille, lui assurer un toit et un moyen de subsistance. En outre, d’un point de vue musical, à la fin d’Erbium, on s’essoufflait. On officiait dans le néo-métal quand tout le monde ne jurait plus que par l’électro et les DJ... On n’intéressait plus grand monde... même nous, ça ne nous intéressait plus des masses.


Qu’as-tu fais artistiquement parlant durant toutes ces années ?

Par le biais de la musique, j’ai fait la découverte de l’informatique et j’en ai fait mon travail. Puis, à travers les machines, j’ai redécouvert la musique. Je crois qu’on peut le résumer comme ça. J’ai longtemps bossé sur un projet breakbeat du nom de Gazolink, dans le but d’appréhender la M.A.O.


Pourquoi ce retour aujourd’hui ? Qu’est-ce qui t’as donné la motivation ?

Pendant des années, j’avais le sentiment de ne plus avoir rien de neuf ou d’excitant à raconter. Il y a à peu prés deux ans les potes mon offert un banjo pour mon anniversaire. J’ai eu le coup de foudre pour cet instrument un peu ringard aux sonorités joyeuses. Puis je me suis payé un ukulélé, j’ai ressorti ma gratte folk, j’ai goûté à la joie des instruments à 3 euros, les guimbardes, tambourins et autres kazoos... j’ai aussi piqué quelques jouets à mon gamin, le tout dans l’optique de prendre ces instruments un peu désuets et de les confronter à la puissance de la machine pour voir si ça pouvait donner de bonnes chansons. Je me suis pris au jeu, ça s’est un peu emballé, et je me retrouve dans un groupe de six gars à jouer ces titres en concert.


On t’a connu principalement avec deux figures marquantes du rock à Toulouse, à savoir Flight Case et Erbium. Tu reviens aujourd’hui avec “Yuz” un projet plus orienté folk, pop... Tu penses avoir trouvé ton truc avec ce nouveau projet ?

Clairement. J’ai l’impression d’évoluer dans une formule ou je m’épanouis pleinement, à travers la découverte de nouveaux instruments, de nouveaux outils... Il y a une alchimie qui excite ma curiosité, un son qui me stimule et qui propose peut être quelque chose de frais.


Après avoir écouté tout le répertoire sur CD et avoir assisté à votre dernier filage, on est très confiant quant à ton retour... Mais toi, comment appréhendes-tu ça ?

Je suis très content et assez surpris que le projet se soit monté si rapidement.


Il t’arrives de penser un peu aux fans d’Erbium ou FC ?

Il m’arrive d’en croiser quelques-uns sur la toile qui tentent de retrouver de vieilles démos. Mais bon, ils ne sont plus bien nombreux, on parle quand même de groupes du siècle dernier.


On sent une certaine émulsion sur ton retour... ça alimente quelques conversations chez les acteurs locaux de la musique... C’est quelque chose à laquelle tu t’attendais ?

Franchement, j’en sais rien. Je sors peu et hormis quelques amis très proches qui sont dans la zique, je ne suis plus en contact avec le «milieu». Mais si le projet peut susciter de l’intérêt, c’est tant mieux.


Tu étais la tête pensante de Flight Case et Erbium. Qu’en est-il de Yuz ?

Même si j’écrivais les titres (ndlr : paroles, musiques, arrangements), je considère tout de même Flight Case et Erbium comme des histoires de groupes. Si tu cherches un projet autocratique, égocentrique et despotique, avec Yuz on est en plein dedans.


Qui sont les musiciens qui t’accompagnent et comment les as-tu rencontrés ?

J’avais déjà bossé avec Yorik qui est à la guitare. Il nous a amené Guillaume qui assure le banjo et le ukulele. Sur le net, j’ai rencontré Metty (ex-Abuzkomsa) pour la batterie et Olivier pour la basse ainsi que Nico (Vero Sego, ex-Belladone) qui à la lourde tache d’assurer tout le reste et de restituer, avec son petit laboratoire sonore, le côté brocante high-tech de ces chansons.


Le fait que tu sois le maître penseur, unique auteur/compositeur, n’est-il pas frustrant pour tes camarades de jeu ?

Non, ils ont tous des projets à coté. Et puis, il était clair dès le début que je me pointais avec des titres finis et que le job consistait à les adapter pour le live. Mais il est vrai que je suis très surpris. Je considère la rigueur, le talent et l’investissement qu’ils mettent au service de mes morceaux comme un véritable cadeau. De surcroît, c’est un régal de bosser avec ces types.


Parlons matière... on te sent plus à l’aise dans le travail d’auteur qu’avec tes précédentes formations. Comment expliques tu cela, sachant que tu n’as rien écrit depuis une décennie ?

L’idée, à l’époque, c’était d’écrire mes textes sur un bout de table, vite fait, pour pouvoir les poser sur un gros riff de gratte. Maintenant, j’ai tout mon temps. Si je ne pose que deux bons vers, et bien ça me fait la journée.


Il y a une dimension cinématographique, presque road-movie dans tes chansons... Peut-on dire qu’il y a une corrélation entre le 7ème art et “Yuz” ?

Ce qui est sur, c’est que j’écoute moins de musique que je ne regarde de films. Je suis particulièrement friand de séries américaines telles que les productions HBO.


On ressent une énorme influence country et folk US... Et en même temps, tu n’épargnes pas ce pays avec des titres comme “Le matin des innocents” ou encore “Dernier”

Auparavant, un sentiment d’attraction/répulsion me poussait à pas mal écrire sur ce pays, mais je dois reconnaître que depuis l’élection de Barack Obama, ma vision des USA a un peu changé. Et je dirai qu’à présent le sujet, dans mon objectif, est plus… hexagonal.


Finalement, comment définirais-tu ta musique ?

Au choix : Folk, rock, pop, électro ou plus simplement chanson française.


Y a-t-il des personnes avec qui tu aimerais travailler ?

Oui, c’est toujours bon de s’aérer l’esprit sur des projets moins personnels. J’ai posé une voix sur un titre d’Eazymeat, le projet cérébro-métal à géométrie variable de Stéphane Augier. Je fais quelques guitares pour mes potes de Spaghetti Overdrive, le temps qu’ils trouvent un 2ème guitariste et j’envoie du son à un rappeur toulousain du nom de Landry.


Comment trouves-tu la scène toulousaine, dix ans après ? Il y a des groupes qui t’ont accrochés les oreilles ?

Je suis particulièrement bluffé par les projets qui sont nés autour de Psykup. Simone Choule, M.O.P.A ou leur « pendant féminin » Cats On Trees. J’aime bien aussi la fraîcheur électro du Da Crew.


Et sinon, qu’écoute Yuz aujourd’hui ?

Désolé, je n’ai pas d’I-Pod. Mais dans mon chargeur de cd tu trouveras l’album de Metronomy, le dernier Raconteurs, Cocoon et une antique compilation de mento.


Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Faire de la musique pour le plaisir. Jouer tout ce tintamarre en live. Elaborer un moyen d’enregistrer un album dans de bonnes conditions. Et apprendre à jouer de la mandoline.


Plus d'infos sur: www.myspace.com/yuzspace

Photos (Cliquez dessus pour les agrandir)

Yuz - cliquez pour agrandirYuz - cliquez pour agrandir


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