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Hocus Pocus
par Djinax le 13-03-2008

Hocus Pocus s'est fait connaître du grand public grâce à "Place 54" leur 2ème album. Ils le méritent vraiment car leur mélange hip-hop soul jazz est vraiment bien fait. Rencontre détendue après un de leur concert avec 20syl et David.

Quelles sont vos influences et vos références?

20Syl : Dans Hocus Pocus, ça va chercher assez large au niveau des influences, on va partir de la base qui est quand même hip hop. On a commencé avec le rap français avec un collectif dans l’Ouest qui s’appelait Bastion qui nous a marqué. Pendant ce temps là, à Paris, c’était plus Time Bomb. Donc on avait envie de faire comme eux. On écoutait aussi pas mal de rap américain à l’époque comme le Wu Tang, Gravediggaz, Cypress Hill et puis au fur et à mesure, on a commencé à chercher des choses un peu plus jazzy comme A Trible Called Quest, De La Soul et Jungle Brothers. Il y également des producteurs qu’on a suivi comme Dj Premier, Pete Rock, Jay D, tout ces mecs qui ont vraiment une patte particulière et qui ont influencé pas mal de gens que ce soit en France ou aux Etats-Unis. Donc ça c’est pour le hip hop, puis après chaque musicien va apporter ses influences personnelles.
David (guitariste) : Moi, j’ai un répertoire blues, reggae et latino. Hocus Pocus, c’est le premier groupe de hip hop acoustique dans lequel je joue. Mais ici, j’ai vraiment l’impression de jouer de la musique car c’est un gros métissage et j’apprends pleins de choses (rires). Le pianiste vient plus du jazz, moi je n’ai aucune formation musicale, je suis un illettré musical, j’apprends avec les gens que je croise. J’aime le reggae avec des artistes comme Bob Marley et les Gladiators mais aussi, des choses plus acoustiques et blues comme Robert Johnson ou Paul Rodgers. En ce moment on parle de Rage Against The Machine pour les sons de guitare. On va dire que ce que j’aime, c’est un métissage de musiques chaudes et rock.


Tu as commencé comment dans la musique et en quelle année ? Et avec Hocus Pocus ?

J’ai commencé la musique au début des années 90 avec un pote d’enfance, je faisais de la batterie et lui de la guitare. C’était vraiment pour se défouler, dans un style garage. Puis on a assez vite découvert les ordinateurs et les machines comme les expandeurs, les synthés… ça m’intéressait vraiment d’avoir à ma disposition des échantillons super larges, et c’est vers 95 qu’on a commencé à faire du hip-hop. La formation a eu plusieurs évolutions et c’est à partir des années 2000-2001 qu’on a commencé à travailler avec des musiciens. La formation actuelle date de 2003, David avait participé avec nous à quelques scènes et aux albums, mais il fait réellement parti de la formation depuis 2005.


Un petit mot sur votre album, où l’avez-vous enregistré et en combien de temps ?

Depuis nos débuts dans la musique à aujourd'hui, on a toujours bossé à la maison en faisant quasiment de A à Z. Cet album s’est donc fait dans ces conditions même si bien sur depuis ce temps là, le matériel a évolué. Au début, on est parti d’un 4 pistes cassettes et maintenant on est en multipistes numériques avec Pro Tools. On l’a enregistré sur un Mac Digital performer avec une carte son Motu 828 MK2 pour rentre dans les détails. Ça ne s’est donc pas fait avec du gros matos, mais vu qu’on l’a depuis un bout de temps, on commence à le maîtriser. On sait exactement quel son on veut, quelle tessiture et quelle texture de son, je pense que c’est en sachant ça qu’on arrive à en tirer le meilleur. On s’est aussi servi de pas mal d’instruments comme par exemple les Thunder Rhodes et une clavinette. On essaye le moins possible d’utiliser d’expandeurs et de sons synthétiques. On a été au conservatoire de Nantes pour enregistrer le piano car on n’a pas les moyens d’enregistrer dans un studio. Au niveau des rythmiques et des bases instrumentales, j’essaye de tout programmer, de sampler dans des vinyles pour avoir un son chaleureux. Voila en gros la recette.


Et c’est donc toi le producteur ?

Oui, c’est moi qui réalise les albums et qui donne la couleur en général.


Cet album s’est fait sur combien de temps ?

Il a du se faire en gros sur un an, entre le début de l’écriture de l’album. Je commence par les textes puis il faut réunir tous les sons, choisir les instrus… Le temps de tout enregistrer avec tous les invités qu’il y a eu, ça prend du temps.


Quels sont les featurings présents sur l’album ?

A chaque fois, on essaye d’abord de faire la maquette, l’ossature de l’album nous-mêmes, sans invité. Et une fois qu’on a posé tout ce qui nous concerne, on essaye de réfléchir à ce qui pourrait emmener les morceaux au niveau au dessus. C’est là où on se pose la question, est ce qu’on ne pourrait pas inviter des gens dessus ? Que ce soit des gens de notre famille musicale nantaise comme Dajla, Tribeca ou Elodie Rama qui chante sur l’album ou alors des gens dont on est fan. Donc on a sollicité 20 personnes pour en avoir un au final. On s’est pris pas mal de portes dans la gueule mais parfois des gens sont motivés et on a eu de belles surprises comme Fred Wesley et Omar qui ont accepté par mail, d’enregistrer sur un de nos morceaux. Pour Magik Malik, on l’a un peu kidnappé après ses balances lors d’un concert à Nantes pour le faire venir au studio. On essaye d’y aller au culot car on n’a pas le budget pour passer par leur agent et faire venir l’artiste, on le fait d’une manière simple, quitte à ce que ça ne marche pas tout le temps. D’ailleurs, le plus souvent quand ça se passe de cette manière, il y a un suivi derrière. On a fait venir Omar pour Taratata et on va l’avoir avec nous sur 2 ou 3 dates pendant la tournée. Même chose pour Fred Wesley, on va essayer de le faire venir sur quelques concerts, ce serait une belle façon de boucler la boucle.


Selon vous, quelles sont les différences entre vos 2 albums ?

Je dirais qu’on a été plus loin dans le coté acoustique et « organique ». Il y a un coté plus posé dans « Place 54 », moins hip-hop. On nous le reproche souvent, bien que pour moi, sur scène il est plus énergique que « 73 touches ». On a aussi essayé de plus jouer sur la double lecture, c'est-à-dire le coté à la fois hip-hop très authentique, avec pleins de références très pointues à des producteurs. Egalement dans la manière de faire groover les batteries ou dans les sonorités utilisées. Il y a cette première lecture et la seconde est plus du domaine de la chanson française ou ça va être plus dans l’émotion, dans la chanson. Du coup, ça donne peut-être un coté plus grand public à cet album même si pour moi, il y a un coté très authentique et très « hip-hop » dans le fond.


Tes textes sont positifs dans l’ensemble tout en ayant un message derrière, on ressort heureux d’un concert d’Hocus Pocus.

Déjà en live, il arrive souvent qu’on ne joue pas les morceaux les plus graves ou les plus calmes. Par exemple, on ne joue pas « Touriste » car on n’a pas à la fois tout l’arrangement musical pour le jouer en live et que vu qu’il est calme, il risquerait de faire retomber la sauce. Même si mes textes sont joyeux, il y a toujours une lecture et un message, un coté positif dans le sens où ça fait réfléchir et avancer les choses. On essaye que même dans les morceaux plus légers, il y ait toujours un petit message en demi teinte.


Depuis quelques années, il y a une vague d’artistes rap qui comme vous, fusionnent avec le jazz comme Oxmo Puccino, Abd al Malik ou encore Rocé et vous. Comment expliques-tu cela ?

Pour moi, c’est assez simple, j’ai l’impression que les rappeurs vieillissent mais dans le bon sens du terme, c'est-à-dire qu’ils prennent de la maturité, ils ont envie de s’ouvrir à d’autres choses. Oxmo et Rocé, ce sont des mecs qui sont dans le milieu depuis 15-20 ans. Forcément à un moment donné, ils ont envie d’essayer autres choses que les sampleurs et les machines, ils ont envie de se renouveler et c’est une belle expérience de collaborer avec des musiciens. Nous on a trouvé ce créneau là, mais il n’est pas dit qu’un jour, je refasse un album entièrement sur sampleur. Quand tu crées des albums non stop, tu as toujours envie d’aller vers autre chose. Le hip-hop est parti des sampleurs donc les rappeurs s’ouvrent un peu plus aux musiciens. Et ça marche aussi dans l’autre sens, on voit des jazzmen qui dans un second temps, en viennent à bosser avec des machines.


Dans les titres d’albums d’Hocus Pocus, mais également dans 20Syl et dans C2C, il y a toujours des chiffres. Pourquoi ?

C’est assez graphique finalement je pense, c’est un peu comme dans le graffiti. Ce n’est pas calculé, ça ce fait d’instinct. Par exemple, on a appelé l’album « Place 54 » car quand ce morceau est arrivé, il a un peu donné le fil conducteur à l’album. Graphiquement, j’adore travailler avec les chiffres donc c’est lié à ça, mais il n’y a pas de message secret ou de code (rires).


Qu’aimeriez-vous que le public retienne de cet album ?

C’est une question difficile à répondre…. mais je dirais d’avoir l’impression de voyager en l’écoutant, de parcourir plusieurs paysages et qu’à la dernière chanson, ils atterrissent. Quand je crée un morceau, j’ai envie qu’on soit transporté. C’est aussi la thématique de l’album donc j’aimerais pouvoir faire passer ça.


Quels sont vos projets après la fin de la tournée ?

20Syl : On verra, il y a des projets solo qui se préparent donc ça se fera peut-être en parallèle d’Hocus. Je pense qu’un autre album sera d’actualité après la tournée, mais on ne sait pas sous quelle forme. On n’aura peut-être pas envie de se répéter donc il faudra trouver une astuce pour se renouveler et créer quelque chose de frais. Il y a C2C aussi et David prépare son album solo.
David :C’est compliqué. Déjà là, je suis bien avec Hocus, je découvre Garage Band, je m’ouvre à Internet et toutes ces conneries (rires). C’est super intéressant et je suis content de travailler avec 20Syl. J’ai bossé aussi dans Dajla dans un autre projet. En tant que musicien, j’ai toujours fait de la musique en groupe et après le disque. 20Syl pense tout à la base et pour Benji de Dajla, c’est la même chose, ils ont l’approche d’un producteur que je n’ai pas du tout. Même si j’essaye de monter un répertoire et d’avoir une trame musicale, c’est très dur de monter son projet et de le réussir. J’ai commencé par faire mes compos et j’ai pensé le live avant de penser à l’album. Donc je ne suis pas encore prêt mais j’apprends.
20Syl : Tous dans le groupe, on a envie de développer notre propre univers car chacun à ses influences. J’espère qu’on aura chacun le temps et les moyens de le développer, ce serait intéressant. On verra, il y aura peut-être un autre album d’Hocus et après on se permettra de développer nos délires.


Pendant qu’on y est, un petit mot également sur C2C dont tu fais partis avec Dj Greem. Vous êtes 4 fois champion du monde DMC en titre par équipe mais pourtant vous n’êtes par encore très connus du grand public.

On est 4 fois champions DMC, 1 fois ITF et une autre fois avec un autre championnat. On s’est fait connaître par le DMC donc le coté Battle à 4Dj pour 4 platines et en composant des morceaux comme ça. C’est vrai que pour l’instant C2C est un peu entre parenthèse car Hocus Pocus nous prend énormément de temps. Il y a Beat Torrent qui s’est formé avec les 2 autres, Dj Pfel et Dj Atom donc ils tournent beaucoup. Pfel tourne aussi avec Beat Assailant, un collectif de hip-hop acoustique donc il est pas mal pris pour l’instant. Mais C2C va revenir, nous avons envie de travailler sur un album pour conclure tous ces titres qui sont un peu éphémères pour l’instant.


D’ailleurs, tu penses quoi de Birdy Nam Nam ?

Ben, on est un peu jaloux (rires) car comme eux, on aurait aimé arriver à être les premiers à créer un live fait tout aux platines. Ils sont arrivés et ont profité du phénomène de nouveauté. Ils ont fait ça super bien, ce sont tous individuellement des supers Djs. Musicalement, ils ont un délire électro bien poussé même si ce n’est pas trop le mien. Au niveau du show et même avec les musiciens, il y a un vrai truc, on a vraiment kiffé leur live. On a vraiment envie de présenter un vrai live avec C2C. Aujourd’hui, il y a des systèmes qui te permettent de scratcher les vidéos donc on va peut-être essayer de créer quelque chose autour de ça. Mais on verra, ce n’est pas encore prêt.


Pendant qu’on y est, une petite présentation de On and On s’impose.

On and On, c’est le label qu’on a crée en 2000 pour sortir nos premiers vinyles avec C2C et Hocus Pocus. On espère que ce label pourra un jour faire des petits car pour l’instant on ne s’occupe que de nous. C’est un peu égoïste mais c’est vrai qu’on n’a pas les moyens de produire d’autres gens. On espère pouvoir embaucher quelqu’un car pour l’instant c’est une toute petite structure, on est que 2. On aimerait pouvoir investir sur des nouveaux artistes pour, à la fois les développer et faire grossir le label, mais on ne veut pas mal le faire donc on préfère attendre d’avoir les moyens pour faire ça bien. On est intéressé par pleins de choses, si David fait son album solo par exemple, c’est vrai que ce serait un plaisir de pouvoir le développer. En plus, ce serait dans la logique du label et de Hocus. Peut-être qu’il ira aussi voir ailleurs, on verra, mais dans tout les cas, on l’aidera. D’ailleurs, on n’a pas forcément envie de signer des artistes à tout prix, on peut juste s’associer avec eux, pour essayer de les pousser plus haut dans leur démarche. On sait qu’on est un label indépendant, limité et restreint en terme d’action, de communication et de promotion. Il y a des producteurs qu’on aimerait aider, il y a moi avec mes prods solos, on aimerait faire des compils, il y a des artistes américains comme Mr J des Procussions avec qui on aimerait faire des projets… il y a des choses qui se profilent. Il y quelques bons groupes qui ont fait notre première partie aussi, je pense à Dialect de Lyon, qui fait du hip hop acoustique ou à DizzeeLez d’Avignon. Ce sont des artistes qui ont leur univers personnel, je pense aussi à Elodie Rama qui à participé à « Place 54 » sur quelques morceaux avec sa belle voix jazz.


Que penses-tu du rap français, tu en écoutes ?

Oui j’en écoute, par exemple il y a Enz un rappeur de la région toulousaine, son album « Ma boutique » vient de sortir, distribué par Just like HipHop. Sur scène, il est avec des zicos, c’est vraiment bien ce qu’il fait et en plus c’est un super gars. Sinon j’écoute Kondho, Puzzle, Dialect, les Weed Brothers de Bordeaux. J’écoute aussi des producteurs français comme Onra qui a fait un album, Dajla et Tribeca dont je parlais tout à l’heure, ils ne sont pas forcément dans le créneau hip-hop mais ils font du son dans cet esprit là. Dans le rap français, il y autant de groupes qui enfoncent des portes ouvertes en ressassant sans cesse les mêmes choses et en s’enfermant dans les clichés que de groupes qui développent un coté alternatif aussi bien du coté electro que jazz. Aujourd’hui le rap a mûri, c’est devenu un vrai style musical avec un passé et un futur. C’est quelque chose de très conscient, ça devient intéressant. Il faut se renseigner et fouiner car c’est souvent le « brillant » qui est médiatisé. Comme dans le rock d’ailleurs, on retient les groupes sulfureux qui font parler parce qu’ils s’en mettent pleins la tête ou autres alors que musicalement, ce ne sont pas les groupes les plus intéressants. C’est ce qui se passe aussi dans le rap, on retient ceux qui mettent des chaînes en or, qui sont vulgaires et font dans la provoc. Il y a un coté sensationnel là dedans, c’est un peu l’effet TF1. Il y a beaucoup de rappeurs qui s’engouffrent dans cette brèche, dans le sens où plus je vais avoir l’air méchant et raconter des trucs durs, plus ça va attirer l’attention. Moi, ce n’est pas le truc qui me fait kiffer, mais y’en a qui le font pas mal. En plus, je pense qu’il y a un vrai décalage entre les mecs qui le font et ceux qui écoutent ça.


Que penses tu des gens plus engagés comme Keny Arkana par exemple ?

Je trouve ça intéressant même si je n’ai pas écouté Keny Arkana dans la longueur, je ne connais que les singles et quelques chansons en plus. Il y a des choses que j’aime et d’autres moins. A une période, j’ai écouté des gens comme la Rumeur mais maintenant j’ai un peu plus décroché car au niveau des prods c’est moins mon truc. Mais à un moment, ils avaient vraiment des bons sons. J’aimais leur discours, mais c’est vrai que j’apprécie les gens qui savent un peu varier leur propos. Si j’avais un reproche à leur faire ce serait celui là, ils ont toujours le même ton et le même type de langage, bien que leur propos sont utiles. Ils sont intègres, très engagés et savent de quoi ils parlent. Moi je ne serais pas capable de faire ça. Je pense qu’un peu de légèreté ne fait pas de mal. Nous par exemple, on aime jouer sur les contrastes, mettre un morceau à message à coté de morceaux légers, c’est ça qui va le rendre le morceau conscient très efficace. Les morceaux ou les artistes que je retiens, qui m’ont fait réfléchir et qui m’ont finalement fait changé de mentalité, ce sont ceux qui m’ont fait rire sur les sujets graves. Je pense notamment à Coluche qui était très fort pour ça.


Vous écoutez quoi en ce moment ?

Hervé (bassiste) : Electro Deluxe et Amy Winehouse.
20Syl : Le remix de Sharon Jones and the Dap kings. Il y aussi « Soulab »une compilation funk faite par Soul’s Back, un producteur où il y a notamment Juan Rozoff apparaît sur le morceau « Now »
David : En ce moment, Busta Rhymes, Nicole Willis et Cool Calm Pete qui est signé chez Definitve Jux, c’est du hip-hop de New York et c’est mortel.


Quelles sont les dernières claques que vous avez prises en live ?

20Syl : Electro Deluxe, ils jouaient juste avant nous à St Nazaire, l’équipe a aussi participé à l’album « Place 54 » et se sont de purs musiciens dans l’esprit de Roy Hargrove et de RH Factor
David : Pareil (rires). Ce sont des pros, des fois on passe du temps sur des choses qu’eux font naturellement, ce qui est un peu rageant (rires). On a fait Taratata avec eux et ils ont une approche musicale que j’admire.
Hervé : Roy Hargrove et RH Factor entre autres.
20Syl : On s’est tous pris les mêmes (rires)

Plus d'infos sur: www.hocuspocus.fr

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